Les Chevaliers d'Émeraude

Les Chevaliers d'Émeraude, troisième génération
 
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 Don de soi (Libre)

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Nella

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Date d'inscription : 15/02/2017

MessageSujet: Don de soi (Libre)   Ven 9 Juin - 23:06

Les yeux grand ouverts. Dans mon lit. Dans ma propre chambre. Je n'avais pas dormi avec mon nouveau partenaire, de peur de déplaire aux autres autour de nous. Après tout, notre union n'était pas encore officialisée. Théoriquement, nous étions fiancés, le roi avait approuvé notre union, mais rien n'avait été organisé. En fait, je trouvais même Alaric distant depuis quelques moments. D'ailleurs, il me fermait sans cesse son esprit. J'avais bien l'impression qu'il se tramait quelque chose dans mon dos, mais j'agissais comme si je n'étais pas vraiment au courant. Ou plutôt, comme si je me doutais de rien. Lentement, je me relevai, afin d'enfiler ma tunique verte et mes pantalons bruns. Je mis mes bottes de cuir les plus souples, mais ne pris aucune arme. Aujourd'hui, j'allais aller faire ma petite tournée dans les villages émériens afin d'offrir mes soins aux malades et aux blessés. Parfois même, je donnais un coup de main magique aux champs, afin que les récoltes soient plus productives. 


Soudainement, je fus prise d'un terrible vertige. Je courus jusqu'à la fenêtre afin de me vider de ma bile. Heureusement, sous ma fenêtre se trouvait l'évacuation des eaux. Je me laissai tomber contre le mur de pierres de ma chambre, glissant mes mains contre mon front, et ensuite dans ma longue chevelure. J'avais quelques difficultés depuis plusieurs jours. J'étais toujours malade. Et ma propre magie ne suffisait en rien à me guérir. Et comme je me plaignais que très rarement, je ne l'avais dit à personne. Et je me faisais si discrète, que personne ne ressentait mes malaises. Je me relevai difficilement, lorsque j'entendis trois petits coups à ma porte. Sentant la présence de Viorica, je lui dis télépathiquement d'entrer, ce qu'elle fit. Je sentais qu'elle était inquiète. Comme si c'était naturel, elle marcha vers moi et se saisit de mon sein. Elle posa ensuite sa main contre mon petit ventre, et releva son regard pers sur le mien avec un petit sourire en coin.


- Je le sais, soufflais-je. Mais je ne veux pas qu'on m'empêche de combattre pour ça. Tu veux venir dans les villages avec moi? demandais-je afin de changer de sujet.


Oui. J'étais malade. Et oui, c'était parce que j'étais enceinte. Petit détail que j'avais oublié d'omettre. Et la raison pourquoi personne ne le savait, était que je camouflais ma propre énergie. Et Viorica étant ma voisine de chambre et beaucoup plus sensible à ces énergies. Ou alors, elle l'avait vu dans l'une de ses projections. Et j'avais changé de sujet, car je savais que ses pouvoirs de guérison étaient très puissants et qu'elle aimait bien venir en aide aux villageois comme moi. Elle hocha positivement la tête, et je lui tendis la main.
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Viorica

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Sam 10 Juin - 22:26

Les nuits était de plus en plus longue et froide. Mon écuyère s'était rapidement endormie après une longue journée d'entrainement. J'étais réputé pour ma grande force de combat et j'en exigeais autant de mes écuyers, quant à moi, j'avais bien trop d'énergie pour dormir. 


J'avais passer une bonne partie de la nuit à observé les étoiles adosser au mur de la fenêtre. Ma voisine de chambre, Nella tentait tant bien que mal de nous cacher ses pensée, mais la nuit, ces barrières mentales faiblissaient. J'en savais un peu trop et je savais bien que sa lui déplairais un peu lorsque ceci serais plus... décisif. 


