Les Chevaliers d'Émeraude

Les Chevaliers d'Émeraude, troisième génération
 
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 Exécution bien royale

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Nathan
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MessageSujet: Exécution bien royale   Mar 21 Fév - 17:08

Je savais qu'Ellana ne parlait pas beaucoup. Du moins, pas de ses émotions. C'était ainsi qu'elle avait été élevée. Sans doute serais-je comme elle si j'avais vécu parmi les Elfes aussi longtemps. Mais ce n'était pas le cas. J'avais donc toujours été plus humain qu'un être des forêts dans mes manières et mes façons d'agir. Ce qui me rapprochait beaucoup plus de mes hommes, en fin de compte. Et ce qui me permettait également de comprendre mes soldats sylvestres. Mêmes les Fées ! Même si elles ressemblaient beaucoup plus aux humains une fois sans leurs ailes. Ma femme était très discrète donc. Elle répondit à ma question par un simple baiser, mais qui pour moi voulait tout dire. Elle me débarrassa bien rapidement de ma tunique, et je ne pus m'empêcher de l'admirer. En elle grandissait ma fille. Je ne pouvais pas être plus heureux. Je fermai les yeux de bonheur tandis que son petit nez alla se frotter contre mon oreille pointue. 


Tu sais, murmura-t-elle alors. On a jamais profité de notre nuit de noces. 


Elle avait raison. Je lui lançai un regard surpris, mais je voyais bien qu'elle me voulait de la même façon que moi en ce moment. Je délaçai suffisamment sa robe pour avoir une vue sur sa poitrine, qui était si magnifique. Sa main à elle alla se poser sur mon membre douloureux, ce qui me fit gémir. Elle était vraiment la femme de ma vie.


Je t'aime, Nathan d'Émeraude.


Je hochai doucement la tête de haut en bas, avant de m'emparer de ses lèvres avec passion. Ma main se glissa sous ses jupons, afin de commencer à s'attaquer à son petit bouton de chair, mais une vague de peur m'envahit subitement. L'un de mes hommes était en danger. Je me redressai, ayant perdu toute envie envers ma femme. J'enfilai rapidement mon pantalon et ma tunique, les laçant sur le vif. Ma femme s'était redressée, lisant probablement dans mon esprit. Elle aussi, se rhabillait. 


« Nathan, j'vais tuer la Reine, résonna la voix d'Aden dans mon esprit. Prends soin de ma fille. »


Pardon? J'écarquillai les yeux, enfilant alors mes bottes. Je me saisis de la main de ma femme, avant de créer un vortex et de réapparaître selon l'énergie de mon soldat. Sa fille était entre lui et la reine, et derrière lui je pouvais voir une femme qui m'était totalement inconnue. Que se passait-il ici? Une chose était sûre, c'était que j'étais la seule personne à pouvoir régler le tout. Je jetai un regard à l'assemblée. C'était le jour des exécutions. Je fus surpris de voir certains soldats paumes levées en direction de la reine, et d'autres en direction de leur frère d'armes. Je haussai un sourcil. 


Le Code dit clairement qu'un Chevalier ne doit pas s'attaquer à un membre royal, dis-je d'une voix sèche, mais forte. 


Les mains levées en direction de la reine se baissèrent aussitôt, et je reçus les excuses de plusieurs chevaliers dans mon esprit. Mais je ne leur en voulais pas. Ils semblaient plutôt avoir tenté de défendre leur frère, ce que je trouvais honorable. Mais je n'étais pas là pour prendre un parti. Je voulais désamorcer le conflit. 


Le Code dit également qu'il faut soutenir nos frères d'armes, à la vie à la mort.


Je notai tout de suite les mains qui se baissèrent. Ils allaient m'entendre parler. Peu importe ce qu'Aden avait fait, s'ils ne voulaient pas le soutenir, ils n'avaient pas le droit de l'attaquer. Le rire de la reine résonna alors dans mon esprit. Je me tournai vers elle, prêt à l'affronter.


Sire Nathan, sauf votre respect, mais vous ne pouvez interférer dans l'exécution d'un prisonnier, dit-elle d'un ton supérieur.


À la surprise de tous, j'armai mes mains à mon tour. Cette fois, mes hommes n'avaient pas le choix de me seconder. J'étais leur chef. Bien plus que l'était cette reine. Les soldats les plus vieux grimpèrent sur l'estrade, se déployant en éventail entre Mylena et Aden. 


