Les Chevaliers d'Émeraude

Les Chevaliers d'Émeraude, troisième génération
 
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 Retrouvailles involontaires

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Kesley

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Messages : 15
Date d'inscription : 17/04/2016

MessageSujet: Retrouvailles involontaires   Mar 21 Fév - 14:46

Je me mordis la lèvre inférieure, afin de retenir mes gémissements. Je n'avais jamais eu d'orgasme aussi puissant, et encore moins aussi long. Je n'avais plus du tout le contrôle de mon corps. Mais mon amant était fort et très musclé. Ça devait lui demander presque rien de me tenir contre lui. Tant mieux, j'aimais ça. Ouais, j'étais la « femme » du couple, mais j'étais très musclé, très « mâle ». Je ne comprenais pas les homosexuels qui aimaient les hommes féminins. Mon homme à moi était un vrai. C'était le mien, et j'étais le sien. Personne ne pourrait se douter de notre orientation sexuelle. À moins d'entrer dans la tente en ce moment même. Et même encore, je connaissais beaucoup de gens qui baisaient pour baiser, peu importe le sexe. Il était facile de mettre le tout là-dessus. Même si avec un prince, c'était légèrement délicat. Moi, je m'en sortais bien. Je n'avais aucun devoir de mariage. J'étais entièrement libre de ce côté là. Encore plus maintenant, puisque j'avais l'intention de quitter l'Ordre et de ne plus jamais revenir. Maintenant, il fallait simplement que je convainque Em de se sauver avec moi. C'était possible. Il fallait seulement qu'il aie la même volonté que moi de ce côté là. 


C'est alors qu'Emerick se ramollit en moi, et je sentis sa semence chaude en moi. Mais lui aussi, son orgasme le fit faiblir, car il me lâcha subitement. Je me retrouvai dans la paille, et lui aussi, d'ailleurs. Mouais, c'était vraiment la meilleure baise que nous n'avions jamais eue. De toute façon, toutes les baises avec mon prince étaient excellentes. Jamais je ne pourrais m'en lasser. Ce qui était dommage, c'était que nos moments passés ensemble étaient si rares et courts que c'était la seule et unique chose que nous faisions. Mais je savais qu'il m'aimait. Et il savait que je l'aimais aussi. 


Désolé, murmura mon amoureux en rigolant.


Il s'excusait pour quoi? Pour m'avoir donné le meilleur orgasme de toute ma vie? Je ne répondis rien, mais je le laissai me relever pour me serrer contre son torse. J'étais tellement bien dans ses bras, j'y resterais toute ma vie. Ses lèvres s'emparèrent des miennes avec tendresse. Lorsqu'il mit fin au baiser, j'ouvris la bouche pour lui proposer de s'enfuir avec moi. Mais quelque chose le fit se retourner subitement. Je fronçai les sourcils, mais je ne dis rien. 


Emerick! résonna une voix que je connaissais bien. 


J'écarquillai les yeux, à la recherche de mes vêtements, mais je ne les vis pas à portée de main. Heureusement, Em réussit à remettre son pantalon et à me cacher derrière lui. Ouais, ce n'était pas le meilleur plan du monde. Mon coeur battait la chamade dans ma poitrine. Je ne voulais pas le perdre. Je ne voulais pas que notre relation soit mise à nue. Je ne voulais pas que mon amoureux doive vivre sans vie sans moi. Je ne voulais pas être sans lui à mes côtés. Malheureusement, je n'avais aucun pouvoir là-dessus. Le Roi Argentais entra alors dans la hutte, et je retins mon souffle. J'avais juste envie de pleurer en ce moment même. Je me blottis dans le dos de mon amoureux, les larmes aux yeux. Pourquoi étions-nous restés dans le village aussi? Il aurait fallu s'enfoncer dans la forêt, aller dans un endroit où il était totalement impossible de nous suivre. Je me sentais tellement stupide en ce moment. 


Père ! Pourrais-je avoir un brin d'intimité? demanda subitement mon amant sur un ton dur que je ne lui connaissais seulement lorsqu'il était en colère.


Je savais bien que tout ça c'était pour me protéger, et je me sentais mal. Mais je n'étais pas assez petit pour passer inaperçu. J'étais tout de même large et musclé pour un écuyer d'à peine seize ans. Ma respiration s'accélérait tandis que les larmes commençaient à couler le long de mes joues. J'avais peur. Terriblement peur de la suite des choses. Mes ongles s'enfoncèrent dans la chair d'Emerick, alors que je tentais de m'accrocher à lui. On allait me l'enlever, encore. Je n'en pouvais plus de ses séparations. C'était trop douloureux. Je ne le supportais plus. 


C'était pour ce pauvre adolescent, que tu as essayé de te débarrasser de ton droit de naissance ? pesta alors le roi. Tu n'es qu'un idiot égoïste! On retourne à Argent et tu ne sortiras plus de tes appartements avant le jour de ton mariage.


En attendant ces mots, je lâchai le dos d'Emerick. Il était promis? Et il ne me l'avait pas dit. J'avais de la misère à respirer en ce moment. Je fixais Em, qui s'était tourné vers moi. J'entendais la voix de son père en fond, mais je n'en comprenais pas la moindre parole. J'avais définitivement perdu Emerick d'Argent. Tout ça parce qu'il était un prince. Et moi qui croyais que les âmes soeurs étaient destinées à être ensemble... Il fallait croire que je m'étais trompé. Jamais je ne pourrais être avec Em. Du moins, pas tant que son père serait en vie. Et je ne pouvais pas assassiner un roi sans moi-même perdre ma tête. La reine Mylena était assez sévère à ce sujet. Je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire. C'était le moment. De s'enfuir. Mais j'étais en colère et les mots ne sortaient pas de ma bouche. Même si je m'enfuyais, j'étais persuadé que le roi argentais irait sur Irianeth pour nous retrouver. J'avais mal, tellement mal, que même Em ne pouvait pas comprendre. J'avais tout perdu. Ma magie, ma place dans l'Ordre, mon amoureux. Je n'avais vraiment plus rien. Je n'existais plus.


- Je t'en prie Kes, me dit Emerick d'une voix étonnement douce. Avant que tu ne dises quoi que ce soit, écoute-moi. Je n'ai jamais accepté un mariage. J'ai essayé de renier le titre et la couronne, pour toi, parce que je t'aime plus que tout.


Même s'il avait fait tout ce qu'il disait, rien ne changeait. Je devais mentir. Je devais m'enfuir. Je devais le laisser, libre. Même s'il ne serait jamais libre, je savais qu'au moins, il aurait la vie sauve. Avec moi, il ne pourrait jamais rien vivre pleinement. Nous serions constamment menacés de mort, ou pire. Mentir était la seule solution si je voulais nous sauver, tous les deux. 


Lorsque sa main se tendit vers moi, je reculai. Je ne savais pas comment lui mentir. Je ne voulais pas le blesser, mais je sentais que je n'avais pas le choix. Mon regard s'était durci, beaucoup plus que ce qu'il ne pouvait l'être habituellement. 


Je t'en prie, crois-moi, souffla Em.


Oui je le croyais. Ce n'était pas ça le problème. Tout cela allait au-delà du pouvoir que nous avions. La voix du père de mon amoureux retentit, me donnant envie de vomir. Mais je me retins. Je devais garder un visage neutre. Un visage sans émotion qui allait détruire Emerick. Pour toujours...


- C'pas comme si je t'avais déjà aimé, pestais-je alors. Je ne voulais que la couronne d'Argent. Mais comme c'est un échec, je vais me diriger vers une autre couronne. 


Je retenais mes larmes. Je pris mon pantalon un peu plus loin et le revêtis, avant de dénicher une tunique dans l'un des meubles de la pièce. Me croyait-il ? Je ne le savais pas. Mais je ne pouvais pas non plus affronter son regard, poser mes yeux sur lui. J'allais éclater en larmes. Je ne devais pas faire ça. 


Adieu, votre Altesse, lançais-je d'un ton arrogant. 


*************


Une année. Voilà ce qui s'était écoulé depuis que j'avais laissé Emerick en plan, pour ensuite m'enfuir complètement et disparaître. Grâce à une combinaison d'herbes magiques de la forêt des Elfes, j'ai réussi à camoufler mon énergie à tous les membres de l'Ordre. Puis, j'avais marché. Longuement. Jusqu'à la Forêt Interdite. Je m'y étais construit une petite maison en bois. Ça avait été difficile. Je n'avais jamais eu à faire ce genre de choses. Puis, j'ai appris à chasser, à poser des collets. Je me suis même forcé à manger du poisson, moi qui détestait ça. Je savais qu'il y avait des humains qui vivaient à proximité, mais ils ne m'approchaient jamais. Je les espionnais souvent, en grimpant dans les arbres. Souvent, ils faisaient des sacrifices humains pour leurs dieux. Le matin, je me faisais des provisions de nourriture. L'après-midi, je m'entraînais comme un fou. Mes muscles étaient plus que développés, et j'avais un cardio extraordinaire. Malheureusement, je n'avais pas d'arme avec moi. Je m'étais donc fabriqué un harpon pour pêcher et un arc pour tuer. Oui, je maîtrisais déjà ce dernier, mais j'étais habitué à un arc fait par le forgeron. Et non en bois avec les moyens du bord. Malgré tout, j'avais pris un soin immense à le sculpter. Il allait plus que bien. Grâce à lui, j'abattais mon gibier en une seule flèche. Directement dans l'oeil. À tous les jours, je pensais à Em. Et à son père. Il était la raison de mon entraînement intense. J'allais tuer cette merde. Et ce n'était pas pour ravoir Emerick. Je devais lui avoir brisé suffisamment le coeur. Il ne voudrait probablement plus jamais rien savoir de moi. C'était une pure, et simple vengeance. Pour avoir gâché ma vie. Je m'étais même juré que j'allais manger son coeur. 


J'avais marché plus d'une heure dans la forêt, arc en main. Arrivé près du village étrange de mes voisins, je grimpai dans un gros arbre, mon arbre habituel. Le feuillage était très dense et m'empêchait d'être vu. Cependant, moi j'avais une vue parfaite sur eux. J'avais bien rapidement compris qu'ils parlaient Enkiev. La langue des anciens. Heureusement qu'on nous obligeait à l'apprendre lorsque nous étions élève à Émeraude. Sinon je n'aurais jamais pu comprendre ce qu'ils disaient. Je savais qu'aujourd'hui, ils avaient de la visite importante. Quelqu'un qui venait d'en haut. Je doutais que ce soit Nathan. Il n'avait aucune raison de venir ici. Ça ne pouvait qu'être quelqu'un qui voulait de nouveaux territoires pour son peuple. Un Roi, ou une Reine, donc. 