Je m'endormie finalement aux petites heures de la nuit avant de me relever aux aurores. Je sortie en douceur de ma chambre afin d'aller me chercher quelques croissants aux cuisines. À mon retour, j'entendis des régurgitent de la part de ma voisine. Je m'avançai instinctivement à sa porte cognant trois petit coup rapide sur cette dernière. Bella me dis alors dans mon esprit d'entrer, ce que je fis avec grand palis je m'avançai vers elle, le regard inquiet. 


Rapidement, j'empoignai un de ses seins, il semblait, changer, comme je le craignais, ma main quitta sa poitrine pour se poser sur son ventres. Une vague d'énergie circula alors dans toute ma main. Je posai mon regard dans le sien, souriant doucement.


— Je le sais, souffla-t-elle tristement. Mais je ne veux pas qu'on m'empêche de combattre pour ça. 


Je savais bien que Nella voudrais combattre peut importe la situation, après tout, nous avions tous vus la force de caractère qu'elle avait lorsque Annabelle avait disparue. 


— Tu veux venir dans les villages avec moi ?


J'hochai de la tête alors que Nella me tendait sa main dans laquelle je posai un croissant. Nous nous dirrigeâmes ensuite vers les écuries afin de sceller nos chevaux. 


— Mange, lui ordonnais-je. Je vais sceller les chevaux, lui dis-je d'un sourire rassurant. 


Je ne savais pas trop comment aborder la question de si son homme était au courant pour sa progéniture, ni même ma proposition...


J'aidai Nella à monter sur son cheval avant de monter sur le mien. 

— Tu en as parler à Alaric, me risquais-je alors que les cheveux quittait la petite bâtisse. Si tu n'es pas prête, je vais prendre la responsabilité de vous protégé vous deux dans d'éventuelle combat si quelques choses arrivait, lui offrais-je. 

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Jessamine

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Ven 23 Juin - 19:44

La matinée avait été complétement ennuyeuse, je l'avais passé dans les serres à attaquer le nouveau mannequin de bois, puisqu'Arya avait volé l'ancien. Épuisée, je m'étais ensuite rendue aux bains, sachant qu'à cette heure avancée de la journée, ils seraient déserts. Personne ne traînait avec moi et je ne voulais pas que ça change.


Je finis par sortir des bains, un peu engourdie, parce que j'y étais resté trop longtemps. L'eau chaude avait rendu tous mes muscles mou. Simplement vêtue d'une tunique verte, je me dirigeai vers l'aile des Chevaliers, espérant ne croiser personne, puisque je n'avais pas le moral pour parler. L'homme que j'aimais était marié à une femme mille fois plus belle que moi et lui avait fait un enfant. Je finis par arriver à ma chambre et m'effondrai dans mon lit.


Au beau milieu de la nuit, je fus réveillée par des bruits venant de la chambre voisine. Nella. Je poussai un soupir, puisque depuis quelques jours, la jeune chevalière se levait pendant la nuit et tentait de cacher ses pensées à toute l'armée. Je pouvais l'entendre rendre son souper et pleurnicher silencieusement, mais jamais je me levais pour aller la voir, puisque je ne saurais jamais quoi lui dire.


Puis l'aube arriva, plus qu'énervée, je posai mon oreiller contre ma tête, afin d'étouffer le bruit. Je pouvais ressentir l'urgence de Nella et la présence appaisante de Viorica dans la chambre de la première. Je fermai les yeux et bloquai mon esprit, je n'aimais sentir deux femmes ensembles, puisqu'une semblait toujours rassurer l'autre. Et personne n'était venue me voir après l'arrivée de la femme de Nathan à Émeraude. Et pourtant, j'avais pleuré pendant des jours entiers. Je finis par laisser, de nouveau le sommeil me gagner, mais pas avant d'avoir versé quelques larmes de jalousie.


Je finis par me réveiller quelques minutes plus tard, un court sommeil, j'étendis mes sens magique ne sentant plus la présence de mes deux soeurs d'armes. Je finis par les trouver à l'écurie. Elles allaient dans les villages. Je m'habillai en vitesse et descendis vers l'écurie, autant que je pouvais me foutre de Nella que je voulais savoir ce qui se tramait. Comme j'arrivais dans l'entrée de l'écurie, je vis Nella sur sa jument et Viorica sur sa monture. Cette dernière lui disait qu'elle était prête à protéger ma consoeur sur le champ de bataille, si elle n'avait pas parlé à Alaric. Je fis un examen sur corps de la jeune femme et compris immédiatement de ce que Vio parlait.