Vous perdrez votre poste, pesta-t-elle alors.


- Pour mon frère, je m'en fiche, répondis-je sur le même ton.


Je m'insérai alors dans son esprit. Elle voulait tuer la femme que cachait Aden pour meurtre. Elle voulait la faire démembrer. Cette simple pensée me donna envie d'être malade. En tant qu'Elfe, je détestais ce genre de violence. Je ne respectais pas cette femme, puisqu'elle avait réinstauré la peine de mort, détruite depuis longtemps par de grands rois. Elle avait brisé cette paix que nous connaissions entre les royaumes. 


« Elle est enceinte, Nathan, parvint la voix de ma femme dans mon esprit. »


Et la loi stipule clairement que vous ne pouvez exécuter une femme portant la vie en elle, ajoutais-je alors d'un ton solennel. Vous devez reporter la sentence. 


Ça me donnait neuf mois. Neuf mois pour ne pas que la femme qu'aimait Aden ne meurt. J'étais certain de pouvoir trouver une solution. Il me fallait simplement un peu d'aide. 


Nathan a raison, Mylena, se prononça enfin le roi. 


Et comme stipule la nouvelle loi, Nathan sera exécuté pour avoir remis en doute la parole de la reine, et de l'avoir humiliée devant tous. La peine qui devait s'appliquer à Noëlle s'appliquera donc à Sire Nathan d'Émeraude.


NON! hurla ma femme.


Je fronçai les sourcils, mais je laissai les soldats m'empoigner solidement. Mon regard croisa un instant celui d'Aden. Il ne savait pas quoi faire. Mes chevaliers non plus, d'ailleurs, puisque personne ne réagissait. Heureusement, mon petit frère n'était pas là. Il était dans sa chambre, endormi. Il n'aurait pas à assister à ce spectacle atroce. Bien rapidement, je fus attaché par les poignets et les jambes, au milieu de la cours d'Émeraude. La foule huait la reine. Il fallait dire que j'étais très apprécié par les habitants d'Émeraude, puisque j'allais toujours donner un coup de mains aux champs. 


« Ne faites rien, commandais-je à mes chevaliers. C'est un ordre. »


Je sentis la rage de plusieurs, alors que les chevaliers absents commençaient à faire leur apparition sur place. Je sentis la fougue d'Arya. Je savais qu'elle avait envie de tuer les soldats en ce moment, mais je savais qu'elle ne désobéirait jamais à l'un de mes ordres. Aucun de mes hommes ne le ferait. Ellana était retenue par deux hommes, et c'était la même chose pour Aden et la jeune femme rousse qui l'accompagnait. Elle me disait quelque chose... La reine leva la main. Lorsqu'elle l'abaisserait, ce serait la fin de ma vie. Mais je n'avais pas peur. 


ASSEZ! tonna le roi, ce qui stoppa le geste de Mylena. 


Il se leva subitement, afin d'aller donner une bonne claque à sa femme. J'écarquillai les yeux devant la scène. Même elle était abasourdie. Elle disparut en une pluie d'étoiles, alors que le roi se raclait la gorge.


LIBÉREZ-LES ! hurla-t-il alors.


Les soldats semblaient incertains. 


« Maintenant, dis-je à mes soldats, sachant que nous étions en supériorité. »
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Aden

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MessageSujet: Re: Exécution bien royale   Dim 16 Avr - 10:16

J'ai toujours été celui qui suivait le Code au pied de la lettre, celui qui suivait les ordres. J'étais aussi celui qui prenait soins de ses frères et soeurs d'armes. Je suivais toute les convenances et ne me serais jamais opposé à un ordre venant de ma Reine, même si je n'aimais pas la façon de régner de cette dernière. En fin de compte, j'étais le parfait petit soldat, le pion parfait. Et ça s'arrêtait aujourd'hui. 



- Le Code dit clairement qu'un Chevalier ne doit pas s'attaquer à un membre royal, fit Nathan, le ton sévère. 



Il avait raison, mais au diable le code, s'il fallait que par ce dernier, mon âme soeur doive mourir. Autour de nous, les mains dirigées vers la Reine se baissèrent, alors qu'un tas de plates excuses résonnaient dans mon esprit. Cela me fit bouillir de rage. 



