Les Chevaliers d'Émeraude

Les Chevaliers d'Émeraude, troisième génération
 
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 L'ennui d'un emprisonnement

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Noëlle

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MessageSujet: L'ennui d'un emprisonnement   Sam 16 Avr - 19:37

Maintenant un mois que j'étais coincée dans cette cellule. Eh oui. Un mois que ce Chevalier m'avait empêchée de tuer cette connasse de reine de Fal qui prétendait être ma mère. Un mois que je pourrissais comme une moins que rien. Personne ne venait me rendre visite. Personne sauf la reine d'Émeraude. Elle se faisait un malin plaisir à venir me porter à peine de nourriture pour survivre. Alors j'avais maigri. Et oui. Et j'avais vu toutes sortes de gens passer ici. Des voleurs, des violeurs, même des pédophiles. Chacun leur tour, ils étaient allés à la potence. Je savais que mon tour allait venir. Une meurtrière ne faisait pas feu bien longtemps dans une prison. Et j'avais tout essayé. Il était impossible de sortir de cette cellule. Je n'avais pas peur de la mort. Simplement, je trouvais que je n'avais pas vécu assez longuement. Dix-neuf ans. Comment ne pas se sentir coupable? Le pire dans tout ça, c'était que le Chevalier qui m'avait enfermée ici n'était pas venu me rendre visite. Je croyais que je lui plaisais. Nan. C'est pas vrai. Il se fiche royalement de moi, c'est bien évident. C'était quelque peu dommage, il fallait le dire, il était très séduisant. 


Je sursautai vivement alors qu'un bruit parvint jusqu'à mes oreilles. On ouvrait la porte. Je me reculai jusqu'au fond de ma cellule, comme si ça allait me sauver de la mort. C'était mon tour. Il n'y avait pas d'autre choix. Il n'y avait plus personne d'autre de toute façon dans la prison. J'avalai de travers, attendant de voir un des gardes arriver. Cependant, ce fut le visage de ce Chevalier qui apparut de l'autre côté des barreaux. 


- Vous venez assister à mes derniers instants? demandais-je d'une voix faible et rauque. 


Je détournai le regard, mal-à-l'aise de ma situation. Jamais je n'avais ressemblé à ça. Mes cheveux étaient dans un état lamentable, mes cernes creuses et mon visage sale en disaient long sur mon état de santé actuel. Je toussai par déshydratation. J'avais si mal, si faim, si soif. Et voilà que cet homme venait afin de me ridiculiser davantage.


- Le spectacle aura lieu dans la cour, en fin de journée, ajoutais-je avec difficulté. Je vous lègue ma tête. Ça fera une belle décoration dans votre chambre.
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Aden

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MessageSujet: Re: L'ennui d'un emprisonnement   Lun 18 Avr - 1:05

Un mois avait passé trop vite. Un mois, durant lequel, je m'étais levé  chaque jours pour aller voir cette criminelle, qu j'avais rammener. Un mois, que je me rendais à la prison et faisais demi-tour. Ouais, un mois de couardise. Un mois à être un sal peureux.


J'étais étendu dans mon lit, dans l'Aile des chevaliers, l'aube venait de se lever. Dans ma tête, je me jouais la même scène, la même depuis un mois. Je sortais de mon tourbillon de lumière, tenant fermement la dangereuse criminelle. Un groupe de gardes l'empoignait fermement et l'emmenait vers la prison. C'était la dernière fois, que j'avais vu mon âme soeur.


Aden
, fit la voix douce d'Aliénor dans mon esprit. Tout va bien? Non, rien allait. Comment les Dieux avaient pu choisir une personne aussi abjecte pour être mon âme soeur. Bien sûr, je n'avais pas repris mes activités normales, je restais enfermé dans ma chambre, n'acceptant que ma fille. Dans un profond soupir, je me levai et posai mes pieds nus au sol. J'aggripai un pantalon noir et une tunique verte, que je revêtis lentement.


Quelques longues minutes plus tard, je me tenais devant la tour de la Prison. Je ne faisais que fixer la porte, en espérant que les Dieux se ravisent. Voyant que rien ne se passerait, je me dirigeai vers la porte, l'ouvris et gravis l'escalier en colimaçon. Je me retrouvai devant une porte de bois sal et au travers des barraux, je vis le beau visage de la tueuse. Elle avait maigri et avait l'air malade.


-
Vous venez assiter à mes derniers instants? demanda-t-elle, la voix affaiblie.


Son regard soutenait le mien, jusqu'à ce qu'elle le détourna. Malgré la maladie et la malnutrition, elle restait magnifique, la lumière divine l'entourait toujours. La jeune femme se mit à tousser fortement, clairement, on ne la traitait pas bien, même pire que certains prisonniers.


- Le spectacle aura lieu dans la cour, en fin de journée, dit-elle. Je vous lègue ma tête. Ça fera une belle décoration dans votre chambre.