- T'es enceinte, lâchai-je en pointant le petit ventre de Nella.


Un jeune palefrenier m'ayant vue arrivé avait sceller mon cheval gris et je grimpai en scelle près de mes soeurs. Je m'approchai lentement de ma jeune soeur d'arme et posai un main douce sur son ventre. Je poussai mon examen sur le petit foetus, je levai un regard rassurant, enfin que je voulais rassurant... Et tentai un petit sourire gêné.


- Ton enfant resplendit déjà de santé, dis-je, tout bas. Mais toi, tu ne vas pas bien. Fais ce que Viorica te dit, mange.


Je lui insufflai une bonne dose de mon énergie, avant de lui donner une petite vague d'apaisement. Je me retournai, un moment le regard triste. Je retombai dans mes souvenirs, à l'aube de mes dix-huit ans, lorsque lors d'une soirée de beuverie, Nathan et moi avions couchés ensemble. Et quelques mois après, je tombai enceinte et finis par perdre mon enfant. Je secouai la tête et mis ma monture en marche, je me retournai vers elles et leur fis signe de me suivre.


- Ton amant le sait, Nella et c'est pour ça qu'il planifie de t'épouser.



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Nella

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Sam 24 Juin - 13:44

J'avais totalement échoué dans ma mission. Je n'avais pas pu cacher l'énergie du petit être qui grandissait en moi à mes frères et soeurs d'armes. Viorica s'en était rendue compte. Et qui d'autre? Je poussai un soupir. J'avais tellement peur... Alaric n'avait jamais eu d'enfant avec Annabelle, et je me disais qu'il devait y avoir une raison. Il n'en voulait sans doute pas. Et puis... Il était tellement différent depuis cette guerre. Oui, nous avions fait l'amour et avions eu nos moments d'intimité, mais je sentais que sa tête se tournait vers son ex-femme. Même si mon maître était rendue du côté ennemi, je savais que mon amant pensait à elle. Évidemment, elle n'était pas morte. Je savais qu'il était pris de nostalgie et qu'il s'ennuyait d'elle. J'avais peur d'être maintenant devenue celle qu'il prenait par dépit. 



Ma soeur d'armes hocha positivement la tête, avant de déposer un croissant au creux de ma main. La simple vue de cette nourriture me donnait envie de vomir, mais je voulais tout de même tenter un effort. 


- Mange, me souffla-t-elle d'un ton autoritaire. Je vais sceller les chevaux. 


Je me mordis la lèvre inférieure, avant de suivre mon amie jusqu'aux écuries. Je pris une petite bouchée de la viennoiserie, regardant Vi sceller Oïka, ma jument. Elle m'aida alors à grimper en scelle. J'en étais capable seule, même si je n'en avais pas véritablement la force. Ça faisait un moment que je n'avais pas dormi. Mon énergie commençait à défaillir, bien malgré moi. 


- Tu en as parlé à Alaric? me demanda mon aînée d'une voix hésitante. Si tu n'es pas prête, je vais prendre la responsabilité de vous protéger vous deux dans d'éventuels combats, si quelque chose arrivait. 


Je poussai un soupir, mais je hochai tout de même la tête. Je n'étais pas du tout prête à en parler à Alaric, car j'avais terriblement peur qu'il ne veule pas de cet enfant. Et moi, sans savoir pourquoi, je tenais à tout prix à le garder. Je savais bien que je n'étais pas du tout prête à être mère. Mais je savais également que mes frères et soeurs d'armes m'aideraient et me soutiendraient. 


- T'es enceinte, laissa tomber Jessamine alors qu'elle arrivait sur place.