Je sursautai lorsque j'entendis ma langue maternelle. Ils arrivaient ! Je fronçai les yeux, en voyant les couleurs et la bannière du royaume d'Argent. Mais non... C'était impossible ! Je tendis aussitôt une flèche, attendant de voir le Roi. C'était ma chance. Je le vis, et aussitôt, ma flèche siffla dans l'air. Elle se ficha dans le cou du roi, qui ne pourrait survivre. J'eus un sourire en coin, mais je perdis l'équilibre que j'avais sur ma branche. Je poussai un cri de terreur - merde - en tombant. Comment attirer les soldats argentais sur moi? Lorsque j'atterris au sol, je perdis mon souffle. Malgré tout, je me relevai avec difficulté, afin de mettre le plus de distance possible entre moi et ces hommes sans pitié. Mais j'avançais lentement, très lentement. Je décidai donc de me cacher dans un buisson. Je tendis une flèche, et la laissai partir sur le premier soldat que j'aperçus. J'en tuai une demie douzaine ainsi, avant de me lever et de continuer mon chemin. Je devais les entraîner dans la direction opposée de ma maison. La rivière ! Cependant, une douleur me traversa l'oreille. Puis, je vis une hache se ficher dans l'arbre en face de moi. Emerick ! Je pouvais reconnaître son arme. Mon nom y était gravé dans l'écriture des Enkievs... Ce n'était gravé avant que je le quitte sauvagement. Je ne comprenais pas... Mais je ne devais pas m'arrêter. Je poursuivis ma course dans la forêt. Je la connaissais par coeur, et pas lui. J'avais donc un fort avantage. Malheureusement, je ne fis pas attention à mes propres pièges. Ceux que j'avais tendus pour ma chasse. Je m'en rendis compte une seconde trop tard, et je n'eus pas le temps de retirer mon pied. J'étais prisonnier d'un filet, et je n'avais pas de couteau avec moi pour m'en défaire. Je mis rapidement ma capuche contre ma tête, alors que j'entendais Emerick arriver dans la clairière. Il était seul. J'avais trop changé pour qu'il me reconnaisse. Il ne fallait donc pas qu'il voit mes yeux.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Mar 21 Fév - 17:29

Son visage n'affichait aucune émotion, neutre et presque cruel. Mon coeur se brisa. J'avais encore merdé et j'allais perdre Kes. Pourquoi étais-je né sans pouvoirs magiques? J'aurais aimé pouvoir remonter le temps et l'emmener avec moi dans un endroit caché et me sauver avec lui.


- C'pas comme je t'avais aimé, cracha Kesley. Je ne voulais que la couronne d'Argent. Mais comme c'est un échec, je vais me diriger vers une autre couronne.


Non, c'était un mensonge. Il mentait, il disait cela simplement pour me forcer à le laisser partir. Mon amant agrippa son pantalon, le revêtis et se mit à farfouiller dans la hutte. Le bel écuyer finit par trouver une tunique, qu'il enfila. Je vis qu'il évitait mon regard brisé.


- Adieu, votre Altesse, cracha Kesley.


Ce fut la dernière fois que je vis Kesley d'Émeraude. Brisé, je sortis de la hutte, me dirigeai vers mon cheval et grimpai en scelle. Je lançai un regard vers mon père, mais au lieu de le suivre, je lançai mon cheval au galop vers la forêt.



***


Je me réveillai dans mon lit, cela faisait un an que je n'avais pas vu Kesley. Cela faisait aussi un an, que j'avais épousé Élyanne, princesse de Zénor. Près de moi, mon épouse dormait à poings fermés, un doux sourire flottant sur ses lèvres. Je posai les miennes sur sa joue. Je la regardai avec amour, me sentant heureux, une seule ombre au tableau. Kesley me manquait. Mais j'aimais mon épouse, elle m'avait sauvé. Après m'être sauvé des Elfes, j'avais continuer de me diriger vers le fin fond de la forêt. Mais la déshydratation et mon coeur brisé eurent raison de moi. Et ce fut comme cela qu'Élyanne me trouva. Elle me remit sur pied, me disant son nom et d'où elle venait. Et ce fut comme cela que je me mis à la chercher en revenant chez moi. Lorsque ma famille apprit qu'Élyanne était de sang royal, on autorisa mon union à cette dernière.


Trois petits coups secs furent frappés à ma porte, clairement, je savais que c'était mon père. Nous avions une visite de la Forêt Interdite et nous devions partir. Je me levai, avant de m'habiller et glisser ma ceinture d'armes autour de ma taille. Je posai un baiser sur le front d'Élyanne.


- Je reviens dans quelques jours, mon aimée, soufflais-je, en l'embrassant doucement.



***


Cela faisait un bon six heures que nous déambulions dans la forêt, à dos de cheval. Selon la carte, le campement des Enkievs devrait se trouver devant nous d'ici quelques heures. Mon père nous suivait sur son étalon. Tout allait bien, jusqu'au moment où j'entendis le sifflement d'une flèche. Je me retournai et vis justement une flèche se planter dans la gorge de mon père. Comme j'allais pousser un cri de rage, un cri de terreur provenant de la forêt attira mon attention. Je sautai de ma monture et courus vers la provenance du cri, une vingtaine de soldats me suivirent, une bonne quantité furent tués par d'autres flèche. Ce putain d'archer était talentueux. Je finis par voir l'assassin de m,on paternerl, je pris ma hache et comme il se sauvait comme un voleur, je la lançai. La lame lui écorcha l'oreille. Le connard, me voyant approcher détala comme un lapin, je repris mon arme au passage et continuai de courir après lui.


J'arrivai dans une clarière et vis le vagabond prit au piège dans un filet. J'eus un sourire moqueur. L'homme d'une bonne stature rabattit sa capuche sur son visage, afin de dissimuler son identité. Le reste de ma garde personnelle me rejoignit et entoura l'arbre, leur armes parées. Je serrai la poignée de ma hache dans ma main et coupai la corde du piège. Le jeune homme tomba violemment au sol et mes soldats s'emparèrent de lui. Je pris la capuche et l'arrachai d'un coup sec, avec quelques cheveux. Et ce que je vis me choqua. Deux yeux azurés et sauvages se plongèrent dans mon regard gris. Kesley.


- Tuer le roi d'Argent, dis-je d'un ton mauvais. C'est un nouveau bas pour toi, Kesley de la Forêt Interdite. Laissez-nous, criais-je aux gardes, qui s'en allèrent vers le sentier.


Sur ces mots, je lançai ma hache dans les airs, avant de la rattraper par la lame. Je montrai la poignée à mon ancient amant, avant de lui assener un violent coup. J'assenai un violent coup de pied dans le ventre de mon âme soeur. Avant de l'empoigner par la tunique et de le coincer contre un arbre. Sous son oeil régnait une cicatrice, ce qui lui donnait l'air encore plus mâle.


- Tu crois que tuer mon père va t’amener quelque chose?! hurlais-je. Je devrais te condamner à mort et même ton frère ne pourrait pas te défendre! Tout cela pour une connerie qu'il a dit, il y a un an?! Tu me dégoûte.


Je frappai de nouveau mon ex au visage, j'étais encore plus brisé qu'avant! Je vis son regard posé sur ma main gauche et l'anneau qui ornait mon doigt. Je relevai un regard amer vers lui.


- Ça aurait pu être de toi, il y a un an, mais tu as préféré abandonner au lieu de te battre pour moi.

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Kesley

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Mer 22 Fév - 12:15

Plusieurs pas s'ensuivirent rapidement. Maintenant, je savais que j'étais entouré de plusieurs soldats. Ils n'étaient pas reconnus pour être doux. Surtout pas avec l'assassin de leur roi. J'avais tellement voulu sauter sur l'occasion, que je n'avais pas eu le temps de réfléchir. En fait, je n'avais tout simplement pas pris le temps de réfléchir. Maintenant, j'étais pris au piège. Allaient-ils me tuer dans mon filet? Ou alors allaient-ils prendre la peine de me descendre et de m'affronter. La moitié devait avoir peur de terminer comme les autres soldats ou comme leur magnifique roi. J'étais encore muni de mon arc, mais il m'était impossible de prendre position pour tirer dans un tel piège. En ce moment, je me retenais pour ne pas pousser un cri de rage. Je ne devais pas avoir l'air faible. Comme ça, s'ils me tuaient - ce qu'ils allaient certainement faire - je pourrais mourir dans une forme de dignité. 


Je n'eus pas le temps de penser à quelles formes de torture ces soldats pourraient me faire subir que je tombai durement contre le sol, ce qui me fit pousser un gémissement. Clairement, je m'étais cassé quelques côtes en tombant du premier arbre. Plusieurs personnes se saisirent de mes bras et de mes jambes. Aussitôt je tentai de résister, mais ils étaient beaucoup trop contre moi. Quand même, je réussis à en faire saigner un du nez avec un bon coup de tête. Puis, ma capuche me fut enlevée. Je relevai alors un regard sauvage vers Em. Je le vis tressaillir à ma vue. J'avais envie de lui cracher au visage, j'avais envie de le faire souffrir autant que j'avais pu souffrir, seul, ici. Car il aurait pu me suivre. Je lui avais donné pleins d'indices sur mon chemin. Mais il ne l'avait pas fait. 


- Tuer le roi d'Argent, me cracha-t-il alors. C'est un nouveau coup bas pour toi, Kesley de la Forêt Interdite. Laissez-nous.


Tous les hommes me lâchèrent d'un seul coup, puis quittèrent la clairière. Vraiment? Moi qui m'attendait à me faire couper la tête. Après tout, j'avais dit à Emerick que j'avais tenté de profiter de lui et d'obtenir sa couronne. M'avait-il cru? Je ne le savais pas. En fait, la réponse était oui. Car le Emerick qui était réellement amoureux de moi m'aurait cherché sur le continent en entier. Mais j'étais fier. Je le fixais, mon regard était dur. Il me montra le manche de son arme. C'était réellement mon nom qui y était gravé. Puis, je reçus le morceau de bois en plein visage. Ne gémis pas Kesley. Ne gémis surtout pas. Son pied termina de manière violente dans mon ventre, ce qui me coupa à nouveau le souffle. Cette fois, je ne pus m'empêcher de gémir. Il avait frappé mes côtes meurtries. Je ne tentai même pas de me battre. Ces coups, je les avais mérités. Lui aussi avait souffert lorsque je lui ai menti. 


Mon âme soeur me souleva alors par la tunique, écrasant mon dos contre le tronc d'arbre. Aïe... Nan mais il ne peut pas laisser un répit à mes côtes ? Déjà que je ne savais pas comment guérir une fracture sans magie. J'avais pas envie de rendre visite à mes voisins. 


- Tu crois que tuer mon père va t'emmener quelque chose? cria le nouveau roi d'Argent. Je devrais te condamner à mort et même ton frère ne pourrait pas te défendre! Tout cela pour une connerie qu'il a dit, il y a un an?! Tu me dégoûtes.


Décidément, il ne comprenait rien à ce qui était réellement arrivé il y avait exactement une année. Ou en fait, il n'était tout simplement pas au courant. Alors que je m'enfuyais dans les bois, le père d'Em et son armée étaient tombés sur moi. Ils cherchaient mon amant. À ce moment-là, j'avais failli perdre ma tête. À la place, il m'a laissé la vie sauve. Mais ses paroles résonnent encore dans mon esprit. « Disparaît. Sinon, une chasse aura lieu. Tu mourras. Ton père mourra. Ton frère également. Et je me ferai un plaisir d'arracher l'appareil génital de mon fils sous tes yeux. » Son paternel ne lui avait clairement jamais dit ça. Comment aurait-il pu? 


Des larmes de colère commençaient à couler le long de mes joues lorsque le poing de l'homme que j'aimais s'abattit durement contre mon visage. Je devais trouver une façon de tout lui raconter, sans qu'il ne pense que je lui mens. Ce qui était impossible, puisque la dernière chose que je lui avais dite, c'était un mensonge. Impuissant, je baissai mon regard sur sa main. Puis, je vis un anneau. Évidemment, c'était un anneau de mariage royal. Cette fois, des larmes de tristesse commencèrent à couler le long de mes joues. 


- Ça aurait pu être toi, il y a un an, mais tu as préféré abandonner au lieu de te battre pour moi, maugréa-t-il. 


Voyant que ses pensées voyageaient ailleurs, je me défis brusquement de son étreinte. Je lui assénai alors un puissant coup de pied contre le genou, de façon à le faire bousculer au sol. Évidemment, il répliqua. Et je commençai à me battre contre Emerick d'Argent. Mon seul et unique amour. 


Après plusieurs longues minutes de violence, et un magnifique oeil au beurre noir, je mis la main sur mon arc. Instinctivement je brandis une flèche en direction du coeur d'Em, qui venait tout juste de se relever. 


- Maintenant, tu vas m'écouter, pestais-je. 