Elle était presque mourrante et trouvait le moyen de me railler. Je poussai un soupir. Mon regard ne déviait pas d'elle. Si jeune et elle ne faisait que tuer.


- La mort ne vous fait-elle pas peur? demandais-je.


Magiquement, je crochetai la serrure et pénétrai dans la cellule de la jeune femme. Je scellai la porte derrière moi et me bloquai magiquement du reste de l'Ordre. Je m'assis en face d'elle et attendit qu'elle fasse de même.


- Qui vous a apprit à tuer?


J'espérais comprendre et trouver quelque chose de bon en elle, afin de l'empêcher de mourrir. L'idée d'avoir son sang sur mes mains, suffirait à me rendre fou. J'illuminai une de mes paumes et la plaçai sur le bras maigre de la prisonnière, lui transmettant de mon énergie vitale. Pourquoi? Aucune idée, mais la voir comme cela me faisais mal.


- Quel est votre nom?
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Noëlle

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MessageSujet: Re: L'ennui d'un emprisonnement   Lun 18 Avr - 15:22

Je vis bien que me commentaire le dépassait. Mais je ne souhaitais pas perdre la face. Du moins, pas devant lui. Je ne voulais pas qu'il aie la satisfaction de me voir effrayée ou abattue. Je voulais lui montrer que peu importe le sort qu'il m'avait malgré lui offert, ça ne m'affectait pas. Au contraire. J'allais l'attendre avec impatience sur les grandes plaines de lumière. À ce moment, il pourrait regretter d'être venu au monde un jour. Peu importe c'était quand. Car tout ça, c'était de sa faute. J'étais en sécurité au royaume de Fal, même si la reine me tapait sur les nerfs. Jamais elle ne m'aurait mise à mort. J'aurais pu m'évader subtilement et continuer à vivre ma vie. À la place, ce Chevalier m'avait emmenée dans l'un des seuls royaumes ayant la peine de mort comme sentence. Et au nombre de meurtres que j'avais à mon actif, je n'aurais pas la plus douce des fins. On voudrait probablement me faire souffrir, comme j'avais fait souffrir les autres. 


- La mort ne vous fait-elle pas peur? me demanda-t-il alors.


Je fronçai les sourcils. Je n'en avais pas peur. Lorsqu'on faisait un métier comme le mien, ce n'était pas une caractéristique à posséder. Je n'en avais pas peur. Je n'étais tout simplement pas prête à m'y rendre. Mais bon. Justice allait être rendue, et je ne pouvais rien dire pour ma défense. Après tout, je savais les accusations justes. Je méritais ce qui allait m'arriver. C'était inévitable lorsqu'on était un assassin. J'aurais simplement aimé que ça dure plus longtemps. 


J'entendis soudainement un déclic et je relevai la tête avec difficulté. Je fus surprise de voir que le Chevalier ouvrait magiquement la porte. Que faisait-il? Était-ce lui qui venait me chercher afin de m'emmener dans la cour pour mon exécution? Il en serait fier, probablement. Cependant, il referma la porte derrière lui, avant de s'avancer vers moi et de s'asseoir face à mon corps amaigri. Je n'eus même pas la force de me redresser. Je restai écrasée sur moi-même, attendant faiblement la suite des choses.


- Qui vous a appris à tuer? me demanda-t-il brusquement.


Comme si j'allais révéler cette information. Jamais je n'allais dénoncer mon maître. Surtout quand je savais qu'il était déjà mort. Et tout le monde le savait. Sa mort avait fait un scandale. Il était rare de voir des assassinats aussi violents que le mien sur Enkidiev. Mais je l'avais démembré. Et ce très lentement. C'était d'ailleurs le seul meurtre auquel j'avais pris plaisir dans ma vie. Le reste, c'était simplement le travail. Mais lui dévoiler cela ne mènerait à rien et n'aiderait pas à ma cause. Et ça ne me permettrait pas non plus de me libérer. Car ce meurtre n'était nullement un poids à mes yeux. 


Je sursautai vivement lorsque sa main s'illumina d'une douce lumière blanche. Que faisait-il? Je voulus reculer afin qu'il ne me toucher pas, mais j'étais déjà dans un coin. Sa main se posa donc contre mon bras et curieusement, je ressentis une douce énergie m'envahir et me redonner une certaine force. 


- Quel est votre nom?


Son ton était aussi délicat que ses manières à mon égard, ce qui me surprenait quelque peu. Sans doute souhaitait-il la rédemption. Peut-être se sentait-il coupable de m'avoir menée à ma mort. Je relevai mon regard éteint sur lui, tentant un bref sourire, chose rare chez moi.


- Noëlle, soufflais-je. Quel est le vôtre?


