Les Chevaliers d'Émeraude

Les Chevaliers d'Émeraude, troisième génération
 
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 Une liberté aimante

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Noëlle

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MessageSujet: Une liberté aimante   Jeu 9 Juin - 21:38

Mon idée ne semblait pas lui plaire. Du moins, au premier abord. Le soupir qu'il laissa tomber pouvait mener à un certain découragement. Était-ce réellement ce qu'il ressentait? Pourtant, il avait laissé croire le contraire. Mais comme tout ça était absolument nouveau pour moi, j'étais incapable de comprendre ce qui se passait. Dans sa tête, entre nous deux, dans ma tête. Tout ça était confus. Et j'avais peur. Peur de quoi? Peur qu'il lui arrive quelque chose. Je ne savais pas pourquoi. Simplement, je ne voulais pas qu'il me libère. Pas même si c'était moi qui l'assommait. C'était affreusement tentant, mais je ne pouvais pas. Comment vivre en sachant qu'il risquait la mort? À quoi servait de libérer quelqu'un d'une mort qu'il méritait pour aller soi-même à la mort. Un autre contexte que je ne comprenais pas. Pourquoi? Bien sûr, la culpabilité était présente. Après tout, c'était de sa faute si j'étais ainsi condamnée. Car c'était lui qui m'avait capturée. Cependant, au fond de moi, je sentais que c'était tout autre chose. J'avais l'impression que ça venait de lui, d'une impulsion. J'avais l'impression que c'était tout simplement magique.


Le chevalier s'avança alors vers moi, et ramassa ma robe qui traînait au sol. Il la ramena sur mes épaules, à ma plus grande surprise. J'avais toujours pensé que j'avais un corps magnifique. Il fallait croire que ce n'était pas le cas. Tout de même fière, je ne laissai pas voir ma déception. 


Je fus surprise lorsque ses lèvres se posèrent contre les miennes, et ce en attachant le cordon qui retenait ma robe. Il ne voulait pas de mon corps, mais il m'embrassait tout de même? Pourquoi? Je voulus le repousser, afin de lui dire ma façon de penser, mais je ne voulais pas non plus le brusquer. J'avais simplement envie de connaître l'amour avant d'aller à la potence. Je ne croyais pas que c'était trop demandé... 


- Je vous aime, chuchota-t-il alors entre deux baisers.


Mon coeur fit un bond dans ma poitrine, sans que j'en comprenne la raison. Comment pouvait-il aimer une meurtrière ? Il mentait, c'était la seule et unique option. Je ne dis rien, me laissant plutôt enivrer par la sensation délicieuse de ses baisers. Mais j'en voulais plus. 


Aden mit soudainement fin à notre étreinte, et je fus surprise de sentir que mes pieds n'étaient plus sur de la pierre froide et sale, mais bien dans du sable coloré. Je n'avais jamais mis les pieds au royaume des Fées, mais je sus bien rapidement que j'y étais. En effet, je pouvais entendre le bourdonnement de leurs ailes. Je levai la tête, ne les apercevant pas. Elles devaient avoir peur de moi, et restaient invisibles afin que je ne puisse pas les tuer. J'avais déjà tué l'une des leurs, en l'attirant dans un guet-apen. Je ne savais pas si elles savaient que j'en étais la responsable. Maintenant oui, puisqu'elles avaient le pouvoir de lire dans les pensées. Après avoir déposé une couverture au sol, les créatures ailées s'enfuirent aussitôt. J'étais désarmée. Oui, j'étais très bonne au combat corps à corps, mais pas contre des êtres qui volaient. Je descendis mon regard sur l'homme qui venait de me rendre ma liberté, et il posa instantanément ses lèvres contre les miennes. Je fermai les yeux, laissant les sensations m'envahir. Je me retrouvai rapidement assise sur la couverture, Aden à mes côtés.


- Je ne voulais pas que vous passiez ce moment dans une cellule, mais bien sur la plus belle plage d'Enkidiev, me murmura-t-il alors.


Je hochai doucement la tête de haut en bas, ne réalisant pas vraiment ce qui se passait en ce moment. D'ailleurs, de quel moment parlait-il ? Ma main monta d'elle-même jusqu'au lacet qui retenait ma robe, tandis que mon regard était absorbé par celui du chevalier. Elle le défit lentement, laissant à nouveau tomber le tissu au sol. J'étais à nouveau complètement nue, dans un coucher de soleil sur une plage complètement déserte. Était-ce ce qu'on pouvait qualifier de romantique. J'avançai mon visage vers celui de l'homme, afin de lui voler un baiser délicat. 


- Mais je devrai retourner à ma cellule avant qu'on se rende compte de mon absence, susurrais-je. Sinon, vous finirez aussi mort que moi. Et je ne veux pas.