Je vis qu'elle pointait mon petit ventre. Étant mon autre voisine de chambre, elle m'avait probablement elle aussi entendu vomir. Je lui fis un petit sourire d'excuses, alors qu'elle grimpait à son tour en scelle. Avais-je invité tout le monde à venir dans les villages avec nous sans m'en rendre compte? Mais bon, je ne dis rien, pour une fois qu'elle semblait d'humeur à parler et à être gentille. Habituellement, elle se dressait contre moi en permanence. Je la soupçonnais d'être quelque peu jalouse de moi, mais je ne voulais pas lui en parler. Après tout, c'était à elle à gérer ses émotions et à comprendre que la jalousie n'avait pas de place dans le coeur d'un chevalier. 


Jessa s'approcha de moi en mettant son cheval au pas, et posa une main étonnamment douce contre mon ventre. Je voyais une toute autre facette de sa personnalité... 


- Ton enfant resplendit déjà de santé, m'annonça-t-elle. Mais toi, tu ne vas pas bien. Fais ce que Viorica te dit, mange. 


Manger manger ! J'aimerais bien manger ! Mais je rends immédiatement tout ce que j'ingère. Comme si mon corps n'acceptait plus la nourriture qui nous était servie. Je devais trouver autre chose à manger. D'ailleurs, c'était une des raisons pourquoi je me rendais dans les villages aujourd'hui. Oui, j'allais offrir mon aide aux villageois, mais je souhaitais également trouver les vieilles femmes afin qu'elles m'aident. Bien souvent, elles avaient leurs propres remèdes qui aidaient grandement les femmes enceintes. D'ailleurs, elles mettaient très souvent les enfants au monde. Les sages femmes... 


- Ton amant le sait, Nella et c'est pour ça qu'il planifie de t'épouser, ajouta alors Jessamine en traversant le pont-levis. 


Je haussai un sourcil, avant de mettre mon cheval au trot et la suivre. Viorica fit de même. Alaric planifiait bien des choses, mais me marier n'en faisait pas partie. Il était trop distant avec moi ces derniers temps, et d'ailleurs, sa rencontre avec Annabelle prouvait qu'il était toujours un homme marié. Même si elle ne se battait pas du bon côté, leurs voeux avaient été prononcés. Pour l'instant, je n'espérais rien de mon amant, même si je l'aimais de tout mon coeur et que je souhaitais que ce soit réciproque. Jessa ne faisait que répandre de fausses rumeurs. 


Après quelques minutes de route, je terminai mon croissant. Déjà, j'avais des hauts-le-coeur, mais je tentais de ne pas le montrer à mes soeurs. 


- On arrête au premier village, ou alors on va plus loin ? demandais-je afin d'éloigner le sujet central de moi.

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Viorica

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Dim 9 Juil - 13:15

— T'es enceinte, hurla alors cette peste de Jessamine qui venait de s'introduire d'ans l'écurie. 


Ce que je détestais cette fille, tout chez elle était désagréable. Tout le manque de respect dont elle faisait preuve envers ses frères et soeurs d'armes me dédaignait. J'avais d'ailleurs répété mainte et mainte fois à Nathan qu'elle n'avais rien d'une chevalière, mais comme la seule envie qu'elle avait en tête à l'époque était de passer une nuit dans les bras de notre chef, disons qu'elle l'avait flatté dans le sens du poils. 


Elle se dépêcha de s'installer sur sa monture, afin de s'imposer... comme elle adorait le faire pour nous dénigrer et nous jouer dans le dos dès qu'on avais le dos tourner. 


Elle s'approcha de Nella, posant sa main sur le ventre. Je posai ma main sur le manche de mon épée, prête à trancher la main de cette vipère si elle tentais quoique ce soit ou avait des propos déplacer à l'égard de la jeune chevalière. 


— Ton enfant resplendit déjà de santé, dit-elle tentant d'être gentille. Mais toi, tu ne vas pas bien. Fais ce que Viorica te dis, mange. 


Je regardais l'ex écuyère d'Alaric d'un oeil mauvais, j'étais méfiante envers cette fille et ne croyais pas qu'elle pouvait être doter d'un quelconque bon fond. 


Je la détestais du plus haut point, elle et son visage à deux faces, elle ne m'inspirait rien de bon. 