Quel autre choix avait-il? Bon, je n'allais jamais faire partir cette flèche dans son coeur, mais ça, il ne le savait pas. Du moins, pour l'instant. D'un ton impassible, je lui racontai absolument tout. Tout ce que j'avais fait. Tout ce que je n'avais pas fait. Me croyait-il ? Aucune idée. Mais au moins, il m'écoutait. Attentivement, même. Mais mon récit était sans faille. Il était vrai. 


- J'ai tué ton père, car il t'a menacé, terminais-je alors. 


J'abaissai mon arc, avant de passer une main nerveuse dans mes cheveux qui étaient rendus très longs. Puis, je la sentis. Une cuisante douleur au niveau de l'abdomen. Je baissai mon regard, et je vis une lame d'épée de retirer de mon corps. Un soldat argentais... Je crachai un flot de sang, avant de porter ma main à ma blessure. N'ayant plus aucune force, je me laissai tomber dans l'herbe. Puis, j'entendis une flèche voler, et au son, je pus comprendre qu'elle se fichait directement dans un crâne. Était-ce Emerick? 
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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Jeu 9 Mar - 14:56

Lorsque je ressentais quelque chose, c'était tout mon être qui le sentait. Aujourd'hui, je ne croyais pas que je pouvais autant détester et aimer quelqu'un, que Kesley! Il était mon âme soeur, celui que j'aurais dû épouser! Pourtant, je ressentais autant d'amour pour ma belle Élyanne. Nous espérions même avoir notre premier enfant avant la prochaine saison chaude.


C'est aussi à ce moment, que mes pensées m'entraînèrent vers Argent et ma tendre épouse. À quel point, elle me manquait. C'est cela qui me coûta l'avantage, lorsque l'ex écuyer d'Émeraude me repoussa brusquement et m'assena un violent coup de pied aux genoux. Étant vengeur jusqu'au bout des ongles, je lui renvoyai la pareille et le fis tomber à mon côté. Nous roulâmes au sol, les coups de poings et de pieds volaient de tous les côtés.


Je finis par lui écraser mon poing sur l'oeil, lui faisant cadeau d'un joli oeil au beurre noir. Mais Kes agrippa son arc, encocha et pointa la pointe de la flèche vers mon coeur. Et se comme je me remettais sur pied.


- Maintenant, tu vas m'écouter, cracha mon ex-amant.


Et voila que sans me laisser le temps de répondre, Kesley déballa son sac. Il déferla sur moi, un tas de révélations plus folles les unes que les autres. Celle que je retins étaient que mon père avait fini par le retrouver et lui avait ordonner de disparaître, sans quoi, il m'émasculerait devant mon tendre Émérien. Son histoire pouvait bien être vrai, mais j'en avais rien à faire, on ne s'en prenait pas à ma famille. Toute ma famille, y comprit Annielle.


- J'ai tué ton père, car il t'a menacé, dit-il, plus doucement.


Kesley baissa son arme, avant de passer une main nerveuse dans ses cheveux, mon coeur eut un raté, alors que mes souvenirs de nos moments passés ensembles m'envahirent. Soudainement, les yeux azurs de mon ancien amour s'arrondirent et perdirent leur lueur sauvage. Je vis la pointe d'une épée sortir de l'abdomen de Kes, derrière ce dernier, un soldat de la garde personnelle de mon père affichait un sourire satisfait. Comme mon âme soeur tombait  au sol, je pris son arme et tirai une flèche directement entre les yeux de l'homme.


Je tenais mon ex dans mes bras, en essayant de panser la plaie béante de son ventre. Ma garde personnelle finit par revenir vers la clairière, Royce mon capitaine tenait la couronne de mon Royaume. Un autre garde arriva en tirant deux chevaux par la bride, le mien et celui de mon père, sur ce dernier, la dépouille de mon père y reposait enveloppé dans une couverture. Mon regard acier fit le tour des hommes qui m'entouraient, aucun garde de mon père se tenait parmi nous.


- Le Roi est mort, dit Royce, son ton sombre. Vive le Roi.


Je relevai un regard brisé vers l'homme, qui m'avait tout appris. Ce dernier me sourit tristement, avant de poser la couronne d'Argent sur ma tête et prit Kesley dans ses bras. Lui et deux autres hommes pansèrent mon âme soeur. Autour de nous, le reste des soldats montaient un campement. Royce prit Kesley et le transporta dans ma tente, alors que je restais assis au milieu de tous, le regard perdu.


- Majestée, il est réveillé, me dit une voix à l'oreille.


Je suivis Mike, un des soldats plus âgés, jusqu'à la tente, et entrai après qu'il ait signalé ma présence à Kesley. L'entendre m'appeler Roi, fit monter la bile dans ma gorge. L'ancien homme de ma vie était couché sur un lit de fortune, ses poignets attachés.


- Kes, soufflais-je.


Son regard perçant se dirigea sur moi. Nerveux, je voulus passer ma main dans mes cheveux, mais mes doigts se heurtèrent contre ma couronne, je piquai un fard.


- Pourquoi as-tu réellement tué mon père? chuchotais-je. Ne dis pas que c'est parce qu'il m'a menacé, puisqu'il le faisait depuis ma naissance!


Je m'agenouillai près du lit de fortune, prenant l'une de ses mains dans la mienne. Je plantai un regard brisé, dans le sien. Sa sauvagerie dans son regard océan me transperça.


- J'ai jamais cessé de t'aimer, murmurais-je. Je me suis enfui de chez les Elfes, mais ne t'ai jamais trouvé. Puis lorsque j'ai su où tu te trouvais, j'étais déjà marié... Désolé...


Sur ces mots, je posai mes lèvres contre les siens, alors que mes larmes donnaient un goût salé au baiser.
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Kesley

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Mar 28 Mar - 20:32

Je battis doucement des paupières. Étais-je près des Portes des Grandes Plaines de Lumière? La douleur de mon abdomen me fit penser autrement. J'étais encore sur Enkidiev. Bien en vie. Et surtout, très bien menotté. Je tentais de me défaire du noeud qui liait mes mains, mais il était parfaitement fait. Personne ne saurait s'en échapper, pas même le plus grand voleur du continent. Je sursautai alors qu'un soldat fit irruption dans la pièce. Il m'enleva mon pansement dans le plus long des silences, avant de désinfecter la plaie, ce qui me fit serrer les dents. Un nouveau pansement fait à partir de lianes fut mis contre ma peau, puis l'homme quitta les lieux. Pourquoi est-ce qu'on sauvait ma vie, si j'avais tué leur roi quelques heures plus tôt? Ce soldat avait eu raison de me poignarder dans le dos, je l'avais mérité après tout. 


Je tentai de me remémorer mes derniers souvenirs, mais ma tête me faisait souffrir. EM! Je me relevai d'un bond, mais commençai à cracher du sang. Merde. Où était-il ? Allait-il bien ? Le même soldat entra de nouveau dans ma tente, et je me laissai tomber sur mon lit de fortune en grimaçant. De toute façon, menotté ainsi, je ne pouvais pas aller bien loin. 


- Messire, Sa Majesté le roi Emerick souhaiterait vous voir, lança-t-il.


Je fronçai les sourcils, mais le soldat laissa passer mon âme soeur, qui portait désormais la couronne de son père. Je me mordis la lèvre inférieure, tandis qu'on nous laissait seuls. Voulait-il m'achever lui-même? Après ce que j'avais fait, je savais bien qu'il ne voudrait plus de moi. Malgré tout, j'osais espérer que le ciel nous avait réservé un avenir meilleur. 


- Kes... entendis-je d'un murmure.


Je me contentais de le fixer, sans un son. Après tout, je n'avais rien à lui dire. Je m'étais déjà expliqué. Il ne lui restait qu'à décider de mon sort. Avec chance, il me ferait couper la tête, et je ne souffrirais pas. Avec malchance, le peuple clamerait vengeance pour leur roi et on me démembrerait sur la place publique du royaume d'Argent. Cependant, je ne croyais pas Emerick capable de prononcer une telle sentence pour ma mort, peu importe ce que le peuple réclamerait. 


- Pourquoi as-tu réellement tué mon père? me demanda mon ancien amoureux. Ne dis pas que c'est parce qu'il m'a menacé, puisqu'il le faisait depuis ma naissance !


J'avalai de travers. Ce que je disais était la vérité. J'y étais peut-être allé à l'extrême, mais le simple fait d'imaginer Emerick meurtri m'avait motivé à tuer cet être ignoble, qui pensait à faire du mal à son fils afin qu'il ne soit pas avec son âme soeur. Simplement parce que j'étais un homme, et de sang non royal. Il me répugnait, tout simplement. Il ne méritait pas la vie de roi. 


Je fus surpris de voir Em s'agenouiller près de moi. Je venais de tuer son père, et lui glissait tendrement sa main dans la mienne. Totalement détruit, je me tournai vers lui, afin de croiser son regard d'acier. Il n'avait pas perdu sa lueur, sa brillance. Mais ses émotions trahissaient sa peine.


- J'ai jamais cessé de t'aimer, me dit-il d'un ton à peine audible. Je me suis enfui de chez les Elfes, mais ne t'ai jamais trouvé. Puis lorsque j'ai su où tu te trouvais, j'étais déjà marié... Désolé...


Les lèvres d'Emerick vinrent alors caresser les miennes. J'écarquillai les yeux vivement. Comment ce qui se passait en ce moment pouvait réellement arriver? C'était impossible à croire. Malgré tout, les mots qu'il venait de me dire pesaient lourd. J'avais mal. Il était marié. Je l'avais laissé me filer entre les doigts. Maintenant, plus jamais je ne pourrais être avec mon âme soeur. J'avais donc tué son paternel pour absolument rien. J'avais déjà perdu toutes mes chances bien avant cela. 


Je mis fin au baiser, les yeux toujours écarquillés. Cependant, ils étaient remplis de larmes. J'avais mal, terriblement mal. Je n'arrivais pas à croire qu'Em aie pu se marier. Il m'avait promis qu'il ne le ferait jamais, qu'il se dresserait toujours contre son père. Il n'avait pas su tenir parole...


- Tu m'as menti, haletais-je entre deux sanglots. Tu... tu m'avais promis...


Je serrai sa main plus fortement dans la mienne, jusqu'à faire entrer mes ongles dans sa chair. Je ne savais pas quoi faire. Mais je ne pouvais plus voir son visage. J'avais envie de m'enfuir, mais je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas croire que les dieux étaient autant contre moi, au point que je ne pouvais même pas connaître l'amour, le vrai. Il s'était déjà éteint. 


- Achève-moi, gémis-je à Em. 


Je n'avais plus de raison de vivre. Et il le savait très bien.
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Emerick

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Dim 16 Avr - 23:10

Être Roi me pesait déjà trop. Je voulais lancer la foutue couronne au bout de mes bras, prendre Kes et nous enfuir au fin fond de la Forêt. C'était tout simplement impossible, Élyanne m'attendait, je sentais que mon ex amant me détestait déjà à cause de mon mariage. Je voulais disparaître, oublier et recommencer à zéro, ça aussi c'était impossible. Ce que je voulais était impossible.


Je rouvris les yeux sur ceux, tous ronds, de mon âme soeur, qui brisa notre étreinte. Et voilà, je me faisais de nouveau repousser. Ses yeux d'un azur si pure, brillaient de larmes, ce qui me renversa. Je compris ce qui le mettait dans cet état. Ma promesse, lors de l'une de nos nuits mémorables ensembles, je lui avais promis de toujours m'opposer aux mariages et de lui rester fidèle jusqu'à la fin de mes jours. Ce que je n'ai jamais fait. En fait, difficile de refuser un mariage, lorsqu'on croit que son âme soeur a quitter ce monde.