Avec lenteur et tendresse, je grimpai sur lui, m'emparant de ses lèvres avec ardeur et passion. Mon coeur s'animait si fortement dans ma poitrine que j'avais peur qu'il en sorte. Pourquoi est-ce que je craquais pour un homme qui m'avait fait prisonnière, et que j'allais devoir quitter dans quelques heures pour la mort. J'aimerais avoir une réponse à mes questions, à mes sentiments, mais cela semblait totalement impossible. Jamais je ne pourrai comprendre les pulsions nouvelles de mon corps.


- Aimez-moi, soufflais-je entre deux baisers.
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Aden

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MessageSujet: Re: Une liberté aimante   Lun 20 Juin - 21:46

J'avais beau être assis près d'elle, sans même la toucher, mon coeur ne cessait d'essayer de défoncer ma poitrine. La lumière l'entourant comme un halo, lui donnait l'air d'une douce fée. Noëlle hocha la tête doucement, sa petite main alla d'elle-même défaire le cordon de sa robe, alors que son regard se noyait dans le mien. Mon âme soeur était de nouveau toute nue devant moi, le soleil couchant donnant une teinte dorée à sa peau pâle. En quelques secondes, son visage n'était qu'à quelques centimètres du mien. Ses lèvres vinrent voler un baiser rapide.


- Mais je devrai retourner à cellule avant qu'on se rende compte de mon absence, souffla Noëlle. Sinon, vous finirez aussi mort que moi. Et je ne veux pas.


Mourrir, pour l'amour de ma vie, ne me faisait pas peur. J'aimais mieux cette mort, que de mourrir seul sur un champ de bataille. Pendant que je pensais à ma mort, ma douce grimpa sur moi et avec tendresse, reprit mes lèvres, passionnéement. Son corps était si près du mien, que je pouvais sentir son coeur se débattre dans sa poitrine.


- Aimez-moi, murmura-t-elle.


Mes mains prirent les siennes et avec douceur, je les posai contre mon torse, sous ma tunique. Mes lèvres entreprirent un chemin de baisers dans son cou, avant de la renverser sur le dos et d'aller embrasser la vallée entre ses seins. Je lui envoyai une forte vague d'amour, avant de continuer mon chemin de baisers vers son bas ventre. Je levai un regard amoureux vers celle, qui aurait toujours dû être mienne.


- Je vous aime, Noëlle, soufflai-je, amoureusement.


Ma bouche franchit les derniers centimètres me séparant de son sexe et alla déposer un doux baiser contre ce dernier. Ma langue alla titiller son petit bouton de chair, avec lenteur. Mes mains caressaient la peau de satin de ses cuisses, frissonnant à son contact.
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Noëlle

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MessageSujet: Re: Une liberté aimante   Mar 5 Juil - 16:21

Me voulait-il? M'aimait-il? Ou alors était-ce de fausses paroles? Je ne savais pas du tout quoi penser de cette situation. Je m'étais souvent servi de mon corps afin d'obtenir ce que je voulais, mais jamais je n'avais fait l'amour. Jamais je n'avais eu une relation sexuelle complète. Je coupais la tête des gens avant que cela ne se produise. Ce qui faisait de moi une jeune femme vierge. Et comme j'allais mourir... Je souhaitais vivre des choses que je n'avais jamais vécu. Être aimée véritablement, faire l'amour. Être heureuse. Mon mode de vie ne m'avait jamais dérangée. Je l'avais toujours apprécié. Mais l'arrivée d'Aden m'avait littéralement percutée. J'avais envie de penser qu'il me faisait du faux charme, et que je devrais lui trancher immédiatement la tête avant qu'il ne le fasse, mais en même temps, je voulais y croire. Je voulais croire qu'enfin, on m'appréciait, on m'aimait, et on me désirait, et pas seulement pour mon corps, comme tous ces connards que j'avais tué. 


Les mains d'Aden se faufilèrent dans les miennes, afin d'aller les reconduire contre son torse si parfait. J'étais complètement nue et lui, il avait encore tous ses vêtements. Il fallait le dire, ce n'était pas vraiment juste. Je me laissai enivrer par la sensation de ses baisers contre ma peau. Mon coeur fit un bond dans ma poitrine lorsqu'il me renversa au sol, afin de grimper par-dessus moi et de faire suivre sa lignée de tendresse lentement vers mon intimité. 


- Je vous aime Noëlle, me dit le chevalier en plantant son regard dans le mien. 


J'avais peur de la suite, car je ne connaissais pas du tout ça. Cependant, aussitôt que mon nouvel amant posa sa bouche contre mon sexe, je frémis et gémis. Pour une fois, j'avais envie qu'on me touche. Je ne le faisais pas simplement pour travailler et récolter mon blé. Je le faisais parce que j'en avais envie. 