- Le Code dit également qu'il faut soutenir nos frère d'armes, à la vie à la mort



Le reste des mains se baissèrent. Bien sûr, sa Majestée s'interposa, le visage moqueur. Hors de question de perdre la face devant l'armée personnelle de son cher mari. À ma grande surprise, Nathan arma ses paumes vers Mylena. Toute l'armée le suivit et les Chevaliers de ma génération grimpèrent sur l'estrade à nos côtés. Je me sentis d'un coup plus fort et beaucoup moins seul. 



- Vous perdrez votre poste, cracha-t-elle. 



- Pour mon frère, je m'en fiche, répondit, du même ton, mon chef. 



Mon coeur se gonfla d'un amour fraternel plus fort pour Nathan, mais le temps n'était pas aux accolades... Je gardai donc mon sang-froid.



- Et la loi stipule également que vous ne pouvez exécuter une femme portant la vie, vous devez repoter la sentence.



C'est à ce moment que le Roi se décida d'intervenir. Humiliée, la Reine se servit d'une nouvelle loi, pour transférer la sentence de ma femme à mon frère. Un cri de mort résonna dans la cour, tous pouvait sentir la détresse et le désespoir de la nouvelle épouse de mon frère devant cette nouvelle. 



Devant mes yeux, les gardes de la reine agrippèrent Nathan, alors que la foule exprimait son mécontentement en huant. J'étais figé, je ne savais plus quoi faire, tout était de ma faute. Mes frères gardaient les mains levées vers notre souveraine. 



«Ne faites rien, fit la voix de mon frère. C'est un ordre» 



Il était tombé sur la tête, ou quoi?! Une vague de rage déferla dans nos rangs. Arya trépignait à l'idée de pouvoir se battre. D'autres soldats s'emparèrent de moi et nos épouses, alors que ceux qui tenaient Nathan par les membres. Mylena leva la main et lorsqu'elle baisserait sa main, mon frère serait mort. 



- ASSEZ, hurla le Roi, avant qu'il ne frappe sa femme, la prenant par surprise. 



Encore plus humiliée, Mylena se dématérialisa. Mon souverain ordonna que l'on nous libère. «Maintenant.» Tout se passa rapidement, j'agrippai la main de Noëlle, pressant contre moi, alors que je créais une barrière de protection sur la foule. Autour de nous, le reste des Chevaliers désarmaient les mercenaires de la Reine. Arya et Jessa se donnaient à coeur joie. «Ne leur faites pas de mal, dis-je dans mon esprit.» La pauvre épouse de Nathan s'était effondrée, étant hybride des deux races les plus sensibles du continents, la violence la rendait extrêmement malade. Aëlys s'amusait à électrocuter certains soldats avec des éclairs. 



- Nathan, criais-je. 



Mon frère se retourna et je lui pointai sa femme. Il se lança vers elle. Je vis Alix repousser les hommes qui osaient essayer de s'en prendre au Roi. Après de longues minutes, tous les mercenaires , puisqu'il n'était pas des soldats de notre Royaume, furent désarmés et enchaînés. Je me tournai vers ma douce, l'embrassai doucement, avant de poser mon front contre le sien. 



- Attends-moi, ici, lui murmurais-je. 



Je lui fis dos et marchai vers Nathan, je savais ce que je devais faire. Une fois devant mon frère, je le serrai contre moi, avant de défaire les sangles de ma cuirasse et la posai au sol. 



- J'ai brisé l'une des règles du Code, je ne mérite donc pas cet uniforme, dis-je, ma voix se brisant. Tu vas me manquer, Nathan d'Osantalt. Ema, vien. 



Ma fille vint prendre ma main, alors que je l'entraînai vers mon épouse. Je lançai un dernier regard vers mon frère d'arme et croisai mes bracelets. Au moment, où ma famille et moi, entrions dans le tourbillon, une main me retint. Je n'osai pas me retourner sachant que la main appartenait à Nathan. 
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Nathan
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MessageSujet: Re: Exécution bien royale   Mer 31 Mai - 13:28