- Tu m'as menti, pleura Kesley. Tu... Tu m'avais promis...


Je sais, comme si ça ne me brisait pas aussi. Ses ongles s'enfoncèrent dans ma chair, je dus me retenir de ne pas crier de douleur, alors que sa main serrait la mienne avec force. Pourtant, je restai silencieux à endurer la douleur, comme une punition.


- Achève-moi, supplia l'ex Écuyer.


Je secouai la tête, avant de serrer plus fort sa main. Malgré tout l'amour que j'avais pour Kesley de Béryl, il ne méritait pas que je lui donne ce qu'il veuille. C'était lui qui m'avait brisé le coeur en premier, lui qui a fait croire à son trépas, lui qui n'était jamais revenu me chercher. Et surtout, lui qui avait assassiné mon souverain et mon père. Kesley devait être puni, normalement, selon la loi argentaise, il aurait dû perdre sa tête. Mais comme il voulait mourir, j'allais lui donner le contraire. J'allais le ramener chez lui. Je redoublai de force sur sa main, la brisant en un craquement sonore, avant de me lever et me diriger vers la sortie de la tente.


- Préparez-vous, nous partons vers Émeraude, dès les premières lueurs de l'aube, j'ai un cadeau pour sire Nathan, dis-je, froidement. Laissez-moi seul, ne me dérangez en aucun cas.


Je me retournai vers mon ancien amoureux, les yeux brillants de larmes. Je l'avais perdu. Même si il était devant moi. J'allais le ramener à son frère et retourner vers ma femme. Je marchai de nouveau vers Kes, avant de reprendre ma place près de lui. Mon regard acier se plongea dans le sien.


- J'te ramène chez toi, râlai-je. J'ai pas le coeur de te tuer. Parce que je t'aime.


Sur ces mots, je grimpai à califourchon par-dessus lui et posai mes lèvres contre les siennes, en un baiser fiévreux. Mes lèvres glissèrent dans son cou, alors que ma main, elle, descendait dans son pantalon, pour s'enrouler autour de son sexe. J'allais lui faire l'amour une dernière fois. Ma main entama un violent va et vien contre son membre, alors que je le sentais durcir lentement.


- Aime-moi, une dernière fois, grognais-je.
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Kesley

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Dim 18 Juin - 20:39

J'avais mal, terriblement mal. Ne le voyait-il pas ? Et je ne parlais pas de douleur physique. Tout ça, c'était émotionnel. Sans doute pensait-il avoir raison, mais ce n'était pas du tout le cas. J'avais tué son père, car son père méritait tout simplement la mort. Et maintenant, ma prochaine victime était sa femme. Ensuite, je pourrais mourir en paix. Ouais. Le Kesley qu'il avait connu n'existait plus. Il était devenu une toute autre personne. Le genre de personne qui ne pourrait jamais faire partie de l'Ordre de chevalerie que dirigeait mon frère. Mon frère... Pouvais-je réellement l'appeler ainsi? Après tout, il m'avait trahi... J'étais devenu un sauvage. Littéralement. Nathan aurait honte de moi. Et c'était parfait ainsi. 


Emerick commença alors à serrer de plus en plus fort ma main, ce qui me fit serrer les dents. Je n'avais aucun moyen de me défendre. Soudainement, il serra si fort que les os de ma main cassèrent. Je dus retenir un gémissement de douleur, afin de ne pas lui montrer qu'il m'atteignait. Je le fixais avec un regard noir. Pourquoi m'avait-il soigné ? Pour ensuite me torturer ? Je connaissais bien Em, et ce n'était pas son genre. À moins que comme moi, il ait terriblement changé... 


Il se leva d'un bond, avant de se diriger vers l'entrée de la tente. PUTAIN. Où était ma magie lorsque j'en avais besoin? Maintenant, ma main maîtresse était cassée. Et des os cassés, ça ne se réparait pas. À moins d'un coup de main magique. Ce que je n'avais plus, désormais. 


- Préparez-vous, ordonna-t-il alors à ses hommes. Nous partons vers Émeraudes, dès les premières lueurs de l'aube, j'ai un cadeau pour Sire Nathan. Laissez-moi seul, ne me dérangez en aucun cas.


J'écarquillai les yeux. Il n'allait tout de même pas me ramener à Émeraude ? Je ne voulais pas y retourner. Je n'y avais plus ma place. Et je ne désirais plus voir le visage de ce foutu Nathan. Il m'avait trahi, alors j'avais fait de même. Emerick le savait ! À quoi jouait-il? Pourquoi ne pouvait-il pas me laisser seul, ici, et aller vivre sa vie. Il n'avait pas le droit de me ramener auprès de mon frère. J'étais sur un terrain complètement neutre ici, et j'avais entièrement le droit de tuer le roi Argentais. Personne ne pouvait m'en tenir rigueur. Sauf son fils... Sauf mon âme soeur... Sauf l'homme que j'aimais. 


- J'te ramène chez moi, me dit mon ancien amant, plongeant de ce fait son regard teinté de larmes dans le mien. J'ai pas le coeur de te tuer. Parce que je t'aime.


J'eus envie de lui répondre que s'il m'aimait vraiment, qu'il allait me laisser seul ici, le seul endroit où je me sentais véritablement chez moi. Le seul endroit où je pouvais être qui j'étais. Bon, je n'avais toujours pas trouvé la solution pour retrouver ma magie, mais ça allait venir. C'est alors qu'Em grimpa par-dessus moi, s'emparant à nouveau de mes lèvres. Je tentai de me défaire de son étreinte, mais mes blessures m'en empêchaient. De plus, sa stature était toujours plus imposante que la mienne, même si j'avais pris du muscle. Lentement, ses baisers descendirent dans mon cou, et je fermai les yeux. Je pouvais ressentir son amour... Sa main se glissa dans mon pantalon, ce qui me fit frémir de plaisir. Je ne devais pas me laisser faire. Tout ça, c'était fini, c'était impossible. Tout simplement impossible. 


- Aime-moi, une dernière fois, me dit-il de son ton sauvage, le même ton qu'il avait lors de notre première rencontre. 


J'allais flancher. Malgré toutes les douleurs qui m'assaillaient, je savais que j'allais donner mon corps une dernière fois à Emerick. Parce que j'étais stupide. Parce que malgré absolument tout, j'étais éperdument amoureux de lui. Je mis cependant fin à ses baisers, et me saisis de sa main, afin d'arrêter ses caresses. Mon regard croisa le sien, infiniment triste. Pourquoi? Pourquoi ne pouvions-nous pas être ensemble? Je fermai les yeux un instant, me remémorant toutes les promesses qu'il m'avait faites. Mais mon âme soeur n'avait pas l'intention de ne pas me prendre. En effet, il me retourna brusquement, baissant ses pantalons. J'étais déjà totalement nu dans le lit, donc ça ne fut pas long avant que son membre entre en moi. Je poussai un cri de douleur. Il fallait dire que ça faisait longtemps que rien n'était entré là. 


- Arrête... gémis-je. 


Étrangement, il m'écouta. Il se retira doucement, avant de me retourner vers lui et de me serrer dans ses bras. Il pleurait abondamment. Je souhaitais pouvoir lui transmettre une vague d'apaisement, mais ça m'était impossible. Je me mordis la lèvre inférieure, puis je me saisis d'un bandage qui traînait sur la petite table de fortune près de moi. J'y enroulai ma main cassée afin de la stabiliser, puis, je grimpai sur les cuisses d'Emerick. 


- Je peux pas t'aimer une dernière fois, râlais-je. Puisque je vais toujours t'aimer. 


Ma main glissa sur sa nuque afin de se saisir de ses cheveux tandis que ma bouche s'emparait amoureusement de ses lèvres. Mon coeur fit un bond dans ma poitrine, tandis que les mains d'Em parcouraient tendrement mon corps. 


Soudain, je sentis une petite douleur dans mon cou, ma vision se floua, et le doux visage d'Emerick disparut, alors que je sombrais dans le néant.




*********




Je battis doucement des paupières. Étrangement, je n'avais plus aucune douleur nulle part. Je me redressai sur mes coudes, surpris de constater que ma main n'était plus cassée. Je semblais me trouver dans une hutte, qui elle, semblait perchée dans les arbres. Je me levai doucement, bien heureux de constater que mon hôte m'avait fait revêtir un pantalon. Je savais que j'étais encore dans la forêt interdite. L'arbre dans lequel je me trouvais me l'indiquait. Puis, je vis une silhouette de femme, qui se cacha aussitôt derrière un rideau.


- Qui êtes-vous ? demandais-je dans la langue des anciens, la langue des Enkievs.


Et où était Em?
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Diana

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Ven 23 Juin - 1:48

Il me faisait face, son regard plus bleu que le ciel et aussi profond que les volcans. Ses cheveux tombant sur ses épaules et ses sourcils froncés. Tout en moi me dit de courir vers lui et me jeter dans ses bras. Toutes les fibres de mon être l'appellent à grands cris. Il est proche, mais pourtant si loin de moi. Je sens tout de même son souffle chaud contre ma peau douce. Rien en lui ne ressemblait aux autres humains de la Forêt. 

***           


Je me réveillai en sursaut. Ce n'était pas la première que je faisais ce rêve, en fait, cela avait commencé six mois auparavant. Je me redressai en position assise dans mon lit, un nid confortable semblable à ceux des Fées. D'où me venait cette fascination avec ce peuple? Ma mère, qui m'avait dit que mes soeurs s'étaient sauvées là bas. J'avais donc visité le Royaume à mon 13e anniversaire et était tombée amoureuse de ce peuple. J'enroulai le drap de soie autour de mon petit corps nu et me levai. Je marchai vers la fenêtre de ma hutte, devant moi, la Forêt Interdite s'étendait sur des kilomètres. Je devais trouver l'homme de mon rêve.



Quelques longues minutes plus tard, je portais une tunique légère de couleur lavande pâle. Dans mon dos, j'avais attaché ma sarbacane dans mon dos et mon carquois de fléchettes endormantes à ma cuisse. Je pris une petite bourse de poudre somnifère que j'attachai à ma tunique. J'étais prête, j'allais ramener cet homme chez moi, de force ou volontairement. J'avais besoins de savoir pourquoi se trouvait-il dans mes rêves. J'étendis mon énergie magique à la recherche de vie humaine étrangère.



Je finis par trouver un campement, tous les habitants de ce dernier étaient des hommes. Il n'était pas de la Forêt et venaient d'un Royaume que je ne connaissais pas ou que je ne reconnaissais pas. Grimpée en hauteur sur une branche d'arbre, je pouvais tout voir. J'ouvris ma petite bourse et pris une poignée de poudre que je soufflai sur le campement. En quelques secondes, tous les gardes tombèrent endormis. Je sautai habilement de mon perchoir vers la grande tente et ouvris doucement la tente. Je vis deux hommes en train de forniquer. C'est alors que celui en-dessous de l'autre ouvrit la bouche.



- Arrête...



Sa voix était rauque. C'est alors qu'il leva la tête, pour embrasser l'autre homme et je vis ses yeux. Turquoises, plus bleu que le ciel et intense. L'homme de mes rêves parla, je ne l'écoutai pas. Je levai mon arme, y introduis une fléchette et la soufflai vers mon homme de mes rêves. J'entrai dans la tente et soufflai de la poudre dans le visage de l'autre homme. J'enroulai mes bras autour de l'homme et me dématérialisai dans ma hutte.



***


Il dormait encore. Il était dans mon lit. Un rideau translucide séparait ma chambre du reste de ma hutte. Sur un feux magique, je faisais cuire un ragoût. J'entendis mon prisonnier bouger dans mon lit, je me lançai vers ma chambre, ses yeux se posèrent sur moi et je me cachai derrière le rideau. Soudainement, j'étais toute gênée. Comment le prendrait-il?