Après quelques minutes de ce divin traitement, je remontai tendrement son visage vers le mien, le sourire aux lèvres, pour une des premières fois de ma vie. J'embrassai tendrement ses lèvres, puis je sentis du mouvement vers ma droite. Je pris aussitôt la dague que j'avais remarquée dans la botte d'Aden, et me tournai, prête à attaquer. Je fus surprise de voir une louve avec ses petits.


- Regardez... soufflais-je.


Dans tous les autres royaumes, les animaux ne s'approchaient jamais des humains car ils les chassaient. Chez les fées et les elfes, c'était différent. Leur végétarisme leur permettait d'être en paix avec les animaux.


Je laissai tomber la dague, me sentant légèrement coupable de ma réaction. Je tournai mon regard vers celui d'Aden, qui me fixait, puis fixait les louveteaux, puis me fixait de nouveau.
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Aden

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MessageSujet: Re: Une liberté aimante   Sam 9 Juil - 18:05

Son corps frémissait sous mes caresses, ses gémissements étaient comme une douce mélodie dans mes oreilles. Après quelques minutes de ce traitement, mon âme soeur remonta mon visage vers elle, un petit sourire flottant sur ses lèvres parfaites. Ces dernières trouvèrent les miennes, comme je sentais que notre baiser devenait de plus en plus fiévreux, je sentis une présence  près de nous. Sa petite main agrippa la dague, que je tenais dans ma botte et se tourna.


- Regardez... souffla Noëlle, doucement.


Je me retournai dans la direction, d'où ma douce regardait. Je vis une louves avec trois louveteaux. Noëlle lâcha la dague et croisa mon regard. Je ne cessais de regarder la louve et ses petits, pour ensuite revenir vers Noëlle. J'eus soudain un déclic, la seule façon d'empêcher la mort de Noëlle, était qu'elle devienne une mère.


- Je sais... murmurais-je. Je sais comment vous éviter la pensaison.


Je croisai le regard interrogateur de mon âme soeur. Je posai mes lèvres dans le cou de ma douce, avant d'aller mordiller doucement son lobe d'oreille. Mes doigts s'entremêlèrent avec les siens, alors que je portais sa main à mes lèvres.


- La seule façon de vous sauver serait de... de... que... vous tombiez enceinte, dis-je tout bas.


Pesant la gravité de mon idée, je compris toute la folie de ce que je venais de dire. Je me décollai de Noëlle, me tournai vers elle et posai mes lèvres sur les siennes. Je sentis une présence dans mon dos, je me redressai et trouvai un louveteau assis près de moi. Mon regard croisa celui de la mère, alors que le bébé grimpait par-dessus mes jambes et alla couiner devant Noëlle.


- Je crois qu'il vous aime bien, dis-je, en riant.


Je vis de petites étoiles dans les yeux de Noëlle, le petit loup retourna vers sa mère en gambadant. J'attirai Noëlle vers moi et l'embrassai avec passion. Me couchant sur la couverture, la hissa sur moi.
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Noëlle

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MessageSujet: Re: Une liberté aimante   Ven 15 Juil - 23:56

Je ne savais pas quoi penser de sa réaction. En fait, je ne comprenais pas pourquoi il agissait ainsi. Je me sentais quelque peu mal à l'aise. Voulait-il inclure les loups dans nos jeux amoureux? Si oui, ce serait sans moi. J'aimais bien les animaux, mais pas de cette façon-là. Et j'espérais fortement qu'il pensait la même chose que moi. Je serais très mal du contraire. 


- Je sais... chuchota-t-il alors d'un ton mystérieux. Je sais comment vous éviter la pendaison.


Je haussai un sourcil, incrédule. Ce n'était tout de même pas un loup qui allait m'éviter la mort. Ils étaient de magnifiques créatures, mais pas au point de m'éviter la potence. J'eus envie d'asséner mon poing au visage du chevalier, mais je me retins. Au fond, je voulais croire qu'il ne voulait pas se moquer de moi en ce moment. C'est pourquoi je tournai un regard rempli de questions dans le sien. Pourquoi disait-il une chose pareille avec autant d'assurance?


Comme s'il voulait me rassurer, mon amant alla poser ses lèvres au creux de mon cou. Je frissonnai sous la sensation, alors que ses doigts se saisissaient des miens afin de les mener jusqu'à sa bouche. Il la caressa d'un doux baiser, et je ne pus m'empêcher de sourire.


- La seule façon de vous sauver serait de... de... que... vous tombiez enceinte, marmonna Aden.


J'écarquillai le regard, alors que le Chevalier se tournait vers moi afin d'embrasser mes lèvres. Je me laissai faire, totalement figée. Que moi, je sois enceinte? Moi, la pire assassin d'Enkidiev, mère ? C'était totalement impossible. Jamais je ne pourrai m'occuper d'un enfant. J'en serais incapable. La seule personne dont je m'occupais était moi, et uniquement moi. 