— Ton amant le sait, Nella, dit-elle alors. Et c'est pour ça qu'il planifie de t'épouser, ajouta-t-elle alors que nous passions le pont levis toujours avec cette peste. 


Bon et puis quoi encore, après Nathan cette garce voulait une nuit avec Alaric. Alaric n'était pas l'amant de Nella, mais bien son fiancé et le fait que cette peste n'emploie pas le bon terme me titillait. 


Nous avançâmes silencieusement quelques minutes, ou le feu bouillonnant de haine en moi ne faisait qu'augmenter. 


— On arrête au premier village, ou alors on va plus loin, demanda Nella. 


Jessamine fit mine de vouloir répondre mais je la coupait avant qu'elle ne puisse le faire. 


— Toi personne ne t'as invité, lui dis-je bêtement d'un regard mauvais. 


Je m'éloignai alors de Jessamine, la laissant à l'arrière.


— Nella, je crois qu'il est mieux de se rendre le plus près de la frontière en premier, lui dis-je paisiblement. Comme ça, en revenant on peu en visiter d'autre, finis-je accompagnée d'un sourire à son égard.

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Mar 11 Juil - 13:21

Personne ne m'aimait, ça ce n'était pas un secret, la plupart des femmes Chevalières me détestaient parce que j'avais couché avec Nathan. Ce qu'elles ne savaient pas, c'était que j'étais tombé enceinte et avais fini par perdre Zakaël, eh oui, j'avais nommé mon enfant, qui était un garçon. Pendant toute ma grossesse et ma fausse couche, j'avais réussi à tout cacher à mes frères et soeurs.


Nella ne répondit rien, elle haussa un sourcil et mis sa monture au trot. Viorica la suivit, je les suivis. Elle ne me croyait pas, mais Alaric avait été mon maître et je le connaissais mieux que quinconce. Il était le seul à me confier ce genre de chose. Alaric était comme un grand frère pour moi, c'était ce que la plupart des gens ne comprenaient pas.


- On arrête au premier village, ou alors on va plus loin, demanda Nella, tentant de changer de sujet.


- Toi, personne ne t'a invité, cracha cette nouille de Viorica.


Elle lança sa monture devant la mienne et se colla à Nella. Je levai un sourcil, alors qu'elle proposait à Nella de se rendre près de la frontière, pour revenir vers le château. Je fus emplie d'un sentiment d'abandon, je lançai donc ma monture au galop, les dépassant et en tentant de cacher mes larmes. Elles ne me connaissaient pas, elles ne savaient rien. J'arrivai, quelques minutes avant elles, sur la route du premier village et dû arrête mon cheval rapidement. Une femme enceinte s'étaient lancée sur la route devant moi. Je vis que ses jupons étaient tachés de sang.


- Aidez-moi, pleura-t-elle. Je vais le perdre.


Je sautai à terre et aidai la jeune femme à s'asseoir sur le sol, dos à un arbre. « Ne viens pas ici, lançais-je par la pensée à Nella. Pour ton bien. » Je me mis à inspecter la jeune femme, en illuminant mes paumes. Elle souffrait de mal nutrition et était à terme dans sa grossesse. Quelque chose n'allait pas avec l'enfant et je devais le sortir de là. Je sortis une dague de ma ceinture et coupai les jupons de la jeune demoiselle.


- Votre enfant manque d'air, je dois le sortir immédiatement.


Elle hocha la tête, en pleurant, elle avait comprit mon plan. J'allais devoir lui ouvrir le ventre, sortir l'enfant et la guérir par la suite. J'entamai la procédure, alors que j'entendis le galop de deux chevaux au loin. Je sortis le bébé, qui ne respirait pas, mon coeur se mit à paniquer. J'illuminai une paume sur la mère et l'autre sur l'enfant, tentant de les aider tous les deux. Le petit finit par pousser un cri, je le déposai dans les jupons au sol et tentai de me concentrer sur la mère, mes forces me quittaient trop rapidement, je n'aurais pas le temps de finir. « À l'aide, lançais-je faiblement».
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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Ven 14 Juil - 22:14