- Qui êtes-vous? demanda-t-il dans la langue des Enkievs.



Je repoussai le rideau, me dévoilant. Mes joues chauffaient et devaient être rosies de gêne. Je pris un bol de ragoût et l'apportai vers lui. Je m'agenouillai près du lit et lui tendis le bol. Je gardais le regard au sol, sachant que mes battements de coeur se faisaient trop forts pour que je puisse me contenir. Je pris une grande inspiration et finis par lever le regard vers lui. Son regard croisa le mien, je sentis mes joues rougir encore plus.



- Je... Mon nom est Diana, soufflais-je. Je ... Vous...



Je me penchai vers le bol d'eau fraîche à côté du lit, pris la lingette, la tordai et épongeai le front de mon nouveau prisonnier. Je me noyais dans son regard. Lorsque je brisai le contact, je reculai sur mes mains. J'agitai ma main et le bol d'eau, suivit de la lingette me suivirent dans la cuisine.



- J'ai rêvé à vous, avouai-je, tout bas. Je veux savoir pourquoi et qui êtes vous. Ne soyez pas apeuré de moi. Je ne veux que savoir d'où vous venez.



Je revins vers lui et repris ma place près de l'homme. Ma main prit la sienne, avec amitié. Je fermai les yeux et le plongeai dans mes pensées. Je lui laissai voir qui j'étais et que je ne lui voulais aucun mal. Mais que j'étais tout de même puissante et crainte dans la Forêt.



- S'il-vous-plaît, éclairez-moi et je vous laisse libre, dis-je, doucement.
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Kesley

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Ven 23 Juin - 21:35

Si je n'avais plus mal à mes blessures, j'étais cependant totalement épuisé. Je ne savais pas ce qu'on m'avait injecté ni comment je m'étais retrouvé ici, mais ce n'était pas bon pour mon corps. Et le pire dans tout ça, c'était que je ne pouvais plus analyser mon corps afin de le revitaliser. Ça m'énervait royalement. Et maintenant, je ne pouvais pas retracer Emerick, ni savoir s'il était encore en vie. Ça aussi, ça m'énervait. Malgré tout, je ne voulais pas effrayer cette jeune femme qui se trouvait derrière le rideau. Je ne voulais pas lui crier ma colère ou lui raconter mes peurs. Je voulais simplement qu'elle me dise comment partir d'ici, afin que je retrouve mon petit sanctuaire. Probablement que c'était elle qui m'avait sauvé et guéri de mes blessures, mais je ne voulais plus vivre en société. Je voulais être seul, et souffrir en silence. Je voulais également récupérer ma magie afin de me venger. Je n'étais réellement plus un chevalier d'Émeraude. Toutes les valeurs de cet Ordre de chevalerie n'étaient plus les miennes. En fait, ils n'étaient plus rien à mes yeux. 


La jeune femme poussa subitement le rideau, révélant son magnifique visage de porcelaine. Elle ne ressemblait en rien aux femmes que j'avais connues à Émeraude. Ses yeux, sa peau, ses cheveux et la forme de son visage... Elle pourrait ressembler à une Jadoise, mais avec des traits que j'appréciais beaucoup plus. Elle était magnifique. Et étrangement, elle me rappelait quelque peu la reine d'Émeraude, que je n'avais jamais vraiment appréciée. Mais cette fille dégageait une toute autre énergie que celle de la reine. Elle avait l'air toute délicate, et pleine de grâce. Déjà, j'appréciais sa présence, et elle ne m'avait pas encore dit un seul mot. M'avait-elle ensorcelé ? Pour la première fois de ma vie, je regardais une femme comme je regardais les hommes: avec envie.


Je suivis son chemin jusqu'à mon petit lit, et elle s'agenouilla à mes côtés. Je souriais moqueusement, voyant qu'elle évitait mon regard. Était-elle gênée à ce point? Je voulus la provoquer et lui relever le visage, mais elle le fit d'elle-même, croisant de ce fait ses iris... Mauves ? Je haussai un sourcil. Cette couleur ne pouvait que révéler une seule chose; cette jeune femme avait du sang insecte en elle. Décidément, elle n'avait rien en commun sauf cette particularité avec ces ignobles créatures. Je me détendis d'un seul coup, avant de prendre le bol de ragoût qui chatouillait mes narines. Il fallait dire que j'étais affamé, et que mon régime aux fruits et aux noix n'était pas très facile. Elle devait connaître mieux les animaux que moi, et je ne reconnaissais aucunement la viande dans le bol. 


- Je... mon nom est Diana, murmura-t-elle d'une voix très timide. Je... Vous...


Était-ce moi qui la mettait dans un tel état ? Ne voulant pas la mettre plus mal à l'aise, je décidai de prendre une bouchée du ragoût, qui s'avérait plutôt délicieux. La viande était très forte, mais malgré tout très bonne. Jamais je n'avais goûté une telle chose auparavant. Et il fallait bien l'avouer, ça faisait du bien à mon estomac qui criait famine. Je sursautai, alors que la dite Diana épongeait mon front avec une lingette froide. Jamais personne n'avait pris soin de moi de cette façon avant aujourd'hui. J'étais tellement surpris, que j'avais arrêté de mâcher. En fait, je me perdis dans ses iris lilas, qui étaient plus profonds encore que la mer de Shola. Je ne pouvais plus quitter ses yeux. Malheureusement, elle brisa le contact, avant de reculer vivement sur ses mains. Je fronçai les sourcils, ne comprenant pas du tu tout son comportement. À moins que... À moins qu'elle n'avait jamais vu d'humains. Bah, d'hommes, à tout le moins. 


- J'ai rêvé à vous, souffla-t-elle, alors que ses instruments s'envolaient vers la cuisine. Je veux savoir pourquoi et qui êtes-vous. Ne soyez pas apeuré de moi. Je ne veux que savoir d'où vous venez.


Clairement, elle avait remarqué ma présence dans la forêt. Plusieurs l'avaient remarqué, mais personne ne m'avait jamais adressé la parole. Je n'étais qu'un voisin indésiré, mais qui ne dérangeait personne. Il fallait croire que j'avais dérangé suffisamment cette jeune femme pour qu'elle vienne m'enlever des griffes d'Emerick. D'ailleurs, c'était tout de même étrange qu'elle ait rêvé à moi. La même chose était arrivée à Em... Et ce n'était qu'après ça que nous avions fait l'amour, et que j'étais tombé amoureux de lui. Si j'avais su, à ce moment là, ce qui nous arriverait, je n'aurais jamais lancé cette flèche en sa direction et je l'aurais laissé quitter la clairière d'Émeraude. J'aurais continué à coucher avec des hommes plus vieux que moi et ma vie aurait été beaucoup moins compliquée. Malheureusement, je ne pouvais pas revenir en arrière. 


La main de Diana se glissa dans la mienne, et elle la serra doucement. Je fus surpris de l'électricité que je sentais passer entre nos corps. Jamais je n'avais ressenti ce genre d'attirance physique envers une femme. Et j'aimerais bien que mon frère soit là pour en discuter avec lui. Et oui. Même si j'en voulais à mort à mon frère, je ne pouvais m'empêcher de l'aimer et de le vouloir à mes côtés. J'avais envie qu'il me serre dans ses bras, qu'il embrasse le dessus de ma tête et qu'il me dise qu'il m'aimait. Mais tout ça était terminé, et jamais je ne retournerais à Émeraude. 


Pour la première fois de ma vie depuis un an, j'eus accès à un flot de magie. Il n'était pas énorme, mais j'avais accès aux pensées de la jeune femme. Je pus voir qu'elle ne me voulait aucun mal, malgré les rumeurs qui traînaient à son sujet dans la forêt. Lorsque je faisais du troc avec certains habitants, j'avais compris qu'il y avait une sorcière non-aimée dans les parages, mais jamais je n'aurais cru la rencontrer. Pourtant, elle me semblait bien inoffensive. Pire encore, je me sentais attiré vers elle !


- S'il-vous-plaît, éclairez-moi et je vous laisse libre, dit-elle de sa voix de fée. 


Je fronçai les sourcils, mais je gardai sa main dans la mienne. Je n'étais personne, après tout. Je ne savais pas pourquoi elle rêvait de moi ni pourquoi je la mettais dans tous ses états. Mais je n'étais qu'un simple vagabond qui avait trouvé refuge dans la forêt interdite. Ma plus grande prouesse était d'être le frère du chef des Chevaliers d'Émeraude, Nathan. Mais même encore, les gens de la forêt ne connaissaient pas le continent. Ils pensaient que des dragons y vivaient encore. Évidemment, ce n'était pas le cas. Mais je ne voulais pas divulguer les informations d'Enkidiev ici. Ce peuple était étrange, divisé, et je me doutais bien qu'ils se dresseraient contre la monarchie des peuples. 


- Je ne suis personne, lui soufflais-je alors. Simplement un jeune soldat déserteur...


Habilement, je la grimpai par-dessus moi. Je vis ses joues rougir, alors je les caressai tendrement du revers de la main. J'aimais bien la légèreté des vêtements des femmes dans la forêt. Bien le contraire d'Émeraude, où les femmes devaient porter des corsets et huit jupons sous leur robe. Diana portait une robe blanche, ceintrée à la taille, qui arrivait presque à ses genoux. Le tissu était tellement délicat et transparent que je pouvais voir chacune de ses courbes, ainsi que son mamelon. D'ailleurs, ma main s'était glissée jusqu'à son sein et caressait avec tendresse ce dernier. 


Soudainement, l'une de mes mains glissa le long de sa cuisse, afin de glisser sous sa robe. Elle se heurta à quelque chose. Je relevai alors le tissu, et souris moqueusement à la vue d'une très belle dague, bien accrochée. Un bon moyen de défense caché pour une jeune femme aussi jolie. Je détachai la petite ceinture, et la laissai tomber au sol, aux côtés du lit. 


- Vous êtes la deuxième personne, qui rêvez à moi, murmurais-je alors. C'est à vous de m'éclairer sur la situation. Pourquoi des inconnus rêvent-ils de moi? 


Ma main était maintenant rendue sur sa fesse, tandis que mon regard était toujours bien encré dans le sien. Mon autre main caressait toujours son mamelon, dont le bout durcissait sous le tissu. Elle était réellement la plus belle femme que j'avais vue dans ma vie. 
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Diana

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Ven 30 Juin - 23:10

J'étais puissante, j'étais crainte et pourtant, en ce moment, je me sentais si craintive et si petite. Jamais de ma vie, je n'avais tenu la main d'un homme. Surtout un homme aussi fort et séduisant que l'homme devant moi. Jamais un homme s'était tenu aussi proche de moi et cela me mettait extrêmement mal à l'aise. Je n'avais jamais eu de présence masculine dans ma vie, mon père était mort lorsque j'avais trois ans.


L'homme tenait ma main dans la sienne et fronça les sourcils. Mon petit coeur se serra, l'avais-je insulté? Mon premier réflexe aurait été d'aller fouiller dans sa tête, mais je ne voulais pas briser son intimité. J'allais attendre qu'il se laisse approcher.


- Je ne suis personne, dit-il. Simplement, un jeune soldat déserteur...


Je voulus froncer les sourcils, je ne rêvais pas à n'importe qui. Soudainement, mon prisonnier agrippa mes hanches et me fit grimper à califourchon sur lui. Ce qui me fit pousser un petit cri de surprise. Mes joues, qui avaient commencées à dérougir, reprirent leur couleur cramoisie. Le dos de sa main contre mes joues, me surprit de nouveau. Que faisait-il? Son regard glissa sur ma tenue, une petite tunique de voile avec une petite ceinture tressée serrant mes hanches. Mon regard s'était noyé dans le sien, mais la présence de sa main sur mon sein me refit sursauter.