Toute la douleur de mon être était disparue. Il n'y avait que la déshydratation et la faim qui persistaient. Mon regard se posa alors sur une gourde qui pendait de la ceinture de l'homme assis en face de moi. Sans même réfléchir à ce que je faisais ou bien à ce qu'elle pouvait contenir, je m'en saisis brusquement, la portai à mes lèvres et calai le contenu d'un seul trait. Heureusement, c'était de l'eau fraîche. Je ne buvais pas de vin, mais si ça en avait été, j'aurais bu le tout à la même vitesse. 


- Désolée, murmurais-je en passant une main rapide contre mes lèvres gercées. 


Je lui tendis sa gourde, affichant un regard coupable. Sans doute était-elle pour lui...


- J'ai faim, ajoutais-je honteusement d'une voix toujours rauque.


Je baissai mon regard au sol, ayant plus que honte de mon état actuel. Si la reine venait, elle jouirait de me voir dans un tel état. Au fond, c'était elle qui m'avait sous-nourrie. Sans doute j'avais tué quelqu'un de son entourage dans le cadre de mon travail et qu'elle était simplement incapable de me le pardonner...
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Aden

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MessageSujet: Re: L'ennui d'un emprisonnement   Mar 19 Avr - 13:17

La femme releva son regard noisette vers moi et tenta un petit sourire. Son aura blanche continuait de m'aveugler. Mon coeur se débattait dans ma poitrine, allait-elle me répondre? J'avais été témoin de son agressivité et de son comportement hautain.



- Noëlle, dit-elle, tout bas. Quel est le vôtre?



Son regard dévia de mon visage vers ma hanche. Une gourde y pendait. Noëlle se lança sur moi, aggripa ma gourde, la dévissa et cala le contenu. Je la laissai se désaltérer, la regardant avec une certaine curiosité. Ma gourde aurait pu contenir du poison et elle l'aurait bu jusqu'à la dernière goutte. 



- Désolée, chuchota-t-elle, en essuyant ses lèvres sèches. 



La jeune dame me tendit ma gourde vide, un air coupable sur son beau visage. Je la repris avec un petit sourire. 



- J'ai faim, dit-elle. 



Elle baissa son regard sur le sol, honteuse. Je poussai un soupir, me levai, croisai mes bracelets et entrai dans mon tourbillon. Je ressortis dans les cuisines du château, les cuisinières sursautèrent et me sourirent. 



- Sir Aden, lança une jeune servante. Que pouvons-nous vous servir?



- Quelques tranches de pains et du miel, dis-je. S'il vous-plaît



En quelques secondes, je me retrouvai les bras chargé d'un volumineux panier rempli de pain avec un gros pot de miel et une grosse gourde d'eau. Je recroisai mes bracelets, avec difficulté, réapparus dans la prison. Et tendis le panier à Noëlle. 



- Servez-vous, dis-je doucement. 



- Peut-être pourriez-vous témoigner et donner le nom de votre maître et gagner votre vie au château



Je ne voulais pas qu'elle meure, elle ne devait pas mourrir. Mon destin était lié au sien. Son aura éclairait la prison. 



- Avez-vous des capacités magiques?
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Noëlle

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MessageSujet: Re: L'ennui d'un emprisonnement   Mer 20 Avr - 2:33

J'écarquillai les yeux alors qu'il poussa un profond soupir. Mon désespoir était à ce point décourageant? Je gardai la tête basse, ne sachant pas que penser de ses réactions. Parfois il donnait l'impression de s'inquiéter de mon sort. À d'autres moments, j'avais simplement l'impression d'être un fardeau. Au fond, c'était sans doute ce que j'étais. La petite criminelle qu'il avait ramenée afin qu'elle soit mise à mort. Peut-être exprimait-il de faux regrets afin de se donner une simple idée de la rédemption. Car oui, il allait mener une jeune femme de 19 ans à peine à la potence, ou pire encore. Sans doute aurais-je le droit au démembrement. Comme ce que j'avais fait à mon maître. C'était de loin la plus douloureuse des morts. Et ils pourraient même continuer à me donner magiquement de l'énergie afin que je ressente la douleur jusqu'au dernier moment. C'était exactement ce que je ferais moi si je voulais faire souffrir quelqu'un au plus haut point. Mais maintenant, cette partie de ma vie était terminée. Il m'était impossible de tuer qui que ce soit désormais. 


Je relevai lentement la tête afin d'affronter le soldat, mais il n'était plus là. Je haussai un sourcil, ne comprenant pas comment il avait pu partir aussi rapidement sans faire aucun bruit. Je poussai un long soupir, me recroquevillant sur moi-même. La seule personne que je connaissais me laissait finalement tomber. Tout le long de mon emprisonnement j'avais souhaité qu'il vienne me libérer, et maintenant que l'occasion s'était présentée, il était parti.