Le couinement d'un petit louveteau me sortit de ma torpeur, alors je posai mon regard sur lui. Il commença alors à se frotter contre ma jambe, et je ne pus m'empêcher de l'adorer. Était-ce comme ça que l'on se sentait lorsqu'on avait un enfant? Pouvais-je vraiment faire ça afin de m'éviter la mort? C'était légèrement égoïste, mais je l'avais été toute ma vie. Alors pourquoi cela changerait aujourd'hui. La question était plutôt: est-ce qu'Aden voulait vraiment être le père de cet enfant?


- Je crois qu'il vous aime bien, se moqua-t-il alors.


J'eus un léger sourire en coin, alors qu'il m'attirait à lui. Ses lèvres s'emparèrent des miennes avec tendresse, et je participai aussitôt au baiser. Bien rapidement je me retrouvai par-dessus le chevalier, et je me penchai près de son oreille.


- Il n'est pas le seul, le tentais-je alors, faisant référence à lui-même. 


J'allai cueillir un doux baiser sur ses lèvres, avant de descendre de la même façon le long de son magnifique torse nu et musclé. Lorsque j'arrivai à la base de ses pantalons, mes mains se mirent de la partie. Je retirai le seul morceau de tissus qui lui restait, puis je l'aidai à se redresser en position assise. Je plongeai un regard sensuel dans le sien.


- Vous voulez vraiment être le père de mon enfant? lui murmurais-je d'une voix pleine de luxure, comme pour chercher à le tenter.
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Aden

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MessageSujet: Re: Une liberté aimante   Sam 16 Juil - 0:34

Ses lèvres étaient douces, rien n'était plus doux, excepté ses doux gémissements ou sa peau contre la mienne. Comme je l'embrassais avec toute la passion, qui envahissait mon être, je sentis que Noëlle y prit aussi part. Elle brisa ce dernier pour se pencher contre mon oreille.


- Il n'est pas le seul, murmura-t-elle, en faisant une claire référence à moi.


Oh, pour cela, elle avait raison. Je l'aimais d'un amour incompréhensible. Ma maîtresse posa ses lèvres contre les miennes, pour ceuillir un baiser, avant de faire courir ses lèvres contre mon torse et ce jusqu'à mon bas ventre. Ses petites mains défirent mon pantalon, avant de me le retirer. Noëlle m'aida à me remmettre en position assise, alors qu'elle plongeait un regard sensuel dans le mien. La jolie femme n'avait pas de pouvoir magique, mais la profondeur de ses noisettes m'hypnotisait.


- Vous voulez vraiment être le père de mon enfant? demanda-t-elle, en un murmure empli de luxure.


Je hochai la tête positivement, avant de la faire grimper sur moi et de poser mes lèvres sur les siennes. Je fis glisser ma bouche dans son cou, alors que ma main trouvait son intimité, pour aller caresser son petit bouton de chair. Je pouvais la sentir frémir contre moi. Peu à peu, mon érection se faisait de plus en plus douloureuse. J'avais besoins de la sentir contre moi. Je lui envoyai une puissante vague d'amour, avant de la coucher le dos sur la couverture et de grimper par-dessus son corps magnifique.


- Je ne veux pas vous faire mal, râlais-je, le souffle court.


Je pus voir dans ses yeux, qu'elle me désirait autant que je la désirais, elle. J'enlignai mon sexe avec son intimité, avant de la pénétrer avec la plus grande des douceurs. Malgré tout, ma douce poussa un cri de douleur. Mes yeux s'arrondirent, alors que je me redressais un peu.


- Je vous ai fait mal? demandais-je.
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Noëlle

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MessageSujet: Re: Une liberté aimante   Dim 31 Juil - 2:16

J'étais réellement surprise de sa proposition. Il était vrai que si cela arrivait, la reine Mylena ne pourrait rien faire contre moi. Elle pourrait me garder captive pendant neuf mois pour ensuite m'exécuter, mais je savais très bien qu'Aden aurait le temps d'organiser ma défense. Je ne savais pas pourquoi, mais étrangement, je lui vouais une confiance absolue. J'avais la nette impression qu'il allait réussir à me sauver la vie, même si ce n'était pas la chose la plus morale à faire. Après tout, je méritais amplement de me faire exécuter. Et Aden le savait autant que moi.


Mon futur amant hocha la tête de haut en bas, faisant sauter brusquement mon coeur dans ma poitrine. Comme une belle idiote, je ne pus m'empêcher de sourire stupidement. Cet homme savait comment me faire fondre devant lui. Mes yeux plongés au creux des siens, je me laissai faire lorsqu'il me fit grimper sur lui. Habituellement, lorsque j'allais aussi loin avec un homme, c'était pour mieux le tuer et il n'y avait que cruauté en moi. Cette fois, c'était différent. Cette fois, un homme allait me faire un enfant car il m'aimait. Était-ce possible?