Une farandole d'émotions passa dans tout mon corps. Sa main chaude contre mon sein, une partie de moi voulait qu'il l'enlève et l'autre voulait qu'il aille plus loin. Ce n'est que lorsque je sentis son autre main remonter sur ma cuisse, que je regrettai mes pensées. Sa main exploratrice passa sous ma tunique et se heurta à la petite dague que je portais toujours attachée à ma cuisse. D'une main, il détacha ma ceinture, ce qui étendit les voiles autour de moi, mais je restai couverte.


- Vous êtes la deuxième personne, qui rêvez à moi, chuchota-t-il. C'est à vous de m'éclairer sur la situation. Pourquoi des inconnus rêvent-ils de moi?


Sa main sous ma robe était sous ma fesses, son regard toujours planté dans le mien et son autre main contre mon sein, caressant mon mamelon doucement. Ce dernier durcissait rapidement sous ses caresses, me donnant une sensation toute drôle en moi. Quelque chose que je n'avais jamais ressentis. Mon bassin entama une légère danse contre son bas ventre, sans que je puisse me rendre compte, je rejetai la tête vers l'arrière. Je laissai ce nouveau sentiment s'emparer de tout mon être, mes petites mains s'agrippant à ses solides épaules. Ce sentiment que je connaissais pas du tout m'emplissait et était plus qu'addictif, mais aussi commençait à me faire peur. Je ne devais pas perdre le contrôle de moi-même.


Je poussai un soupir, avant de rouler les yeux au ciel. J'agrippai la petite dague à ma cuisse et posai la lame, habilement,j'éloignai sur la gorge de l'homme. Mes joues rougies d'un plaisir inconnu, mon regard vitreux et ma respiration haletante; tout en moi tremblait.


- Qu'est-ce que... Qu'est-ce que vous m'avez fait? dis-je, semi-apeurée.


Voulais-je savoir la réponse? Je pourrais aussi bien me laisser aller. Je sentais mon intimité toute humide et chatouilleuse. Je poussai un grognement, avant de l'attirer vers moi par les épaules, le relevant en position assise. Je plongeai dans son regard, l'espace d'un moment, et finis par plaquer mes lèvres contre les siennes. C'était mon premier baiser. Et je le faisais passionné et affamé. Je passai mes brasa autour de son cou, défaisant ma robe magiquement et pressant ma poitrine contre son torse solide.


- Je n'ai... jamais... Je n'ai jamais laissé un homme ... me toucher, soufflai-je, entre deux baisers.


Je lassai mes jambes autour de ses hanches. Je pressai mon sexe contre son bas ventre. Je voulais qu'il me fasse devenir une femme. J'en avais assez d'espionner les couples dans les villages autour de ma hutte.


- Je ne rêve pas à n'importe qui et avant d'aller plus loin, je veux savoir qui vous êtes, ordonnai-je, d'une voix chaude.
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Kesley

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Sam 1 Juil - 15:46

Je la sentais fondre sous mes caresses. Ce n'était qu'une question de temps maintenant avant qu'elle ne succombe et ne me laisse profiter d'elle. Quoi? Un an totalement exclu de la société ne me faisait pas. J'étais terriblement en manque de... Quelque chose. Si ce n'était que de l'attention d'une autre personne... Jamais je n'avais été ainsi mis à part. Ici, les gens me craignaient. J'étais l'inconnu, celui qui ne leur ressemblait pas. Lors de mes petits échanges avec certains Enkievs, on m'accusait d'être un sorcier, puisque mes yeux étaient comme des pierres précieuses. Comme la sorcière des lieux. Je comprenais maintenant qu'il s'agissait de Diana. Et qu'elle était tout simplement magnifique. Ses halètements me rendaient complètement fou. Évidemment, elle ne savait pas du tout ce qu'elle faisait. C'était à se demander si un homme avait déjà mis les mains sur elle. Cependant, même si je la prenais au dépourvu, je ressentais son désir grimpant. 


C'est à ce moment qu'elle entama une danse du bassin contre moi, me provoquant encore plus. Si mon mini-moi n'avait pas encore durci, ce n'était qu'une question de temps maintenant. Et avec ce pantalon fait d'un tissu atrocement mince, elle le sentirait bien rapidement. Je me mordis la lèvre inférieure, afin de ralentir le processus. Si elle acceptait mes avances, je me laisserais aller. Sinon, je ne voulais pas avoir à me terminer lamentablement par moi-même. J'en avais marre de faire ça. 


Complètement perdu dans mes pensées, la jeune femme me prit complètement par surprise. Elle posa la lame de sa dague contre ma gorge. Aussitôt, mes mains descendirent contre le matelas de plumes. Mon but n'était pas de lui déplaire, loin de là. Elle était la réponse à mes prières. Elle était celle qui mettrait fin à ma solitude dans cette forêt. C'était ça, son rêve. Elle devait me trouver, afin de mettre fin à mon calvaire et me sauver d'un retour sur Enkidiev. Elle était la solution à tous mes problèmes. 


Prudent, je ne quittais pas son regard un seul instant. Je ne lui voulais absolument aucun mal. Elle devait lire en moi. Elle devait le savoir. Je ne voulais pas mourir aussi idiotement. Bon, à la musculature que j'avais, il m'était facile de la renverser et de la désarmer, mais je ne voulais pas me la mettre à dos. 


- Qu'est-ce que... Qu'est-ce que vous m'avez fait? murmura-t-elle, sous le choc, visiblement. 


Je ne pus m'empêcher d'afficher un sourire moqueur. Décidément, j'avais raison. Personne n'avait encore mis la main sur cette jeune femme. Et moi, j'avais terriblement envie de la souiller. Elle était si pure... Si pure que ça en était écoeurant. Du moins, pour un homme comme moi qui avait goûté aux plaisirs de l'amour depuis plusieurs années maintenant. En fait, je me demandais quel âge elle avait. Ressemblant étrangement aux Jadois, il était impossible de lui donner un âge. Comme Aëlys, et toutes les autres personnes venant du pays du riz. 


Trouvant le moment long, j'eus envie de passer à l'action et de la désarmer, mais elle me releva vers elle, lâchant de ce fait sa petite dague. Son regard fougueux était plongé dans le mien. Sa personnalité était intéressante. Elle semblait divisée. Entre quoi, je ne le savais pas. Mais ça faisait un contraste excessivement intéressant. Ça me donnait envie de la connaître. De la connaître, de la baiser, puis de la courtiser, si ça en valait la peine. Quoi? Ce n'était pas une année en reclus que j'allais changer au niveau de l'amour. Je n'avais jamais eu de bonnes valeurs de ce côté. Il y avait eu Emerick, mais j'avais mis une croix sur cette relation impossible. Je m'étais vengé, et c'était parfait ainsi. 


Mon torse était collé contre la poitrine parfaite de Diana, qui me regardait avec une fougue qui me faisait penser à moi. J'eus envie de me moquer gentiment d'elle, mais elle ne m'en laissa pas la chance. Elle s'empara sauvagement de mes lèvres, comme si sa vie en dépendait. Je surpris mon coeur commencer à se débattre dans ma poitrine. J'avais déjà eu des relations avec des femmes auparavant, mais aucun de m'avait fait cet effet. En fait, je me sentais comme avec Emerick. Simplement, elle n'était pas du bon sexe. Si seulement j'avais mes pouvoirs, je pourrais regarder son énergie. Elle devait ressembler fortement à celle de mon ancien amant. Sinon, pourquoi me sentirais-je ainsi en sa présence? 


Magiquement, je sentis sa robe glisser, la laissant complètement nue dans mes bras. Pour une jeune vierge, elle n'était pas aussi prude que je le pensais. Je devais l'avouer, ça me plaisait bien. Je détestais devoir enseigner à quelqu'un les jeux de l'amour. Pour moi, ça se devait d'être complètement naturel, sinon, c'était un échec. Ou alors, un mauvais coup. 


- Je n'ai... jamais... Je n'ai jamais laissé un homme... me toucher... haleta-t-elle au travers nos baisers.


De manière naturelle, ses jambes vinrent encercler ma taille, alors que nos baisers se faisaient de plus en plus fiévreux. Je tentais de lutter, mais mon membre avait commencé à gonfler. Si ce n'était que de moi, je déchirerais mon pantalon et la prendrais sauvagement, mais je ne voulais pas donner un impression de viol lors de sa première fois. Je voulais que les gens ait un bon souvenir de leur baise avec moi, même si elles pouvaient parfois s'avérer... violentes. Mais son intimité humide contre mon bas ventre me demandait une concentration assez élevée afin de ne pas la prendre là, maintenant. Sur ce côté, c'était plus facile maintenant que je ne possédais plus de magie. Je ne déclenchais pas de tempête en étant dans cet état. 


- Je ne rêve pas à n'importe qui et avant d'aller plus loin, je veux savoir qui vous êtes, m'ordonna Diana d'une voix que je trouvais franchement... sensuelle. 


Je voulus éclater de rire devant son attitude, mais il fallait dire que je trouvais cela absolument mignon. J'aimais qu'on me donne des ordres. Mais malheureusement pour elle, je n'avais pas de réponse à sa question. J'étais littéralement personne. J'avais été, mais je n'étais plus. Cependant, à voir son caractère, je savais qu'elle ne me laisserait pas en paix et qu'elle ne me donnerait pas ce que je voulais si je ne lui disais pas qui j'étais réellement. Je poussai donc un long soupir, laissant mes mains glisser le long de ses cuisses pour se poser contre ses hanches parfaitement rondes. Je me mordais la lèvre inférieure, ne sachant pas quoi lui dire. Je n'avais absolument rien à lui dire en fait ! J'avais cessé d'être ce que j'étais lorsque j'avais fui lâchement l'Ordre. 


- Je... Je suis... En fait, j'étais un écuyer à Émeraude, un royaume sur le plateau, lui avouais-je alors. J'ai déserté, dis-je d'un ton plus sombre. 


Je poussai un profond soupir, avant de me laisser tomber sur le dos. C'était la vérité. Je l'avais longuement nié, mais c'était ce que j'avais fait. Comme un lâche, j'avais déserté, parce que j'étais en colère contre mon frère. Il n'avait pas tenu sa promesse, et moi, je n'avais pas réfléchi. j'étais parti sur un coup de tête, totalement aveuglé par ma rage. En fait, je ne comprenais pas moi-même pourquoi j'étais parti. C'était comme si ce n'était pas moi qui avait fait ça. 


- Je suis désolé, murmurais-je en essuyant une larme. Ma... Ma vie n'est pas intéressante.
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Diana

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Mar 11 Juil - 12:49

Tout en cet inconnu m'appelait, ses yeux sauvages de la couleur du ciel; ses mains quelques peu rugueuses contre ma peau; son corps solide et... sa masculinité... qui venait de se manifester. Je pouvais sentir son sexe en érection contre mon bas ventre. Cela m'excita de plus en plus, ce qui était assez nouveau pour moi.


Mon prisonnier poussa un long soupir, alors que ses mains glissaient le long de mes cuisses nues. Ces dernières se posèrent contre mes hanches, au plus profond de moi, je voulais qu'il me renverse et me prenne. Mais je voulais savoir qui il était et pourquoi je rêvais à lui.


- Je... Je suis... En fait, j'étais un Écuyer à Émeraude, un royaume sur le plateau, dit-il, sur un ton de confidence. J'ai déserté, avoua-t-il.


L'homme poussa un autre soupir, se laissant tomber contre le matelas. Mon coeur se serra pour lui, il devait avoir une raison, pour que ce bel homme déserte. Je devais savoir pourquoi d'un jour à l'autre, je m'étais mise à rêver à lui. J'avais aussi besoins qu'il me fasse devenir femme. mon coeur ne cessait de se débattre.


- Je suis désolé, chuchota-t-il. Ma... Ma vie n'est pas intéressante.