Je sursautai vivement lorsque je vis deux pieds apparaître au sol. Je relevai de peine et de misère ma tête, pour y apercevoir l'homme, armé d'un panier en osier et d'une très grosse gourde. Finalement, je m'étais trompée à son sujet. Il cherchait vraiment ma rédemption. Ou du moins, il l'espérait. Du moins, c'était ce que moi j'espérais. Pouvais-je promettre d'arrêter de tuer afin d'avoir la vie sauve? Sûrement pas. C'était sans doute étrange à dire, mais mon métier était absolument toute ma vie. Je n'avais aucune relation avec personne, pas même de maison. De toute façon, si l'on épargnait ma vie afin de me retourner dans cette cellule, je crois que j'aimerais mieux mourir. Sombres pensées, pour une jeune femme comme moi vous direz. Mais c'était la pure vérité.


- Servez-vous, me dit tendrement le Chevalier.


Je relevai le regard vers lui, complètement silencieuse. Je me saisis du panier, la main tremblante, et jetai un bref coup d'oeil à ce qu'il y avait dedans. C'était simplement du pain et du miel, mais comparativement à la bouette que j'avais mangé dans les dernières semaines, j'avais l'impression d'être à la table d'un roi. 


- Peut-être pourriez-vous témoigner et donner le nom de votre maître et gagner votre vie au château, tenta-t-il alors.


J'eus un léger sourire en coin à cette simple pensée. Donner le nom de mon maître me mènerait immédiatement à la potence. Je devais écarter cette solution. C'était tout simplement impossible. Je ne dis rien à l'homme, me contentant de verser du miel sur une tranche de pain avant de la dévorer avec avidité. J'en fermai les yeux de bonheur tellement c'était bon.


- Avez-vous des capacités magiques? me demanda-t-il alors.


Je hochai négativement la tête, ne comprenant pas le lien avec les pouvoirs magiques et ma future exécution. Je me dépêchai à manger tout le contenu du panier et toute l'eau se trouvant dans la gourde. Une fois que je fus repue et désaltérée, je ressentis de nouveau la force de parler normalement. 


- Je ne peux pas me confesser, dis-je alors plus sérieusement. Si je le fais, vous-même voudrez m'abattre de la manière la plus cruelle qui soit.


Je posai ma main sur le mur derrière, afin de m'aider à me relever. Je réussis avec difficulté, et j'en profitai pour faire quelques pas dans la pièce. Cela faisait un bon moment que je n'avais pas pu bouger de la sorte. Ma faiblesse ne me le permettait pas. Maintenant, c'était différent. Je voyais même une possibilité d'évasion. Mais était-ce une bonne idée? Pouvais-je vraiment me servir de ce chevalier afin d'arriver à mes fins? Après tout, c'était la seule personne à m'avoir tendu la main... 


- Pourquoi tentez-vous de m'aider ? demandais-je subitement en plantant mes yeux dans les siens. Je suis une meurtrière, une tueuse à gages. Savoir le nombre de gens que j'ai tué et de quelle façon vous ferait faire des cauchemars jusqu'à la fin de votre vie. Alors pourquoi?


Mon ton était quelque peu sec, mais il exigeait une réponse. En effet, je ne comprenais pas du tout les intentions de cet homme. Sa gentillesse à mon égard était légèrement contradictoire. J'espérais simplement qu'il n'avait pas été envoyé par la reine afin de me donner des faux espoirs juste avant mon exécution. Elle était très réputée pour adopter ce genre de cruauté envers ceux qu'elle croyait méritants de cela. 


- Et vous ne m'avez pas dit votre nom, grommelais-je.
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Aden

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MessageSujet: Re: L'ennui d'un emprisonnement   Jeu 21 Avr - 11:35

Lorsque je réapparus dans la cellule, Noëlle sursauta, sa main tremblante se saisit du panier. Elle ne répondait à mes questions que par des hochements de tête. Sa bouche étant occupée à dévorer le pain, le miel et à caler la gourde d'eau. 



- Je ne peux pas me confesser, dit-elle d'un ton sérieux. Si je le fais, vous-même voudrez m'abattre de la manière la plus cruelle qui soit



Sur ces mots, elle posa sa petite main sur le mur de pierre, afin de s'aider à se relever. Lorsqu'elle fut sur pieds, la jeune femme en profita pour marcher un peu dans la pièce, mes réflexes de Chevalier me poussèrent à surveiller ses mouvements. Je repensai à ce qu'elle venait de me dire. Je ne crois pas que si elle se confessait, cela me pousserait à la tuer, sauf si elle s'en prenait à ma fille. 



- Pourquoi tentez-vous de m'aider? demanda Noëlle. Ses yeux noisettes se plantant dans les miens. Je suis une meurtrière, une tueuse à gages. Savoir le nombre de gens que j'ai tué et de quelle façon vous ferait faire des cauchemars jusqu'à la fin de votre vie. Alors pourquoi?