Ses lèvres allèrent soudainement chatouiller la peau sensible de mon cou, alors que sa main s'attaquait à mon intimité. Je ne pouvais m'empêcher de frissonner à chacune de ses caresses. J'avais peur de la suite, mais je savais également que j'étais prête. Prête à vivre réellement, aux côtés d'une personne qui m'aimait, et non avec une mère indigne qui m'avait abandonnée à la naissance. 


Doucement et avec une tendresse infinie, le chevalier m'aida à m'étendre sur le dos, contre la couverture, pour ensuite grimper par-dessus moi. Jamais je n'aurais pensé que ma première fois serait avec un chevalier d'Émeraude.


- Je ne veux pas vous faire mal, me souffla-t-il alors qu'une douce chaleur s'emparait de mon être.


Je hochai négativement la tête, alors que je sentais son membre se frotter contre mon intimité. Je savais que ce n'était qu'une question de secondes avant qu'il entre en moi, et je ne pouvais m'empêcher de retenir mon souffle en m'imaginant la douleur que j'allais ressentir. Aden entra alors lentement en moi, et un cri de douleur sortit bien malgré moi de ma bouche. Il se stoppa aussitôt, posant un regard inquiet dans le mien.


- Je vous ai fait mal? me demanda-t-il alors.


Je hochai négativement la tête, tentant un léger sourire. Je glissai mes mains autour de son cou afin d'attirer son visage à moi, puis je posai tendrement mes lèvres contre les siennes. Je me mis alors à me mouvoir sous lui, oubliant la douleur qui pouvait bien traverser mon être. Je voulais simplement lui faire du bien. Je voulais qu'il soit heureux. Je voulais que pour lui, il n'y aie aucune autre femme que moi en ce monde. 


Je mis soudainement fin au baiser, avant de me relever jusqu'à ce que ma bouche atteigne son oreille. Je mordillai doucement son lobe d'oreille, avant d'embrasser le creux de son cou.


- Faites-moi un enfant, puis épousez-moi, réclamais-je d'un seul murmure.


J'inversai brutalement nos positions, poussant un nouveau cri de douleur alors qu'il s'enfonçait encore plus profondément en moi. Je me penchai de nouveau vers son oreille.


- Ne vous occupez pas de ma douleur, elle va passer, chuchotais-je.
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Aden

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MessageSujet: Re: Une liberté aimante   Mer 10 Aoû - 1:06

L'idée de blesser Noëlle me faisait peur. Déjà que je ne savais pas ce qui nous attendrait en revenant à Émeraude, je n'avais envie de rajouter du malheur à sa journée. Je vis mon amante secouer la tête, avec un petit sourire aux lèvres. Ses mains attirèrent mon visage vers le sien, afin qu'elle pose un doux baiser sur mes lèvres. Ma jeune fiançée commença à faire danser son bassin sous moi, naturellement mon corps répondit alors que notre va et vien recommençait.


L'idée de salir la mémoire de la mère d'Ema me sortit de la tête, alors que Noëlle prenait maintenant toute l'importance du monde à mes yeux. Sans oublier ma fille! Sa bouche libéra la mienne, pour aller se poser près de mon oreille. Je sentis ses dents titiller mon lobe pendant un instant et ses lèvres se presser contre mon cou.


- Faîtes-moi un enfant, puis épousez-moi, dit-elle, tout bas.


Sans que je puisse répondre, je me retrouvai sous ma douce, alors que s'asseyait sur mon sexe. Ce dernier entra plus profondément en elle, alors que No poussa un cri de douleur. Elle se pencha sur moi, à nouveau.


- Ne vous occupez pas de ma douleur, elle va passer, murmura-t-elle.


Mes mains allèrent se poser tendrement sur ses hanches, guidant un nouveau mouvement de va et vien, mais beaucoup plus doux que le premier. Après un doux moment, je me redressai en position assise, gardant Noëlle sur moi, ce faisant mon sexe alla presque cogner le fond de son intimité. J'accélérai le mouvement, voyant que ma douce avait de moins en moins mal. L'une de mes mains caressa son visage, alors que mes lèvres prirent les siennes avec passion.


- N...Noëlle, soufflais-je sous la passion, qui m'embrasait.


Je sentis alors un violent orgasme me frapper de plein fouet. Je sentis ma semence se lancer en elle, alors que mon membre ramolissait doucement. Je poussai un long râle, avant de poser ma bouche sur la siennes. Je soulevai ma douce, avant de la poser à côté de moi. Je m'étendis sur la couverture, entraînant Noëlle avec moi.