Je détestais cette tension. Je savais bien que Jessamine n'était pas appréciée de beaucoup de gens, mais je ne croyais pas qu'elle méritait toute cette méfiance à son égard. Évidemment, j'avais entendu les rumeurs comme de quoi elle aurait déjà couché avec Nathan, et que ça avait fait toute une histoire. Mais à ce moment, j'étais encore très jeune. Mais c'était la seule chevalière qui avait réussi à l'approcher, et il fallait dire que ça n'avait pas plus aux autres. Selon plusieurs, comme Alix, un Chef se devait d'être un Chef. Il ne se devait pas de forniquer avec ses chevaliers. On disait que c'était exactement ce qui avait mené à la perte du chevalier Wellan il y avait maintenant cinq cent ans. Cependant, les histoires étaient vieilles, et je savais pertinemment que les conteurs les modifiaient à leur façon afin de les rendre plus intéressantes. Pour ma part, je ne jugeais pas Jessa parce qu'elle avait couché avec Nathan. Je n'avais tout simplement aucune opinion sur elle, puisqu'elle ne m'adressait que très rarement la parole. Elle avait tellement été rejetée par tous qu'elle n'approchait plus les gens. 


- Toi, personne ne t'as invitée, pesta alors Viorica, s'adressant à Jessamine. 


Je poussai un petit soupir, tandis que mon aînée rapprochait son cheval du mien. Je détestais me retrouver au milieu d'un conflit. En ce moment, j'étais de loin la plus jeune, et j'avais l'impression que j'étais la plus mature. Je n'allais tout de même pas dire cela à mes soeurs. 


- Nella, je crois qu'il est mieux de se rendre près de la frontière en premier, entama doucement Viorica. Comme ça, en revenant on peut en visiter d'autres. 


Je hochai doucement la tête de haut en bas, acceptant son offre, puisqu'elle pouvait nous faire voyager facilement avec ses bracelets. C'est alors que des sanglots et des cris attirèrent mon attention. Je tournai ma tête vers la droite, et posai mon regard sur une femme en panique. Ses jupons étaient tâchés de sang, et Jessa n'avait même pas réfléchi qu'elle était déjà au sol, prête à aider la dame. Je descendis de ma monture, afin de la seconder. « Ne viens pas ici, m'avertis alors Jessamine par la pensée. Pour ton bien. » Je haussai un sourcil. J'avais déjà vu du sang. Ça ne m'avait jamais fait peur. Je fis un pas vers elle, mais la main de Vivi contre mon épaule m'en empêcha. Elle semblait du même avis que notre soeur... « À l'aide... me parvint finalement la voix de Jessa dans mon esprit. » Il ne m'en fallut pas plus pour me lancer à ses côtés. Rapidement, je vis un bébé naissant qui respirait à peine, ainsi qu'une femme qui saignait abondamment. Elle avait réussi à sauver l'enfant, mais pas la mère. 


- Viorica, lui dis-je sérieusement. Donne de l'énergie au bébé. 


Je m'affairai alors à refermer la plaie de la jeune femme, qui me regardait. Je sentais son énergie me quitter. Je commençai alors à paniquer, puis je sentis une puissante vague d'énergie m'envahir. J'y reconnus mon amant. Il avait ressenti ma détresse, et tentait de m'aider... La femme reprit soudainement vie, tandis que je me laissait tomber au sol. Viorica emmena le nouveau-né à la mère, tandis que je tentais de reprendre mon souffle. Jessa semblait vidée de son énergie, mais elle allait s'en remettre. Je lui fis un bref sourire.


- Je vous remercie, murmura la femme. 


- Retournez chez vous, lui souris-je. 


Elle hocha doucement la tête de haut en bas, avant de prendre la route. Je me laissai alors tomber contre le dos, laissant les rayons du soleil chauffer mon visage. 


- Une heure de repos les filles, puis on va au village à la frontière ? Vi peut nous y emmener. 


« Tu as bien réagi, dis-je en pensées à Jessamine, pour que seulement elle puisse entendre. »

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