Je secouai la tête, alors qu'il essuyait une larme. Je le ré attirai vers moi, pressant mon corps nu contre le sien et l'embrassai avec tendresse. Mes petites mains se nouèrent avec les siennes, les guidant de mes hanches à mon ventre plat et vers ma poitrine . Je finis par laisser une de ses mains contre mon sein et guidai l'autre vers ma féminité. Aussitôt que le bout de ses doigts entra en contact avec la peau sensible de mon intimité, je poussai un gloussement et fus aspirée dans ses pensées. Ce n'était qu,un mélange de voix l'appelant par son nom, Kesley. Je compris qu'il n'était pas n'importe qui, qu'il était important dans la vie de bien des gens. Je rouvris les yeux et l'embrassai avec passion.


- Kesley, soufflai-je. C'est ton nom...


Mes yeux mauves se plongèrent dans le turquoise des siens, alors que mon corps s'électrisait sous ses mains. Sans le savoir, je lui appartenais déjà. Même si je le savais, j'étais prête à lui donner le cadeau le plus précieux que j'avais : ma virginité. Mes petites mains glissèrent sur son torse musclé, laissant mes ongles le taquiner au passage. Elles se retrouvèrent sur les lacets de son pantalon, que je défis rapidement et libérai son sexe majestueux. Je poussai un gloussement de surprise, avant de passer un doigt de son gland jusqu'à son bas ventre.


- Faîtes de moi, une femme, Kesley, murmurai-je.
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Kesley

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Ven 14 Juil - 21:10

Je ne comprenais plus rien. En ce moment, je désirais ardemment une femme que je ne connaissais pas. Habituellement, cela se produisait plutôt avec des hommes. Oui, j'avais couché avec le sexe opposé à quelques reprises, mais jamais de manière aussi primitive que ce que je tentais de faire en ce moment. Exactement comme j'avais fait avec Emerick. Ça me déchirait de l'intérieur, en même temps, ça me donnait encore plus envie d'elle. Pour le briser, comme il l'avait fait avec moi. Plus jamais je ne pourrais retourner sur le plateau, d'une manière ou d'une autre. Retourner dans l'Ordre ? Encore moins. Je n'étais pas du tout l'homme que Nathan rêvait que je devienne. Je ne pourrais jamais me présenter ainsi devant personne. Désormais, c'était mon ancienne vie. Ma nouvelle, c'était avec cette femme qu'elle commencerait. Aussitôt que mon membre aura entré en elle, je pourrais mettre une croix définitive sur le passé et me pencher sur le présent, ainsi que le futur. Si j'en avais réellement un...


À ma plus grande surprise, la jeune femme me releva brusquement vers elle, collant ainsi son corps nu contre mon torse. Je pouvais sentir tous les frissons qui parcouraient sa peau. J'en voulais plus. Je la voulais elle, toute entière. Étrangement, ses traits me rappelaient quelqu'un que je connaissais, mais je n'arrivais pas à dire qui. Une chose était sûre, c'était que cette dite femme était très belle. Mais j'étais certain que sa beauté n'égalait pas celle de Diana. Elle, elle était tout simplement parfaite. tout d'elle m'appelait. Même ses imperfections. 


Alors que ses lèvres se pressèrent contre les miennes, je m'empressai de prolonger le baiser le plus longuement possible. Je la laissai se saisir de mes mains, qu'elle s'amusait à faire voyager le long de son corps. L'une fit un arrêt contre l'un de ses seins parfaitement ronds, et l'autre descendit vers son intimité, qui était déjà bien chaude. Elle gémit, et je ne pus m'empêcher de commencer à m'activer avec tendresse contre son petit bouton de chair. Je ne savais pas comment elle aimait les jeux de l'amour, mais je n'étais pas la personne la plus douce sur cette terre. Elle était chanceuse en fait de ne pas déjà être à quatre pattes. Je ne me reconnaissais vraiment plus. 


Ses lèvres rencontrèrent de nouveau les miennes, en un baiser fortement passionné. Elle posa alors ses grands yeux mauves au creux des miens, rayonnante.


- Kesley, râla-t-elle alors. C'est ton nom...


Je hochai doucement la tête de haut en bas, sans même prononcer un seul mot. Je ne voulais pas briser l'intensité de ce moment, qui nous appartenait. Nos iris se fréquentant toujours, ses mains glissèrent le long de mon torse, pour aboutir sur les lacets de mon pantalon. Fort heureusement, elles m'en débarrassèrent, afin de le jeter plus loin. Mon membre se dressa alors contre son bas ventre, qu'elle s'empressa de caresser du bout de son doigt fin. Je me mordis la lèvre inférieure afin de résister à toutes les pulsions malsaines qui m'appelaient. Je ne voulais pas être un sauvage. Je voulais être un homme avec qui elle voudrait partager son toit. Je ne voulais plus être seul. Je voulais d'une vie nouvelle, loin de tous mes problèmes et mes souvenirs. Je savais qu'elle pouvait m'offrir tout cela. Mais comment pouvais-je le savoir, si je n'avais plus mes pouvoirs pour lire en elle ? 


- Faite de moi, une femme, Kesley, m'ordonna-t-elle d'une voix douce, mais étonnamment autoritaire.


Quoi? Cette femme merveilleuse était encore vierge ? Évidemment, il me ferait un immense plaisir de la déflorer. Cependant, cela allait me demander une délicatesse que je n'avais tout simplement pas au lit. J'allais devoir résister. Et lui donner la première fois qu'elle méritait. Je plantai donc mon regard au creux du sien. J'étais sérieux, mais rempli de désir. 


Doucement, ma main se glissa dans le creux de son dos, puis je la retournai habilement contre le matelas. Mes lèvres trouvèrent leur chemin jusqu'à la peau de son cou, contre lequel elles se déposèrent avec tendresse. Mes mains s'aventuraient sur son corps, le découvrant peu à peu. Puis, ma bouche descendit contre la vallée entre ses seins, puis contre son bas-ventre. Lentement, j'embrassai pour la première fois son intimité. Elle se cambra instantanément. Je ne pus m'empêcher de sourire moqueusement. J'aimais voir l'effet que je produisais aux autres. Je n'étais pas idiot, je savais ce dont j'étais capable. Et en ce moment, Diana n'avait pas besoin de mots. Elle avait besoin d'une relation physique, au travers laquelle elle se sentirait aimée. Je n'avais pas besoin de la moindre phrase afin de le lui démontrer. Le coup de foudre, c'était comme cela que ça s'appelait...


Une fois que je la sentis bien humidifiée, je relevai mon visage au niveau du sien. Du revers de la main, je caressai sa joue de satin, mon regard croisant de nouveau amoureusement le sien. C'est alors que j'insérai un doigt en elle, puis un deuxième. C'était plutôt serré. Il était certain qu'elle aurait mal, mais au moins, le liquide coulant sur mes doigts me prouvait qu'elle était très bien préparée. 


Je m'affairai ainsi pendant plusieurs minutes, sentant mon coeur s'accélérer et ma respiration devenir de plus en plus saccadée. C'est à ce moment que mon membre bien gonflé commença à me faire souffrir. Je me positionnai donc à l'entrée de son antre, retirant de ce fait mes doigts. Puis, en un simple mouvement de hanches, je la pénétrai tout doucement. 
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Diana

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Sam 15 Juil - 23:51

Toutes ces nouvelles sensations me prenaient par surprise. Jamais un homme ne m'avait touché de la façon que Kesley me touchait. Si cela m'effrayait quelque peu, d'un autre côté, j'en voulais plus. Ma mère ne m'avait jamais parlé des hommes, mais m'avait simplement instruit de me tenir loin d'eux. Car ma virginité était plus précieuse que tout. Pourquoi me disait-elle cela, si elle, avait eu trois enfants?


Son regard rempli de passion se planta dans le mien. Une lueur sérieuse brillait dans son regard, ce qui me fit frissonner. Je voulais qu'il m'aime et qu'il me donne une descendance. Et je voulais aussi que ce moment s'étire le plus possible dans le temps, ou que ce dernier nous ignore.


Sa main glissa dans le creux de mon dos, alors qu'il me posait dos au matelas. Sa bouche glissa contre la peau sensible de ma gorge, avec une grande douceur, pour ensuite voyager vers la douce vallée entre mes seins. Ses mains curieuses parcouraient chaque parcelle de mon corps, comme ses lèvres caressaient mon bas ventre. Je poussai un doux gémissement et me cambrai lorsqu'il posa sa bouche contre mon intimité humide.


Après un moment, son visage réapparut face au mieun. Sa main caressa ma joue, de son revers, alors que son regard se noyait dans mes yeux mauves. C'est à ce moment, que je le sentis entrer un doigt en moi, puis quelques minutes après, un deuxième. Je serrai les dents, car c'était la première fois que l'on entrait en moi. Kesley entama un va et vien lent , alors que sa respiration se faisait plus difficile. Je voyais son sexe tendu près à donner.


Mon amant donna finalement un coup de hanche et son membre entra en moi. Je poussai un premier cri de douleur, lorsque ce dernier brisa mon hymen. Kesley entama un lent va et vien et ma féminité s'habitua à la douleur, qui se transforma en plaisir. Mes cris et sanglots mutèrent en gémissements de plaisir. Mes mains glissèrent sur ses avant-bras musclés, pour atterrir dans son dos. Mes ongles se plantèrent dans la peau de son dos, alors que mes mains descendaient vers ses fesses. J'agrippai ses fesses, l'attirant plus contre moi. Qui aurait dit que je serais en train de faire l'amour, alors que j'avais promis à ma mère de ne jamais laisser un homme me prendre.


Puis après quelques moments de bonheur, je fis voyager mes mains contre ses abdominaux bien sculptés. Pour les faire glisser contre son torse et mes doigts sentirent une cicatrice contre son pectoraux. Je nous renversai rapidement, atterrissant sur le dessus. Toujours avec son sexe en moi, je me penchai sur son torse et reconnus le tracé des cicatrices. Une rune scellant les pouvoirs d'un individu.


- Cette rune, dis-je. On a scellé votre magie.


Je posai une main dessus et fermai les yeux, avant de me mettre à chantonner en Enkiev. Une douce lumière mauve sortit de ma paume et alla effacer la rune. Une fois mon travail terminé, je relevai mon amant en position assise et l'embrassai avec sauvagerie. J'entamai une danse du bassin fiévreuse contre sa masculinité. Je brisai notre baiser, pour jeter ma tête vers l'arrière, en poussant de petits soupirs de jouissance. Jamais je n'avais ressentis de plaisir aussi intense, je sentais aussi que ma propre magie changeait, devenait plus mature.


- Aimez-moi, ronronnai-je, contre son cou.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Sam 29 Juil - 11:10

Je me sentis percer sa petite peau, celle qui la rendait si précieuse en ce pays étrange. En effet, leurs traditions étaient plutôt étranges de ce que j'avais observé. Voyant les larmes perler au coin des yeux de ma belle, je m'affairai vraiment doucement en elle, afin qu'elle s'habitue à la présence de mon membre. Et je ne pus m'empêcher de penser qu'heureusement, ce n'était pas Emerick qui lui avait offert sa première fois, car elle aurait certainement déchirée. Je chassai ces pensées de mon esprit. Je ne devais pas penser à lui. Je ne devais plus penser à lui. Je ne pouvais plus. 


Les mains de Diana glissèrent le long de mes bras, afin de terminer contre mon dos et de s'y enfoncer tout doucement. Ses gémissements étaient maintenant des cris de plaisir, je me permis donc d'accélérer la cadence, me faisant grogner quelque peu. Je fus quelque peu surpris lorsqu'elle se saisit sauvagement de mes fesses afin d'approcher mon corps du sien. Ça ne me déplaisait pas, bien au contraire, j'aimais son audace. Cependant, je ne voulais pas lui faire de mal. Je savais déjà que la première fois était très douloureuse, je ne voulais pas empirer les choses. Je voulais simplement que tout soit parfait pour la sorcière mystérieuse. 