Je ne crois pas que j'aurais fait des cauchemars, mais oui cela m'aurait troublé. Son ton sec exigeait une réponse, mais je ne pouvais pas lui dire "parce que vous êtes mon âme soeur". 



- Et vous ne m'avez pas dit votre nom, grogna-t-elle. 



- Aden, mon nom est Aden, répondis-je. 



Je soutenais son regard, le sien était dur et n'avait aucune douceur, alors que le mien était tout le contraire. Je m'assis, le dos contre le mur de pierre. J'espérais qu'elle trouverait une façon de se sauver de la potence, sans avoir à s'évader. 



- Je crois que malgré ce que vous pouvez avoir fait, il y a toujours une manière de faire le bien autour de vous, rajoutais-je. Vous n'avez pas à tuer et je ne crois pas que votre mort soit une solution



Je plongeai mon regard bleu pâles dans ses noisettes. Mon coeur se débattait avec violence dans ma poitrine, je devais lui dire, mais je n'étais pas capable. Je passai une main nerveuse dans mes cheveux. J'eus une idée complètement stupide. 



- Assommez-moi et évadez-vous.
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Noëlle

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MessageSujet: Re: L'ennui d'un emprisonnement   Mar 26 Avr - 21:40

Son visage me semblait honnête. En fait, tout en lui semblait inspirer la confiance. Je ne comprenais même pas pourquoi j'étais attirée à ce point vers lui. Et je ne parlais pas de sexualité, je pouvais vous l'assurer. Même si ça ne me dérangerait pas... M'enfin, passons. C'était beaucoup plus complexe que le simple désir charnel. C'était une certaine confiance mutuelle, comme si je croyais aveuglément en lui et que la même chose se produisait de son côté. Non mais c'est vrai. Quel genre d'homme d'honneur éprouvait de la sympathie à l'égard d'une meurtrière? Personne. Du moins, personne de normal. Mais cet homme ne l'était pas. Il m'était tout simplement impossible de comprendre ses agissements à mon égard. Et l'inverse était vrai. Je ne me reconnaissais plus. Habituellement, je n'aurais tout simplement pas répondu à ses questions ou je l'aurais tout bonnement nargué. Je n'étais plus moi-même. Ou au contraire... je le devenais...


- Aden, mon nom est Aden, me dit-il de sa voix angélique.


Je le fixais, clairement son nom lui allait bien. Son air doux et délicat me fascinait. J'essayais de comprendre comment il pouvait dégager autant de saines émotions à la fois. Pour ma part, je ne savais qu'être en colère et cruelle. On ne m'avait jamais apprise à aimer. Pourtant, cet homme m'inspirait de toute autre façon. Au début, je souhaitais lui arracher le coeur et m'en faire un bon ragoût. Maintenant, je me surprenais à m'imaginer blottie dans ses bras, sa douceur éteignant le feu en moi. J'en venais même à me demander si c'était de la magie qu'il opérait en moi. Tentait-il de me séduire?


Son regard lâcha subitement le mien alors qu'il marchait vers le mur le plus près. Il s'y laissa choir avant de s'asseoir contre le sol de pierre froide. Je haussai un sourcil devant son expression. Il semblait tout simplement inquiet, comme s'il tentait de trouver une solution à ma situation. Évidemment, il n'y en avait aucune. 


- Je crois que malgré ce que vous pouvez avoir fait, commença-t-il alors, il y a toujours une manière de faire le bien autour de vous. Vous n'avez pas à tuer et je ne crois pas que votre mort soit une solution.


Je haussai un sourcil en arrêtant net de marcher. Tuer était mon travail, mon gagne-pain. Si je ne faisais pas ça, je n'avais aucune façon de vivre et j'errerais dans les villages à la recherche de nourriture. J'aimais mieux être vagabonde et vivre abondamment plutôt que de mener une vie de pauvresse et de ridicule. C'était cependant quelque chose que cet homme ne pouvait pas comprendre. Il n'avait pas été abandonné comme moi je l'avais été. Il avait toujours vécu une vie de luxe et de perfection. 


Soudainement il reposa son regard dans le mien, et je remarquai pour la première fois à quel point il ressemblait à la mer longeant le royaume de Zénor. Je m'y perdis quelques instants. Du moins, jusqu'à ce que sa main passe dans sa chevelure et me déconcentre. 


- Assommez-moi et évadez-vous, m'ordonna-t-il alors.


Je lui jetai un regard interrogateur. Était-il vraiment prêt à tout risquer pour moi, ou alors était-ce simplement une ruse afin d'ajouter à ma sanction? Rapidement mon expression changea, passant de l'interrogation à la frustration. Je marchai d'un pas décidé jusqu'au chevalier, saisissant brusquement son collet afin de l'obliger à se lever. Je le coinçai entre le mur et moi, passant ma jambe entre les deux siennes afin de l'empêcher de me frapper. Mon regard dur happait le sien, tandis que je tentais de chercher une quelconque vérité au travers ses prunelles.