- Marrions-nous dès notre retour, soufflais-je.
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Noëlle

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MessageSujet: Re: Une liberté aimante   Lun 5 Sep - 13:54

J'étais bonne pour acter. Mais la réalité, ce n'était pas pour moi. Je me retrouvais complètement démunie, surtout devant ce chevalier. Tout pour moi était nouveau, inconnu. Tout ça parce que je me suis fait avoir. Était-ce le destin? Devais-je rencontrer ce chevalier? Était-ce prévu par les cieux? Je commençais à croire que oui. Je commençais à croire que c'était une réelle chance de rédemption. Que les dieux me permettaient de devenir autre chose qu'une assassin. Pour rester en vie, je savais que je n'avais pas le choix. Lentement, je commençais à comprendre que ce n'était pas la vie cependant qui me rattachait à cette nouvelle idée. C'était lui. Mon coeur battait la chamade pour lui, sans même que je puisse comprendre le pourquoi de tout ça. 


Je me mordais la lèvre inférieure, alors que mon amant posait ses mains contre mes hanches. J'étais bien heureuse qu'il fasse cela en fait, car je ne savais pas comment bouger afin de lui plaire. Je voulais qu'il aime ça.


Subitement, Aden se redressa, collant son torse chaud contre ma poitrine. Je ne pus empêcher un gémissement de douleur s'échapper de ma bouche. Le plaisir commença alors à venir à moi, tandis que le chevalier prenait possession de mes lèvres avec ardeur. Je prolongeai le baiser le plus longuement possible afin de cacher ma gêne. 


- N... Noëlle, gémit-il entre deux baisers.


Alors que mon plaisir atteignait son plein potentiel, je sentis le sexe de mon amant se ramollir. Je m'écroulai dans ses bras, tandis qu'il laissait tomber un dernier gémissement. Je fermai les yeux, laissant ses lèvres caresser les miennes. Bien rapidement, je me retrouvai couchée contre la couverture de laine, bien blottie dans les bras de mon chevalier.


- Marrions-nous dès notre retour, dit-il en un souffle.


Je relevai mon visage vers le sien, souriante. Je posai mes lèvres contre son menton, avant de fermer les yeux et de me coucher confortablement contre son torse musclé.


- Non, râlais-je. Marrions-nous maintenant.


Je pus entendre plusieurs rires autour de nous, tandis que certaines fées commençaient à se rendre visibles. Je fus rapidement séparée de mon amoureux, alors que les êtres ailés commençaient à me coiffer, me maquiller, et jusqu'à ce que je sois dans une magnifique robe de mariée d'une blancheur immaculée. On me ramena rapidement près d'Aden, qui lui était en tenue d'apparat. Il semblait aussi surpris que moi, bien qu'il souriait stupidement, lui aussi. Il se tenait sous une arche ornée de fleurs multicolores. 


Pieds nus, je marchais lentement le long de l'allée improvisée, précédée de deux jeunes fées qui lançaient des orchidées au sol: mes fleurs favorites. J'en tenais un bouquet entre mes mains, que je serrais de nervosité. 
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Aden

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MessageSujet: Re: Une liberté aimante   Dim 15 Jan - 21:42

Jamais je n'aurais cru la personne qui m'aurait dit que je rencontrerais mon âme soeur cette année. Ma fille avait toujours été ma priorité et rien ne saurait la remplacer. Soudainement, Noëlle était apparue dans ma vie, en premier comme une ennemie et maintenant comme la femme de ma vie. Je venais aussi très probablement de lui donner un fils.


Mon regard était dirigé vers les étoiles, j'étais heureux et amoureux. Rien ne saurait venir entacher mon bonheur. Le visage parfait de ma douce vint briser le contact que j'avais avec le ciel, comme elle posait ses douces lèvres contre mon menton. Son sourire illuminait mon existence terne. Je la regardai se coucher contre mon torse et fermer les yeux. Je venais non seulement de sauver mon âme soeur de la mort, mais aussi je venais de trouver la femme avec qui j'allais vieillir et mourir.


- Non, souffla ma belle. Marrions-nous maintenant.


Comme mon regard se mettait à briller d'excitation et de surprise, une vague de rires aigus se fit entendre. Autour de nous, les fées se matérialisèrent autour de nous, en un instant, je fus séparé de ma douce. Comme par magie, en fait par magie, je fus habillé dans mon armure de l'ordre. Et fus placé sous une arche de fleurs multicolores, on rammena Noëlle vers moi. Elle portait une magnifique robe blanche, ses cheveux magnifiquement coiffés. Je ne pus m'empêcher de sourire devant elle.


Noëlle s'avança vers moi, pieds nus, alors que deux jolies fées ouvraient la marche, lançant des orchidées au sol. Ma douce serrait un bouquet d'orchidées dans ses mains, son sourire brillait autant que l'aura des âmes soeurs. Lorsque ma future femme arriva devant moi, une grande fée apparut entre nous deux. Elle prit nos mains et les lia ensemble.


- Nous sommes réunis ici, pour unir deux âmes soeur, dit-elle de sa voix douce. Par ce mariage, nous unissons deux âmes, deux vies et deux destins.