Mes hommes sautèrent aussitôt sur les mercenaires qui s'occupaient de mon démembrement. Je fus donc très rapidement libéré, mais je croisai mes bracelets afin de réapparaître sur l'estrade de fortune. Alix défendait le roi. Je tentai de repérer Tristan, et je fus surpris de le voir en train de se battre comme un lion. Mais j'étais content. Il avait compris ce que c'était que d'être un chevalier d'Émeraude. Même s'il était encore considéré comme le prince de notre royaume, il était avant tout un membre de notre Ordre. Même si ses gestes devaient aller à l'encontre de ceux de sa mère. J'avais toujours soupçonné quelque chose de mystérieux chez cette reine. C'était pourquoi je passais énormément de temps loin d'elle. J'évitais de la croiser, même. Mes sens elfiques me mettaient en alerte. Maintenant, je comprenais pourquoi. Elle souhaitait tout diriger. Je pouvais comprendre que cette Noëlle était un assassin de très haut niveau, très longtemps recherchée sur tout le continent, mais elle ne pouvait pas contourner les lois. Cette femme était enceinte, elle ne pouvait être exécutée ! Surtout, elle ne pouvait pas transférer la sentence à un chevalier. Et pas pour me vanter, mais au Chef des soldats défendeurs d'Enkidiev. Il était maintenant clair que j'étais un pion dont elle souhaitait se débarrasser. 


- Nathan ! me cria alors la voix de mon frère, alors que j'analysais chaque parcelle du terrain.


Je me tournai vers son énergie, et remarquai qu'il me pointait un petit coin. J'écarquillai les yeux en voyant ma femme évanouie au sol. Je courus à sa rencontre. J'avais tellement été absorbé par la scène que je n'avais même pas senti son énergie défaillir. Je m'agenouillai à ses côtés, la prenant tendrement dans mes bras. Doucement, je lui insufflai un peu de mon énergie magique. 


- Je peux m'en occuper, Nathan, prononça alors une voix que je reconnaissais.


Mon ancienne écuyère se tenait devant moi. Elle était encore faible, mais elle allait beaucoup mieux. Je hochai positivement la tête, alors qu'elle prenait ma place afin de s'occuper de mon épouse. Je retournai alors sur la balustrade, tandis que mes frères et soeurs avaient enchaînés tous les malfrats. Je jetai un regard mauvais vers la tour de la reine. Comment avait-elle pu? De plus, où étaient les hommes du roi? Ces hommes portaient leur uniforme, mais ce n'était pas du tout des hommes de la garde royale. Avait-elle osé les assassiner ? Un autre mystère à résoudre... 


Un lourd silence s'était installé dans la cour. J'avais l'impression que tout dépendait de moi, en ce moment. Même le roi me fixait, afin que je prenne une décision. Il avait toujours été un ami que je respectais beaucoup, mais jamais il n'avait mis le sort de son royaume entre mes mains. Je déglutis de travers devant tant de pouvoir. 


Aden arriva subitement devant moi, me serrant fortement dans ses bras. Je tentai de lire son esprit, mais il s'était fermé à moi. Que préparait-il? J'avais grandi avec lui, mais même encore aujourd'hui, je ne pouvais pas deviner ce qu'il manigançait lorsqu'il se fermait ainsi. C'est alors qu'il se défit de sa cuirasse, avant de la poser à mes pieds. Que faisait-il? Je le regardai, rempli d'incompréhension.


- J'ai brisé l'une des règles du Code, je ne mérite donc pas cet uniforme, dit-il, la peine dans le coeur. Tu vas me manquer, Nathan d'Osantalt. Ema, viens. 


J'étais tellement abasourdi par ses paroles. Mon frère, mon plus vieux frère, mon adjoint, mon meilleur ami. Il ne pouvait pas tout simplement partir ainsi. D'ailleurs, je pouvais sentir la peine des autres dans la foule. Personne ne désirait voir partir un homme aussi bon qu'Aden. Malgré tout, je sentis plusieurs vagues d'amour des autres chevaliers me frapper. Je fermai les yeux sous cette vague d'attention et de chaleur, avant de me diriger vers mon frère, qui venait d'ouvrir le tourbillon de lumière qui allait l'emporter loin de moi. 


- Moi aussi, j'en ai brisé des règles, soufflais-je, le coeur lourd alors que ma main se posait sur son avant-bras, afin de le retenir. Bien plus que toi. Tu n'as pas à partir...


Ma voix était brisée. Tout le monde pouvait l'entendre, le sentir. Je sentis l'énergie d'Alix près de moi, qui posa sa main sur mon épaule en guise de soutien. 