- Qu'est-ce que vous me voulez? lui demandais-je d'une voix légèrement plus apeurée que je ne l'aurais voulu. 


Puis, ce que je fis me surpris moi-même. Je relâchai son collet afin de glisser mes mains derrière sa nuque et de poser passionnément mes lèvres contre les siennes. Je ne savais pas ce qui contrôlait mon corps en ce moment. Je ne comprenais pas du tout ce qui me prenait. Le pan de ma robe déchirée tomba alors au sol, révélant toute ma peau jusqu'à la mi-cuisse. Mais je n'étais pas une dame. Je me fichais bien d'être indécente. Je mis tout de même fin au baiser, dans la totale incompréhension. 


- Je... Je peux pas vous assommer, murmurais-je la tête basse. Vous ne pouvez pas prendre de tels risques pour moi.


Je me retournai en croisant mes bras maladroitement contre ma poitrine. Je fis quelques pas vers la direction opposée du chevalier, comme si je cherchais à fuir le geste que je venais de poser. Jamais je n'avais embrassé d'homme auparavant. Mes pulsions m'étaient donc totalement étrangères. 


- J'aurais pas du faire ça, chantais-je en guise d'excuse. Vous avez sûrement une femme et et...


J'arrêtai de parler. La simple idée qu'il puisse avoir une femme me torturait. Une autre émotion complètement nouvelle pour moi, qui me faisait demander si pendant tout ce temps j'avais été la personne que j'étais réellement au fond de moi.
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Aden

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MessageSujet: Re: L'ennui d'un emprisonnement   Sam 7 Mai - 11:21

Noëlle me jeta un regard interrogateur, mais bien rapidement, son air rempli de questions changea pour un air coléreux. Elle marcha d'un pas décidé sur moi, se saisit de mon collet de tunique et me coinça au mur. J'aurais pu facilement me libérer, mais la proximité de son corps au mien m'affolait. La jeune femme passa sa jambe entre les miennes, m'empêchant de la frapper. Son regard noisette, dur, se plongea dans le mien, rempli de douceur. 



- Qu'est-ce-que vous me voulez? demanda-t-elle, d'un ton un peu insécure. 



Ses mains lâchèrent mon collet, glisser derrière ma nuque et ses lèvres allèrent se poser contre les miennes. Passionné, brûlant de désir, désespéré; c'était comme si le temps s'était arrêté pendant notre baiser. Sa robe déjà abîmée, se déchira jusqu'à la mi-cuisse, me laissant voir une bonne partie de son corps parfait. Ses lèvres délaissèrent les miennes, à mon plus grand regret, son visage affichait un masque d'incompréhension. 



- Je... Je peux pas vous assommer, chuchota Noëlle, les yeux au sol. Vous ne pouvez pas prendre de tels risques pour moi. 



Mon âme soeur se détourna de moi, les bras croisés contre sa poitrine. Elle s'éloigna de moi, comme si elle cherchait à fuir ce qu'elle venait de faire. 



- J'aurais pas dû faire ça, me lança-t-elle. Vous avez sûrement une femme et et ...



Je secouai la tête, en lâchant un petit rire triste. Une femme... Non, j'avais aimé une femme au point de lui faire un enfant et de l'abandonner, mais je n'avais jamais été marié. Je franchis la distance, qui me séparait d'elle et posai mes mains sur ses hanches avec douceur. Je retournai Noëlle vers moi et plantai un regard amoureux dans ses prunelles. 



- Je n'ai jamais été marié, lançais-je, plus triste, que je ne l'aurais voulu. 



Avec la même douceur, je reposai mes lèvres contre les siennes, sentant son coeur s'affoler. Victoria avait été l'amour de ma vie, mais elle avait quitté ce monde, en me laissant Ema. Depuis ce jour, je n'avais jamais été capable d'aimer, j'étais aussi misérable qu'Alaric. Noëlle avait simplement fait renaître une flamme en moi. Je repoussai une mèche rebelle de son visage et la glissai derrière son oreille. 



- Ces risques, je suis prêt à les prendre pour vous, dis-je. Je veux les prendre. Vous avez trop d'importance à mes yeux. 



Mes lèvres reprirent les siennes dans un baiser aussi brûlant et passionné que notre premier. Je serrai mon âme soeur contre moi, lui insufflant de ma propre énergie vitale et une puissante vague d'amour. Jamais, je n'avais aimé ainsi et je refusais de perdre celle que les Dieux avaient choisis pour moi. 