Je vis que Noëlle semblait extrêmement nerveuse, donc je lui lançai une vague d'apaisement et d'amour. La fée poussa un petit rire, les fleurs devinrent de plus en plus colorées.


- Aden d'Émeraude, fils du Roi Bran de Zénor, prenez-vous Noëlle d'Enkidiev pour épouse? demanda la fée. Jurez-vous de l'aimez, de la protéger, de la guider? Dans les bons temps, les mauvais temps et dans la santé et la maladie? Jusqu'à la mort?


Le regard perçant de la fée se plongea dans le mien. Je pris une grande inspiration et me tournai vers mon âme soeur. L'aura autour d'elle brillait encore plus. Mon coeur se mit à battre encore plus vite. Ses mains douces serraient les miennes. «Je t'aime» soufflais-je à Noëlle dans son esprit. Une vague de gloussements se fit entendre autour de nous.


- Oui, dis-je. Je le jure.


La fée sourit et se tourna vers Noëlle.


- Noëlle d'Enkidiev, commença-t-elle. Prenez-vous Aden d'Émeraude pour époux? Jurez-vous de l'aimer, de le protéger, de le guider? Dans les bons temps, les mauvais? Dans la santé et la maladie? Jusqu'à ce que la mort vous sépare
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Noëlle

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MessageSujet: Re: Une liberté aimante   Jeu 9 Fév - 23:37

Jamais de ma vie, je n'aurais cru me marier un jour. Encore moins la veille de ma sentence de mort. Ce mariage ne changerait rien à ce qui allait m'arriver. J'allais mourir et laisser Aden veuf, mais je ne pouvais pas lui enlever ce plaisir. Là, devant moi, il semblait tellement radieux. Oui, toutes ces émotions changeraient dans quelques jours, mais il aura au moins connu quelques instants de bonheur avec son âme soeur. Reine Mylena n'était pas clémente, et ça sentait la potence pour moi, après tous les crimes odieux que j'avais commis. Cependant, j'en prenais l'entière responsabilité. J'allais juste être sûre que mon futur mari n'assisterait pas à ma mort. Et puis, peut-être aurais-je tout de même le droit aux Grandes Plaines de Lumière et que je pourrais ainsi le revoir? Tout ça n'était qu'un commencement.


La fée se trouvant entre Aden et moi se saisit de ma main tremblante, la nouant à celle de mon chevalier. Je savais qu'elle parlait, mais je n'entendais pas ce qu'elle disait. Je me concentrais sur les yeux de mon amoureux, trop effrayée par la suite des choses. Je ne voulais pas le quitter, ni l'abandonner, mais c'était inévitable. Je sentis alors une puissante chaleur m'envahir, et tout l'amour d'Aden à mon égard envahir mon corps. Je fermai les yeux sous l'impact, me sentant alors moins nerveuse. « Je t'aime, entendis-je alors dans mon esprit. » Je relevai un regard moqueur vers mon futur époux, armée d'un léger sourire en coin. Je ne pouvais pas lui répondre de la même façon, donc je me contentai de le lui dire de manière muette, voyant très bien qu'il lisait sur mes lèvres.


- Oui, je le jure, prononça mon amant.


Je souris de bonheur, sa voix me ramenant subitement à la réalité. Je ne pouvais pas le croire. J'allais être mariée à un chevalier d'Émeraude. Moi. La plus grande assassin d'Enkidiev. Personne n'aurait pu y croire. 


- Noëlle d'Enkidiev, dit alors la fée, se tournant vers moi. Prenez-vous Aden d'Émeraude pour époux? Jurez-vous de l'aimer, de le protéger, de le guider? Dans les bons temps, les mauvais? Dans la santé et la maladie? Jusqu'à ce que la mort vous sépare?


Ma main tremblait toujours. Je n'étais pas à l'aise à dire ce genre de choses, donc devant une foule inconnue, c'était bien pire. Mais je pris une grande inspiration.


- Oui, je le jure.


Je sautai alors dans les bras de mon époux afin de l'embrasser sur les lèvres. Je sentis alors quelque chose contre mon doigt. Je regardai ma main, et je vis qu'un anneau magique s'y était formé. Identique à celui qu'Aden venait d'avoir. Je glissai mes mais derrière son cou, l'embrassant de nouveau. 


Je sentis soudainement le sol changer sous moi, mais je n'en fis pas de cas. Après tout, les Fées aimaient bien user de leur magie.


- Comme c'est mignon, proclama alors une voix que j'aurais préféré ne pas entendre, celle de la reine.


Je me détachai d'Aden, mais il m'avait déjà caché derrière lui. Nous étions de retour à Émeraude, et il y avait foule devant nous. Nous étions sur une petite estrade de fortune, et la reine, le roi et leur fils étaient tous présents. Je fronçai les sourcils. Rapidement, je cachai mon visage dans le dos de mon nouvel époux, alors que j'entendais les pas de la Reine se diriger vers moi. 