- Tu es le seul de mes frères ayant prononcé ses voeux en même temps que moi qui est encore en vie, lui rappelais-je alors. Ne me laisse pas seul. 


J'attirai magiquement sa cuirasse à moi, avant de la lui planquer dans les bras. Je le fixais sérieusement. Il ne partirait pas d'ici. Et sa femme ne se ferait pas exécuter. Tout le monde avait le droit à une seconde chance. Et jusqu'ici, je n'avais jamais remarqué à quel point mon avis comptait dans le coeur du roi. Émeraude était ma famille. NOTRE famille. Aden se devait de rester. Voyant qu'il ne réagissait pas, je commençai à lui enfiler moi-même sa cuirasse, faisant sourire sa femme.


- Tu as prononcé des voeux. Tu vas les respecter, dis-je d'un ton plus sévère. Tu as dit que tu allais protéger ce continent avec moi, et c'est exactement ce que tu vas faire. Compris?
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Aden

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MessageSujet: Re: Exécution bien royale   Mar 20 Juin - 23:43

Je serais peut-être considéré comme un déserteur, mais pour la sécurité de ma famille et de ma femme, je me devais de partir. Ma famille ne serait pas en danger, mais moi oui, mais je pourrais nous cacher. Plusieurs Rois et Reines m'appréciaient et accepteraient de me cacher parmi leurs sujets. Mon coeur restait tout de même serré de tristesse. Quitter mes frères et soeurs d'armes me manqueraient beaucoup.


La main de Nathan me retint, je pris la main de ma femme et de ma fille, les éloignant du tourbillon. Je sentis la tristesse des gens autour de nous, j'étais apprécié à Émeraude. Je descendais tous les jours aux champs, pour aider les fermiers et je faisais le tour des villages pour guérir les gens mal en point.


- Moi aussi, j'en ai brisé des règles, dit Nathan, son ton reflétait sa tristesse. Sa main reposait sur mon avant-bras. Bien plus que toi. Tu n'as pas à partir...


Tout le monde avait le coeur lourd. Le ton de mon frère était brisé, ce qui me rendit encore plus triste. Je ne pouvais pas flancher, la Reine ferait en sorte de provoquer Noëlle et s'arrangerait pour la faire tuer.


- Tu es le seul de mes frères ayant prononcé ses voeux en même temps que moi qui est encore en vie, souffla mon frère d'armes. Ne me laisse pas seul.


C'était vrai, nous avions perdu nos cinq premiers frères et soeurs d'armes de la première génération. Naella était même morte dans mes bras, après un raid, j'avais presque perdu la vie en lui donnant presque toute mon énergie vitale. Nathan m'avait sauvé et avait été mon roc, comme j'avais été le sien.


Mon Chef fit voler ma cuirasse jusqu'à lui et me la posa dans mes bras. Son regard noisette était sérieux, il ne me laisserait pas partir. Je restai tout de même figé. J'étais divisé, d'un côté, je voulais protéger à tout prix ma fille, ma femme et mon enfant à naître. De l'autre, je voulais rester avec mon autre famille: l'Ordre.


Voyant que je ne bougeais toujours pas, Nathan commença à me mettre ma cuirasse lui-même. Je me tournai vers Noëlle et vit qu'elle souriait, je me laissai donc faire.


- Tu as prononcé des voeux. Tu vas les respecter, dit-il sèchement. Tu as dit que tu allais protéger ce continent avec moi, et c'est exactement ce que tu vas faire. Compris?


Je ravalai ma salive et hochai la tête. Je laissai mon frère terminer d'attacher les sangles de ma cuirasse. Une fois qu'il eut terminé, je levai les yeux vers Nathan, ils étaient remplis de larmes. J'attirai mon frère vers moi et le serrai fortement dans mes bras.


- Je ne mérite pas tout cela, soufflai-je.


Je tendis la main à ma femme et ma fille. Je pris Ema dans mes bras et attirai Noëlle contre moi. Je lançai une vague d'amour à tous mes frères et soeurs d'armes et une plus forte vers Nathan.


- Je te présente ma femme, Noëlle d'Émeraude, dis-je à mon frère.


C'est sous ses mots que nous descendirent, lui, sa femme, la mienne, ma fille et moi. Nous nous dirigèrent vers le Hall des Chevaliers, afin de célébrer mon mariage.


HJ: sujet clos.
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