- S'il faut que je déserte pour vous, je le ferai, soufflais-je entre deux baisers fiévreux. 
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Noëlle

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MessageSujet: Re: L'ennui d'un emprisonnement   Mer 18 Mai - 13:48

Je ne me comprenais plus. Pourquoi l'avais-je embrassé? Bien sûr, j'aurais pu le faire simplement pour profiter de la situation afin de m'évader, mais je savais que ce n'était pas ça. Alors pourquoi? L'amour? Non, je ne connaissais pas ça. Je n'avais jamais connu ça, et ne le connaîtrai jamais. J'étais ainsi faite. J'avais tué la seule et unique personne qui avait été là pour moi dans ma vie. Bien sûr, je l'avais fait avant que lui-même ne le fasse, mais ça prouvait quelque peu ma capacité à aimer. Elle était littéralement faible. En fait, elle était inexistante. Il ne fallait pas m'en vouloir. C'était ainsi que j'avais été élevée. J'avais été jetée à la naissance. Cela façonnait le genre de personne que j'étais maintenant. Sans doute aurais-je été différente si j'avais été élevée par des parents. Mais ce n'était pas le cas. J'étais qui j'étais, et je devais l'assumer. Alors pourquoi? J'avais beau creuser ma tête, je n'avais absolument aucune réponse à cette question. Pourtant, j'en espérais une. J'en voulais une. Je voulais qu'on me donne une explication pour que je puisse m'en défaire, et ensuite tuer cet homme. Cet homme qui faisait battre mon coeur à la chamade, et qui me donnait envie de jeter toutes mes armes et laisser mon métier de côté. De toute façon, c'était impossible. Car c'était la potence qui m'attendait. À cause de cet homme. 


Continuant de lui tourner dos et totalement perdue dans mes pensées, je n'entendis pas ses pas se diriger vers moi. Je sursautai donc lorsque ses mains se posèrent contre mes hanches. Jamais personne n'avait posé ses mains là. J'avalai donc de travers, alors qu'il me retournait lentement vers lui. Je n'arrivais même pas à me défendre. Habituellement, je lui aurais foutu mon poing au visage. Maintenant rendue face à lui, mon regard se perdit bien malgré moi dans le sien. Pourquoi est-ce que j'y trouvais un petit quelque chose ? Pourquoi ses yeux me donnaient-ils envie de me rouler en petite boule dans ses bras et d'y pleurer toutes les larmes de mon corps? 


- Je n'ai jamais été marié, me lança-t-il alors.


Je fus surprise de ses dires, mais je n'en laissai rien paraître. Un homme comme lui ne pouvait pas ne pas avoir de femme, c'était totalement impossible. Il était beau, grand, séduisant, et en plus il avait un métier plus qu'honorable ! Il devait avoir des dizaines et des dizaines de femmes qui le courtisaient afin qu'il leur demande leur main. Ou alors il me cachait la vérité. Je voulus ouvrir la bouche afin de poser des questions, mais il m'en empêcha en posant ses lèvres contre les miennes. Je fermai les yeux, tandis que mon coeur battait de plus en plus la chamade. Merde. Je voulais l'arrêter. Je ne voulais plus ressentir ses émotions. Elles me faisaient sentir bien, et ce n'était pas du tout moi. J'avais toujours vécu d'émotions néfastes, et j'allais mourir de la même façon. Cela me sied très bien. Mais je savais que cet homme, cet Aden, ne me laisserait jamais faire. Pas tant qu'il était en vie.


Je lui souris stupidement alors qu'il mettait fin au baiser. Cependant, le contact de sa main m'électrisa de nouveau alors qu'il se saisissait d'une mèche de mes cheveux afin de la repousser derrière l'une de mes oreilles. J'étais totalement figée, incapable de faire quoi que ce soit. Je voulais qu'il me lâche et qu'il s'en aille. Je n'en avais rien à foutre de mourir. Je ne voulais tout simplement pas ressentir ces émotions. 


- Ces risques, je suis prêt à les prendre pour vous, me murmura alors Aden. Je veux les prendre. Vous avez trop d'importance à mes yeux.


J'écarquillai les yeux de surprise, alors qu'il m'embrassait de nouveau. Cette fois, la sauvagerie dans ses caresses me donna envie de me laisser complètement aller à lui, et lui donner la seule chose que j'avais toujours pensé garder: ma virginité. Idiot, je le savais bien, mais tant qu'à mourir vierge, une femme telle que moi... Et je savais qu'il me serait facile d'obtenir cela avec lui. Mais pourtant, sous ses caresses et sa passion, je voyais une très belle opportunité de fuite. Mes mains glissèrent d'elles-mêmes sur son torse, afin de descendre contre ses hanches.


- S'il faut que je déserte pour vous, je le ferai,  grogna-t-il alors.