- Noëlle d'Enkidiev, vous êtes accusée du meurtre de plusieurs centaines de personnes. Votre peine est celle de la mort par démembrement. 


Mon mari avait reculé, se maintenant au même niveau que moi. Sa main était posée contre mon ventre. J'avais la tête basse. Je savais que je méritais tout ça, mais jamais je n'aurais cru que ma mort serait aussi atroce. En fait, ça m'avait tout pris pour ne pas hurler de terreur à cette annonce.


- Désolée, Aden, soufflais-je.


HJ/ Nous sommes maintenant à Émeraude !
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Aden

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MessageSujet: Re: Une liberté aimante   Dim 19 Fév - 23:44

J'ai toujours pensé que Victoria, la mère de ma fille, serait la seule femme que j'aimerais. Jamais, je n'aurais penser tomber amoureux de la meurtrière la plus recherchée d'Enkidiev, encore moins l'épouser de mon plein gré après lui avoir fait l'amour. Je pensais encore moins me marier sans la présence de ma Ema adorée.


Sa petite main tremblait comme une feuille dans la mienne, grande et stable. Noëlle ne semblait pas du tout à l'aise devant la foule de fées. Je vis ma mariée prendre une grande inspiration, afin de reprendre un brin de calme. Malgré son stress, elle resplendissait de beauté et l'aura autour d'elle brillait comme un soleil.


-Oui, je le jure, souffla ma nouvelle épouse.


Noëlle sauta dans mes bras et m'embrassa tendrement sur les lèvres. Je sentis une douce chaleur enserrer doucement mon annulaire, je vis un magnifique anneau d'or au motif de feuilles gravés dans le métal. J'aperçus le même anneau, en plus féminin, sur le doigt de ma femme, qui passa ses mains sur ma nuque et m'embrassa, une autre fois. Je fermai les yeux pendant notre baiser, sentant une magie familière, mais différente à l'oeuvre. Sa source n'était pas les fées et lorsque je rouvris les yeux, je me rendis compte que moi et ma nouvelle femme nous trouvions au beau milieu de la cour d'Émeraude.


- Comme c'est mignon, fit la voix criarde de la Reine Mylena.


Sa voix, son ton fier et huppé fit siler mes oreilles. Je cachai ma femme dans mon dos, alors qu'elle brisait notre étreinte. Mon épouse et moi, nous tenions sur une estrade devant le couple royal et leurs enfants. Sa Majesté Mylena s'avança vers nous, dans une robe richement ornée d'émeraudes. Les paysans de notre royaume et des autres royaumes parlaient de ma souveraine comme une femme froide et cruelle.


- Noëlle d'Enkidiev, vous êtes accusée du meutre de plusieurs centaines de personnes. Votre peine est celle de la mort par démembrement.


Sous le choc d'une telle sentence aussi inhumaine, que j'avais recule à la même hauteur que Noëlle. D'instinct, je posai ma main sur son ventre. Je savais que je l'avais probablement mise enceinte, ce qui voulait dire que si elle mourrait, je perdais un enfant. Je pouvais ressentir la peur aiguë de ma femme, je la vis tête basse et résignée. Elle ne voulait pas mourrir.


- Désolée, Aden, murmura-t-elle.


Non! Je n'allais pas perdre mon âme soeur, sans me battre! J'étendis mon bras, repoussant ma belle derrière moi. Si elle pensait se livrer sans rien dire, elle se mettait le doigt dans l'oeil. Je soutins le regard dur de Mylena, qui ne semblait pas du tout aimer le fait qu'un des Chevaliers de son mari et celui qui dirigeait l'armée sous Nathan, défendait la femme qui avait attenté à la vie de plusieurs Rois.


- Majesté, je vous en prie, dis-je doucement. Noëlle et moi sommes mariés et elle porte très probablement mon enfant, ayez grâce.


-Non! cria la Reine. Noëlle mérite de mourrir et d'être coupable de la mort de son enfant!


Je fronçai les sourcils, je ne croyais pas les rumeurs qui couraient sur ma souveraine. Maintenant, je le voyais, je voyais à quel point Mylena était froide. Je levai mes mains, chargeant mes paumes et visant la Reine. «Nathan, j'vais tuer la reine. Prends-soins de ma fille». «Ema, papa t'aime, ma chérie».


Comme j'allais relâcher mon rayon meurtrier, ma fille apparut devant nous, des larmes coulant sur son visage. Je déviai mon rayon à la dernière minute. Un arbre fut la victime et s'enflamma. Autour de nous, les gardes sortirent leurs épées et mes frères et soeurs d'arme chargèrent leurs paumes. Certains sur moi, d'autres sur les gardes. Jessamine souriait en pointant ses paumes sur moi. Quelques secondes plus tard, un vortex laissa sortir Nathan et sa femme sur l'estrade.


- Nathan, soufflais-je, tel un animal blessé.
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