Ses mains caressaient chaque parcelle de mon corps, me faisant haleter. Puis, la jeune femme inversa brusquement nos positions, se retrouvant sur le dessus. Je poussai un gémissement puissant, tandis que je m'enfonçais beaucoup plus profondément en elle. Puis, sa main passa contre ma cicatrice, et une sensation désagréable m'envahit. Je retins un petit cri de douleur. 


- Cette rune, chuchota Diana. On a scellé votre magie.


Je haussai un sourcil. Comment savait-elle cela ? Il s'agissait d'une rune elfique. C'était un code secret des êtres sylvestres, une magie différente. Comment pouvait-elle connaître cela? Aucun mage que je n'avais croisé jusqu'à ce jour n'avait réussi à défaire ce qui m'avait privé de mes pouvoirs. Elle stoppa alors tous ses gestes, afin de prononcer une incantation en Enkiev. À ma plus grande surprise, je vis la rune disparaître. Mes pensées commencèrent alors à se faire envahir par celles des Chevaliers. Incapable de contrôler quoi que ce soit, je ne pouvais pas les bloquer. Ma nouvelle amie, pour sa part, continuait sa petite danse contre mon membre. Mais je n'étais plus capable de me concentrer sur notre partie de jambes en l'air. Je sentais mon flux magique revenir, et c'était excessivement puissant. 


- Aimez-moi, réclama-t-elle alors. 


Je la repoussai brusquement, me retirant de son antre par la même occasion. Perdu, voyant flou, je réussis tout de même à trouver la sortie de la petite maison. Je me retrouvai sur une immense branche. Sans penser à quoi que ce soit, je me laissai tomber dans le vide. Je commandai ma magie de me retenir, ce qu'elle fit. J'atterris donc en douceur contre l'herbe, au même moment où un violent orage explosait. Et si je me fiais à son énergie, elle ne rageait pas seulement dans la Forêt Interdite, mais bien sur tout le continent. Je pus alors sentir à nouveau l'énergie magique de mes soeurs et frères d'armes. Mes anciens soeurs et frères d'armes.... Je me concentrai aussitôt afin de croiser l'énergie d'Aëlys. Je fus soulagé de constater qu'elle allait bien. Je cachai alors ma propre énergie, afin que personne ne la sente. Je ne voulais que personne ne vienne me chercher ici. Déjà que ma magie s'était déclenchée et que ça pouvait avoir touché mon maître, mon frère ou alors ma meilleure amie.... 


Je me retournai vivement, sentant une présence derrière moi. Je vis Diana, complètement nue, qui me fixait. La pluie tombait sur nous, mais cette fois, j'avais l'impression que je pouvais l'arrêter si je le voulais. Mais j'en avais pas envie. J'avais été privé de ma magie tellement longtemps, que je voulais la sentir tomber sur moi. Je franchis donc la distance qui me séparait de la jeune Enkiev, me saisissait de ses lèvres avec passion. Je la hissai dans mes bras, son dos percutant violemment le tronc de son arbre. 


- Merci, râlais-je d'une voix rauque et sauvage au travers nos baisers.
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Diana

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Lun 14 Aoû - 21:10

Je ne sentais plus le plaisir de mon nouvel amant. Faisais-je cela tout croche? Me trouvait-il laide? Sans me dire un seul mot, il me repoussa brusquement, me faisant sursauter. Je vis Kesley se relever et marcher lentement vers la sortie de ma hutte. Mon coeur se serra, où allait-il? Étant moi-même épuisée de magie, je ne pouvais me lever, pour le poursuivre. Mon amant magique sortit sous la pluie diluvienne, qui venait de commencer à tomber.


Mes sens magiques me disaient que cette averse n'était pas naturelle, elle provenait de mon bel amant. C'était une magie toute nouvelle pour moi; à la fois primitive et puissante, mais aussi séduisante. Je me relevai et suivis Kesley dehors, je me laissai flotter jusqu'au bas de mon arbre, avant de le suivre lentement. Chaque gouttes tombant sur mon corps m'aidaient à me rapprocher de plus en plus de lui.


Je retrouvai mon bel homme dans une clairière, il me faisait dos. La pluie glissait sur lui, dessinant chaque courbe de chaque muscle. Il se retourna vers moi, son regard croisa le mien, avant de glisser sur mon corps. Il marcha à grandes enjambées vers moi, avant de plaquer ses lèvres contre les miennes. Mon désir remonta comme une flèche. Je me retrouvai rapidement dans les bras de Kesley, qui me plaqua le dos contre un arbre.


- Merci, râla Kesley, sa voix animale.


Comme toute réponse, je ne pus que pousser un doux gémissement. Ses bras me retenaient solidement contre le tronc d'arbre. Mes jambes s'enroulèrent autour de sa taille, alors que je pressais mon intimité contre son membre encore dressé. Je plantai un regard de braise dans ses yeux turquoise. Les gouttes coulaient contre mon corps, alors que j'embrassais son cou.


- Alors remerciez-moi d'une meilleure façon, dis-je, taquine.


Une de mes mains glissa contre son corps musclé et enroulai mes doigts contre son membre. J'entamai un lent mais fort va et vien, mon regard toujours dans son regard. Soudainement, je déroulai mes jambes de sa taille, avant de sauter à terre. Je me mis à genoux, avant de relever un regard inoffensif sur mon amant.


- Ou alors, je peux vous remercier, murmurai-je.


J'embrassai doucement son gland, en continuant mon va et vien. Je le pris complétement en bouche. Je ressortis son sexe de ma bouche, en laissant ma langue contre lui.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Sam 16 Sep - 16:13

Malgré le fait qu'elle était encore une petite vierge toute prude, ou du moins, qu'elle l'était quelques instants auparavant, elle semblait réellement aimer la violence dans les ébats. Tant mieux. Je n'avais plus aucune douceur en moi depuis excessivement longtemps. Ma respiration était accélérée, et je ne contrôlais plus mes pulsions sexuelles. J'avais simplement envie de la pénétrer avec sauvagerie, tandis que la pluie ferait un lubrifiant naturel. Déjà que son intimité était fortement pressée contre mon membre douloureux, elle n'améliorait pas la situation. J'avais envie de lui faire mal, de la blesser. Mais en même temps, je savais que ce n'était pas exactement la bonne chose à faire. Elle venait de me redonner ma magie, elle ne méritait pas autant de violence. 


- Alors remerciez-moi d'une meilleure façon, me provoqua-t-elle après avoir posé ses lèvres au creux de mon cou.


Je la fixais avec tellement d'envie, qu'elle devait avoir peur de moi en ce moment. Je soutins fortement son regard tandis que sa main glissait le long de mon corps, pour aller se saisir de mon membre. Je lui répondis d'un sourire moqueur, tandis qu'elle commençait à s'activer lentement sur moi. Elle savait comment faire languir un homme, et ce, même sans avoir déjà partager la couche d'un. Clairement elle était une naturelle. Je détestais devoir enseigner à mon partenaire comment s'y prendre. Ça devait venir de lui, et non uniquement de moi. Diana était donc absolument parfaite comme partenaire. Du moins, pour ce que j'en avais vu. 


Elle lâcha subitement son emprise qu'elle avait sur moi, avant de s'agenouiller. Je me mordis la lèvre inférieure, tandis qu'elle me fixait d'un petit regard de biche. 


- Ou alors, je peux vous remercier, souffla-t-elle.


Boah, je n'avais rien fait, mais un remerciement ne faisait jamais de tord à un homme, il fallait bien l'avouer. Confiant, je la laissai me prendre lentement en bouche, trouvant qu'elle s'y prenait plutôt bien. Bon, ce n'était pas Emerick, personne ne pouvait faire une fellation aussi parfaite que le roi argentais. Malgré tout, elle réussissait à me faire gémir plutôt fortement. J'espérais qu'il n'y avait pas d'autres habitants de la forêt près de nous. Si oui, ils devaient se régaler du spectacle. 


Je la relevai brusquement, étant trop près de la jouissance. Je ne voulais pas avoir à terminer cette baise maintenant. J'allais réellement la remercier. Je la retournai, afin qu'elle soit face contre l'arbre. L'une de mes mains glissa le long de ses hanches, tandis que mon membre se glissait sous elle. J'entrai d'un seul coup en elle, nous faisant gémir tous les deux. 


Après plusieurs minutes à m'activer en elle de manière sauvage et rapide, je finis par laisser ma semence se déverser en elle, et je me retirai, en poussant un dernier long gémissement. Je regardai Diana s'effondrer contre l'arbre, puisque ses jambes ne la soutenaient plus. Je la cueillis dans mes bras, nous lévitant jusqu'à sa petite cabane. Je la couchai contre son matelas, l'embrassant contre le front.


- As-tu faim ? lui demandais-je d'une voix douce.
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Diana

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MessageSujet: Re: Retrouvailles involontaires   Dim 24 Sep - 18:05

Je n'avais jamais donné de plaisir à un homme, ma mère me disait toujours que je perdrais mon innocence. Je n'avais pas besoins d'innocence, j'avais besoins de retrouver mes soeurs. J'avais besoins d'être avec Kesley, quelque chose me poussait vers lui. En raison de ma relation avec la nature, avec l'ordre des choses; j'étais l'être le plus puissant de cette forêt. Et pourtant, je me sentais poussé vers l'homme, comme si c'était plus fort que ma volonté.



Je réussis à provoquer fort gémissements auprès de mon amant, alors que son membre effleurait le fond de ma gorge. Comme je sentais que mon amoureux approchait de l'orgasme, ce dernier me releva brusquement. Avec violence, il me retourna contre l'arbre, me faisant pousser un petit cri de surprise. Sa main glissa contre ma hanche, son sexe durcit glissa sous moi et d'un coup de hanche bien placé, Kesley entra en moi. Nous poussâmes un long gémissement en même temps.



Kesley s'activait en moi, depuis un bon moment, avec une agressivité et une passion, qui était nouvelle pour moi. Je rejetai ma tête vers l'arrière, en poussant un cri de passion, alors que je sentais la semence de mon amant se répandre en moi. Mon ancien prisonnier se retira et poussa un gémissement. Perdant mon support au sol, je tombai au sol, mes jambes trop faibles pour me soutenir. Mon amant me prit dans ses bras et à l'aide de ses pouvoirs, il nous fit voler jusqu'à ma hutte. Ce fut mon tour d'être étendue dans mon petit nid, ses lèvres se pressèrent contre mon front.



- As-tu faim? demanda Kesley, sa voix devenue aussi douce que sa peau.



Je levai mes yeux mauves sur lui et lui souris. Je hochai la tête doucement, avant de me tourner vers la sortie de ma hutte. La pluie s'abattait encore sur ma Forêt et ce n'était pas naturel, car nous étions en pleine saison sèche. Je tendis une main vers l'horizon et le soleil prit la place de la pluie. Ce fut un effort de trop, je me laissai tomber de nouveau dans mon lit, en échappant un petit gémissement de fatigue.



- Prends-moi dans tes bras, dis-je à Kesley, qui revenait avec un bol de fruits frais.



Je le laissai poser le bol de son côté du lit, et me laissai câliner par mon amant. Je me nourris, un peu, de son énergie. Je finis par grimper à califourchon sur lui et agrippai le bol de fruits. Je pris un quartier d'orange et le portai à ma bouche. Je savourai le goût sucré de l'agrume, avant de prendre un autre morceau et le porter à ma bouche. Je me penchai sur Kes et le nourris l'orange à même ma bouche. Je l'embrassai amoureusement.



- Je veux voir ton pays, lui dis-je, en promenant mes mains sur son torse.
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