Je gémis au travers les baisers, tandis que ma main se saisissait de la dague qui pendait à la ceinture d'armes d'Aden. Brutalement et sans prévenir, je la lui plantai dans la jugulaire. Rapidement, ma main se recouvra de sang, tandis que mon prétendant s'étouffait, le regard écarquillé d'horreur. Il lui était impossible de survivre. En moins de trente secondes, son coeur ne battrait plus, et son corps se serait vidé de tout son sang. C'était de loin la mort la plus efficace, et la plus chiante. 


J'écarquillai le regard en voyant la douleur dans ses yeux. Je hurlai de terreur, ne comprenant pas pourquoi j'avais fait ça.


Je mis alors fin au baiser, et Aden me fixait, visiblement intrigué. Pourquoi avais-je ainsi crié? Je poussai un soupir de soulagement alors que je constatai que ce n'était qu'une vision, et non la réalité. Pourquoi? Je ne le savais pas. Peut-être parce que habituellement, lorsque j'embrassais un homme, c'était uniquement pour le tuer. Je m'étais défaite de son étreinte et avais pris mes distances. Je baissai mon regard traumatisé sur ma main, et vis que je tenais réellement la dague. Mais le Chevalier n'avait aucune blessure. C'est à ce moment que je le réalisai. À quel point j'étais un monstre. J'étais prête à tuer le seul homme qui semblait être capable de m'aimer afin de sauver ma propre vie. Surtout que cet homme était prêt à absolument tout pour moi, même devenir l'ennemi de la Couronne et déserter. 


Je baissai honteusement la tête, avant de lui tendre sa dague. Il pouvait lire les pensées. Il devait probablement déjà savoir pourquoi est-ce que j'avais ainsi crié alors que nos caresses devenaient de plus en plus intenses. 


- Tuez-moi, articulais-je avec difficulté. Je ne suis qu'un monstre. 


Je relevai lentement le regard, croisant celui de l'homme qui disait m'aimer. J'y décelais de la pitié, de la compassion. Je ne comprenais pas ce qui l'animait, comment est-ce qu'il pouvait encore être dans la pièce. À sa place, je me serais depuis longtemps enfuie. Alors pourquoi ne le faisait-il pas ? N'avait-il pas peur de la mort ? Par expérience, je savais que tous les humains en avaient peur. Les Elfes et les Fées également. Tout le monde en avait peur. 


Voyant qu'il ne récupérait pas sa dague, je la laissai tomber au sol, mes mains tremblantes montant ensuite au cordon qui tenait ma robe autour de mon cou. Je le défis habilement, et le peu de tissu qui restait sur moi tomba au sol. 


- Tuez-moi... Ou aimez-moi, soufflais-je alors.
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MessageSujet: Re: L'ennui d'un emprisonnement   Jeu 26 Mai - 22:54

Noëlle gémissait au travers du baiser. Sa main glissait contre mon corps, me faisant frissonner sous ma tunique verte. Pourtant, malgré la douceur de ce baiser, ses lèvres laissèrent les miennes et mon âme soeur se mit à hurler si fort. Je ne pouvais la lâcher du regard, elle s'était défait de mon étreinte et avait reculé. Noëlle, mon âme soeur, la criminelle; tenait ma dague. Allait-elle me poignarder? Pourtant, la belle ne se lança pas sur moi, elle baissa la tête et me tendis ma dague.


- Tuez-moi, dit-elle, avec difficulté. Je suis un monstre.


Ses yeux croisèrent les miens, je ne pouvais pas accepter ce qu'elle me demandait. Je me contentai de la regarder avec compassion. Noëlle laissa ma dague tomber sur le sol, ses mains tremblantes allèrent défaire le cordon de sa robe, dans son cou. Ce qui restait de sa robe tomba au sol.


- Tuez-moi... Ou aimez-moi, soufflat-elle.


Je poussai un doux soupir, avant de m'avancer vers elle, me penchai et remontai sa robe sur son corps. Je n'allais pas lui faire l'amour dans une prison, parce que selon moi, elle ne devait pas passer ses derniers moments dans une cellule déguelasse. Je posai mes lèvres contre les siennes, en un baiser fiévreux, en rattachant le cordon. Je fis glisser mes mains dans son dos, croisant mes bracelets magiques, créant un tourbillon de lumière. Gardant toujours ma bouche contre celle de Noëlle, je la fis reculer dans mon vortex.


- Je vous aime, murmurais-je à son oreille.


Lorsque je laissai ses lèvres, je la fis avancer sur la plage des Fées. Un coucher de soleil éclairait la plage d'une lumière dorée et rosée. Un petit bourdonnement se fit entendre et une couverture apparut sur le sable. Je souris, en comprenant que les Fées adoraient les amoureux et allaient nous laisser la plage à nous. Avec amour, je reposai mes lèvres sur les siennes. Je la fis asseoir sur la couverture.


- Je ne voulais pas que vous passiez ce moment dans une cellule, mais sur la plus belle plage d'Enkidiev, susurrais-je.


HJ: on est au fées bitch
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